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Haïkus à six coups
Durringer Xavier
THEATRALES
16,00 €
Épuisé
EAN :9782842606176
Né à Paris en 1963, il dirige de 1989 à 2005 sa propre compagnie de théâtre, La Lézarde, au sein de laquelle il écrit et met en scène ses puces. Ses spectacles connaissent rapidement un grand succès et la publication de ses textes permet de très nombreuses créations dans toute la France. En 2004, Judith Magre obtient le Molière de la meilleure actrice pour Histoires d'hommes, dans une mise en scène de Michel Didym. A l'étranger, où ses textes sont traduits dans plus de trente pays, son oeuvre connaît un écho considérable. Durringer écrit dans une langue orale, physique, instinctive, qui colle au corps et à l'époque. Il puise son inspiration dans les mots de la rue, les errances individuelles, la world culture. Il fait merveille dans les monologues et courts dialogues, chroniques de personnages en marge (jeunes, chômeurs, immigrés) ou portraits de femmes et d'hommes dans leur fragilité. Depuis 1993, il écrit et réalise également pour le cinéma et la télévision; son dernier long métrage, La Conquête, a été présenté en sélection officielle au Festival de Cannes 2011.
Il y a ceux d'en haut : le trio infernal de la politique, le politicien aux mains blanches, le conseiller technique aspirant mafieux et l'homme de main (sale). Il y a ceux d'en bas : les sans-logis, sans-papiers, sans-travail, traversés par des énergies révolutionnaires, mais sans maître ni utopie. Après les guerres et les révolutions, tous désormais surfent, à la surface de la réalité. Interchangeables, tous attendent la grande vague fabuleuse. Pour sa première ?uvre " politique ", Xavier Durringer nous livre une comédie grinçante, violente, sur un air " bluesy ", un peu black. Une pièce de guerre en temps de paix, une pièce de paix en temps de guerre.
Ce n'est pas une pièce de théâtre ; ce sont des textes, des monologues, des histoires, des confrontations, des petites scènes dialoguées à deux, des fragments à dire, à jouer. Un peu comme les rifts d'une partition musicale... Des états, des attitudes, des émotions. Chacun peut se les approprier et le nombre d'acteurs n'est pas limité. Pas de suite logique dans les textes, pas de noms de personnages. C'est là dans une forme brute pour que chacun puisse mettre son univers dessus. Véritables écritures contemporaines, ces Chroniques 2 font suite aux Chroniques des jours entiers, des nuits entières. Elles se répondent et constituent une matière vive pour de nouvelles formes théâtrales.
Gepetto et Horace sont rejoints en cellule par Robert. condamné pour meurtre. Fasciné par les métamorphoses de l'acteur et le glamour du grand écran, Gepetto l'escroc demande à Robert l'acteur de lui apprendre à devenir un autre. Entre bouffonneries et monologues shakespeariens, deux mondes et deux conceptions de l'art se confrontent dans ce huis clos carcéral. La comédie laisse rapidement place au draine au fur et à mesure que se dévoilent le talent de l'un et les stigmates de l'autre. Revue à l'occasion de la mise en scène de l'auteur. cette très belle pièce de Xavier Durringer sur le pouvoir du jeu rend hommage à la passion des acteurs sans pour autant concéder à la férocité du milieu.
Salvador, le narrateur raconte sa vie d'enfant des montagnes depuis sa naissance qui n'annonçait rien de bon puisqu'il ressemblait à un rat, jusqu'à son départ à la ville pour y poursuivre ses études. Dans ses souvenirs d'enfance pauvre, il y a sa mère qui se levait toujours la première, lavait le linge des riches, ses sept frères et soeurs, l'apprentissage de l'écriture et la décision de sa mère pour qu'il devienne écrivain. Il y a ses premiers émois devant la beauté de la Senora dont sa mère lave le linge et ses premiers chagrins lorsque le père s'en va et ne revient pas, tué lors d'une manifestation de paysans. Lorsque son frère aîné meurt, il devient à sept ans l'homme de la famille et se fait écrivain public pour mettre quelques sous dans la boîte aux économies de sa mère puis il monte trop tôt dans le train qui l'emmène pour ses études en ville. Dans cette pièce le récit passe subtilement au dialogue pour dire, simplement, la peur de la montagne, la peur du froid et du dernier morceau de pain. C'est surtout un magnifique hommage à la mère et à la vie qui distribue les bonheurs et les malheurs.
Un village entre Nîmes et Montpellier au milieu des vignes. C'est l'été. Comme chaque année depuis l'enfance des amis s'y retrouvent. Certains sont restés au village et vont au lycée à la ville voisine, d'autres n'y viennent qu'en vacances, chez les grands-parents ou dans une résidence secondaire. Entre eux des amitiés, des amours, des jalousies. Cet été-là va être différent. Deux jeunes étrangers, deux adolescents turcs, frère et sueur, viennent de s'installer au village avec leur mère. Qui sont-ils? Pourquoi sont-ils là? Leur présence va semer le trouble, bousculer les habitudes.Solitude amoureuse, conflit de cultures, les mangeurs d'étoiles vivront cela le temps d'un été.
De temps en temps, Monsieur Barbe-Bleue sort de son conte où se rejoue indéfiniment la scène bien connue du meurtre de sa belle qui a ouvert la porte qu'il ne fallait pas ouvrir, et part en voyage. Ses voyages le mènent dans le monde d'aujourd'hui. Il y rencontre des personnages qui ont un coup de bleu: deux jeunes filles qui, après avoir volé une paire de chaussures, vont se noyer de honte, une vieille dame désespérée de ne plus habiter au bord de l'eau et qui va s'y laisser glisser... Dans le conte, soeur Anne ne voit jamais rien venir et le frère de la belle arrive toujours trop tard. Le grand K, ordonnateur des événements, suit Barbe-Bleue, du conte au monde d'aujourd'hui et finit par le tuer. Bruno Castan poursuit avec Coup de bleu sa confrontation des contes avec la réalité.
Histoires d'hommes rassemble une cinquantaine de monologues écrits pour des femmes.Destinés à des actrices de tous âges, ces textes s'inscrivent dans l'espace de la représentation, pour le temps du plateau. On y retrouve le style si particulier de Durringer parole tendue, invectives, cris du corps, révolte de l'âme, poésie de l'instant, échos de la ville ou de la nature... Des éclats fulgurants de la vie de femmes amoureuses, seules, en colère.À lire, à programmer sur une scène, à partager avec des publics en manque de théâtre et d'amour. De toute urgence!