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Façons de voir, façons de regarder. Les Pyrénées et leurs explorateurs, 2e édition
Duval Gilles
L'HARMATTAN
28,50 €
Épuisé
EAN :9782343226835
Qu'ont-ils réellement vu ? Et comment ont-ils regardé? La perception n'est pas seulement un phénomène physiologique, mais en grande partie historique et culturel. Ni documents bruts sans détour ni exercices littéraires artificiels, les récits des premiers ascensionnistes nous donnent des indices sur une relation vécue à la montagne. Gilles Duval a retenu les auteurs les plus explicites et les plus représentatifs des XVIIIe et XIXe siècles : Daniel Defoe, Arthur Young, Louis Ramond de Carbonnières, Vincent de Chausenque, Henry Russell et quelques autres. Une arrivée lente pour un premier contact brutal. Passée la sidération devant un objet totalement nouveau, ces marcheurs phénoménaux plus ou moins ouverts au monde des "patoisants" autochtones mobilisèrent leurs références intellectuelles et émotionnelles pour ramener l'inconnu au connu : la science, la poésie, les notions esthétiques alors en vigueur (le pittoresque, le beau et le sublime), et leur mise en oeuvre dans le "jardin anglais" (emblématique de cette époque).
Résumé : Les films de Pierre Etaix n'étaient plus visibles depuis près de 20 ans en raison d'un blocage juridique sur l'ensemble de son oeuvre. Ils avaient ainsi échappé à toute une génération de spectateurs. Malgré les pétitions en faveur de l'auteur, la situation restait irrémédiablement bloquée et les films invisibles. En 2009, la fondation Groupama Gan pour le Cinéma, dirigée par Gilles Duval, et la Fondation Technicolor pour le Patrimoine du Cinéma, dirigée par Séverine Wemaere, décident d'accompagner Pierre Etaix pour mettre fin à cette bataille juridique. Il leur faudra plus de huit mois de travail pour trouver, en avril 2010, une issue favorable à l'imbroglio juridique. Vient ensuite la restauration complète des huit titres de l'oeuvre cinéma de Pierre Etaix. Le Grand Amour (1969), l'un des cinq longs métrages de l'Intégrale est présenté au festival de Cannes de mai 2010 dans sa version restaurée. Depuis, Pierre Etaix fait le tour du monde avec ses films et a reçu un Oscar d'Honneur en 2011 pour l'ensemble de son oeuvre. Ce livre est le fruit de nombreux entretiens menés tout au long de ce projet atypique dans le paysage des restaurations de films. Il contient des documents personnels et inédits de Pierre Etaix ainsi que de son complice et co-auteur Jean-Claude Carrière et présente pour la première fois l'Intégrale Cinéma de Pierre Etaix, tournée entre 1961 et 1971.
Où sont passés les lutins ? Ceux qui gambadaient dans les pages des livres ou les mots des conteurs. Ceux qui vivaient encore, il n'y a pas si longtemps, à quelques pas des mortels. Cohabitation souvent douloureuse qui, par l'inconstance de la nature profonde de nos petits êtres, rendait les relations humano-lutines bien difficiles, passant de la bienveillance à la cruauté en un clignement de paupières. Les régions possédaient toutes leurs lutins, souvent dissemblables par leur physique mais à l'âme toujours unique. Que sont-ils devenus en cette ère de haute technologie ? Il ne faut pas chercher bien loin quant à la cause de leur absence : l'homme ! Dès l'avènement de l'industrialisation, les honorer lors des veillées devient bien vite suranné? Pourtant, le petit peuple, devenu un écho des contes d'autrefois, se révèle toujours là. Mais il faut savoir le respecter, l'apprivoiser, le rassurer, pour espérer un jour l'apercevoir. Lors d'une balade en forêt, observez tous les petits signes qu'ils aiment à laisser derrière eux, comme autant de messages vaporeux qui nous sont destinés : un assemblage incongru d'objets chapardés, une petite porte dissimulée entre les racines d'un chêne vénérable, des traces de pas minuscules serpentant jusqu'à un cours d'eau ou un étang? Apprenez à les connaître en tournant les pages de ce livre.
Un regard nouveau sur la langue française, les réalités vécues, les mythes du désir. Les rencontres, les contacts, les échanges avec les autres langues de France et d'ailleurs au fil des siècles. La variété des univers sociaux de l'oral à la littérature et jusqu'aux cent visages du français en Europe, en Amérique, en Afrique, en Asie, sans oublier l'Océanie. Les enjeux, les dangers, l'école, les médias, internet, la francophonie. Trois grands moments : le Moyen Age (Frédéric Duval), de la Renaissance à la Révolution (Gilles Siouffi), du premier empire au XXIe siècle (Alain Rey). . . ALAIN REY, auteur de nombreux dictionnaires, notamment le Dictionnaire culturel en langue française, a dirigé cet ouvrage.. FRÉDÉRIC DUVAL, ancien élève de l'Ecole des Chartes, est maître de conférences à l'université de Metz.. GILLES SIOUFFI, ancien élève de l'Ecole normale supérieure de la rue d'Ulm, est maître de conférences. à l'université de Montpellier III et membre de l'Institut universitaire de France.
On évoque parfois la mort des langues. On peut aussi parler de leur naissance. Mais c'est là un sujet complexe : comment saisir le moment où une langue naît ? Qu'en est-il du français, héritier, entre autres, du latin ? Peut-on lui assigner une date de naissance ? Frédéric Duval esquisse le panorama de ce moment clé de l'histoire de notre langue, et évoque les manuscrits qui constituent les premiers témoignages connus du français. Le livre propose ensuite la liste élaborée par Gilles Roussineau, des plus anciens termes français tels qu'ils apparaissent dans ces textes fondateurs. Des mots lointains et cependant déjà familiers...
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.