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Bal-Trap. Une envie de tuer sur le bout de la langue
Durringer Xavier
THEATRALES
15,00 €
Épuisé
EAN :9782842604073
Xavier Durringer aime propulser sur scène et dans les pages les paumés, les prolos, les dédaignés. Et avec eux, leur cortège de mots crus, de syntaxe tordue, mais aussi de fulgurances poétiques. Bal-trap, c'est la fin d'un bal et celle d'un couple. L'amour comme au tir au pigeon? Loin de là, car un autre couple se forme sur les traces du premier. Les petits bonheurs à venir chassent les grands malheurs. Et inversement. Encore un dancing, mais cette fois-ci, c'est soirée sur le parking: on ne rentre pas. Alors quoi, il y aurait les nantis qui accéderaient aux paradis artificiels et les laissés-pour-compte? Et si ces petits loulous étaient les vrais vivants: désespérés, mais insatiables; eux qui ont une envie de tuer sur le bout de la langue. Ces deux premières pièces de Durringer font surgir un auteur âpre, subversif, qui aime mêler pulsions de vie et de mort, grande tendresse et sexualité tellurique. Haletant.
Histoires d'hommes rassemble une cinquantaine de monologues écrits pour des femmes.Destinés à des actrices de tous âges, ces textes s'inscrivent dans l'espace de la représentation, pour le temps du plateau. On y retrouve le style si particulier de Durringer parole tendue, invectives, cris du corps, révolte de l'âme, poésie de l'instant, échos de la ville ou de la nature... Des éclats fulgurants de la vie de femmes amoureuses, seules, en colère.À lire, à programmer sur une scène, à partager avec des publics en manque de théâtre et d'amour. De toute urgence!
Né à Paris en 1963, il dirige de 1989 à 2005 sa propre compagnie de théâtre, La Lézarde, au sein de laquelle il écrit et met en scène ses puces. Ses spectacles connaissent rapidement un grand succès et la publication de ses textes permet de très nombreuses créations dans toute la France. En 2004, Judith Magre obtient le Molière de la meilleure actrice pour Histoires d'hommes, dans une mise en scène de Michel Didym. A l'étranger, où ses textes sont traduits dans plus de trente pays, son oeuvre connaît un écho considérable. Durringer écrit dans une langue orale, physique, instinctive, qui colle au corps et à l'époque. Il puise son inspiration dans les mots de la rue, les errances individuelles, la world culture. Il fait merveille dans les monologues et courts dialogues, chroniques de personnages en marge (jeunes, chômeurs, immigrés) ou portraits de femmes et d'hommes dans leur fragilité. Depuis 1993, il écrit et réalise également pour le cinéma et la télévision; son dernier long métrage, La Conquête, a été présenté en sélection officielle au Festival de Cannes 2011.
Ce nouveau texte théâtral de Durringer est écrit comme un manifeste dénonçant la situation déplacée de tous les Français d'origine étrangère. Déplacement culturel, difficultés d'intégration, assimilation de façade, confrontations quotidiennes à la normalité sociale du pays d'accueil, tout concourt au malaise persistant de ces écorchés des deuxième et troisième générations. Déchirées entre amour et révolte, les figures du père, du fils et de la fille revendiquent ici leur existence dans une société plus conviviale et plus tolérante. Dans une langue fleurie où alternent des scènes du quotidien et des échappées lyriques, la pièce déroule son implacable constat. Du Durringer pur beur.
Maxime a hérité de son père, le Renard du Nord, l'habitude de cavaler sous les étoiles, harcelé par sa mère, tandis que se rejouent les intrigues de famille entre mari, femme et amant. La pièce interroge le statut de la parole; une parole triomphante qui séduit et qui tue. À tous ceux qui! scandent successivement, comme des toasts collectifs, les trois générations d'une même famille réunies en ce dimanche d'été. Ils ont tourné le dos au gouffre et guettent la vie qui vient. Une forme d'oratorio macabre. Dans La Comédie de Saint-Étienne, dix figures questionnent le corps de l'acteur. Au bout d'un chassé-croisé agité, elles assistent désemparées à la prise de pouvoir de ceux que l'on peut nommer « les personnages ». Question de théâtre Des humains piégés dans leurs tics de langage, des marionnettes en morceaux, un humour glacé. Trois pièces vives à l'écriture ciselée. Un des auteurs les plus novateurs de ce siècle. À lire, à jouer, à rire!
Qui n'a jamais entendu le nom d'Antigone ? Celle qui se dresse contre l'injustice demeure plus que jamais une source d'inspiration et un modèle. Suzanne Lebeau s'est emparée de ce mythe pour le raconter à hauteur d'adolescente. Depuis la méprise fatale d'OEdipe, tuant son père et épousant sa mère, jusqu'à la révolte d'Antigone, refusant de laisser son frère sans tombeau et enfreignant l'interdit de son oncle Créon, elle redonne vie à cette histoire terrible et fascinante. Mêlant le récit du choeur aux voix de Créon et d'Antigone, la pièce dévoile toute la complexité des liens du sang et interroge : que doit-on suivre, la loi ou notre conscience ? Qu'est-ce que gagner veut dire ?
Grosse patate est le surnom qu?on lui donne à l?école parce qu?elle mange tout le temps surtout quand elle s?ennuie. Elle, elle sait qu?elle est ronde et douce. Dans sa classe il y a Rosemarie la timide, sa meilleure amie, Rémi son souffre-douleur trouillard comme une fille, Hubert qui est très beau et très bête et dont tout le monde est amoureux. La maîtresse se fâche quand elle s?aperçoit qu?on maltraite Rémi, elle se fâche aussi lorsque Rémi, qui ne se laisse plus faire, devient général d?une armée secrète pas si secrète que ça. Grosse patate essaie de comprendre le monde à travers des exercices de maths où il ne faut pas multiplier les tomates et les bananes et en regardant Rémi qui a une ombre de petite fille. Dans ses rêves elle rencontre l?Homme en noir qui l?aide aussi à mieux comprendre. Grosse patate raconte tout cela dans son journal, la tristesse, le bonheur, les interrogations, les adultes qui répondent toujours n?importe quoi. Elle préfère être Arakis le chat qui parcourt le monde que Narcisse qui reste collé à son miroir. Elle sait qu?elle va devenir grande. Ce texte, le premier de Dominique Richard, est drôle, cruel comme l?enfance et traite, sans avoir l?air de rien, de sujets graves comme l?amitié, l?amour, le deuil, la différence, dans une langue vive et inventive.