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Sappho
Durrell Lawrence ; Giroux Roger
GALLIMARD
9,46 €
Épuisé
EAN :9782070221103
Cette pièce riche et complexe, aux rebondissements nombreux et pittoresques, met en scène la célèbre poétesse, Sappho, hantée par l'approche de la vieillesse. Son amant, le général Pittakos, ayant remporté une victoire sur Athènes, se fait proclamer tyran et révèle son ambition de fonder un vaste empire dont Lesbos serait la tête. Après une succession de coups de théâtre, Sappho, exilée à Corinthe fomentera une coalition contre l'empire de Pittakos, et le poursuivra d'une haine implacable jusque dans l'ile de Phaon, son frère jumeau, où il est allé chercher refuge. Ce drame est dominé par le thème lancinant de la ville engloutie, et le personnage de Sappho est une des créatures les plus émouvantes de Durrell. La version anglaise de cette pièce est en vers, mais il a semblé préférable à l'auteur comme au traducteur d'en donner une traduction en prose au lecteur français.
Le Faust irlandais de Durrell qui se meut dans le décor d'une Irlande à la Yeats, quelque peu médiévale, ne désire ni jeunesse ni puissance. Il aspire à une harmonie basée sur la via negativa des mystiques, qui fait enseignement par le Tao d'une sage passivité. Peut-être Durrell, dont c'est la troisième pièce, nous livre-t-il ici, dans cette moralité en neuf scènes, le coeur de sa philosophie de la vie : un certain quiétisme où le plein est consubstantiel du vide : "J'ignorais, avoue Faust, combien ce néant pouvait être actif".
Résumé : "Après plus de vingt ans, ce roman représente encore pour moi quelque chose de très particulier, et le lecteur saura reconnaître en lui le cri de révolte contre la littérature d'un jeune homme en colère des années 30... J'étais particulièrement écoeuré par tout ce que la culture avait momifié et châtré en moi, et je tentai désespérément de me libérer des bandelettes de ce cadavre qui m'étouffait et que je nommais "la mort anglaise" pour voir si j'avais vraiment quelque chose à dire. D'où ce livre chaotique dans son refus d'obéir à toutes les lois de la composition."
L'histoire est contée par une inventeur habité par un grand rêve: créer une machine capable de prédire le destin des individus. Il finit par entrer dans la puissante société Merlin, épouse la fille du fondateur et goûte quelque temps à la puissance que donne la fortune. Mais il tentera bientôt d'échapper à l'emprise de la société et de ses machiavéliques directeurs.Au-delà de l'anecdote et de la critique féroce de toute notre culture, c'est un jeu plus vertigineux que Durrell propose à son lecteur.Convié à son insu à participer à la composition du roman au fil de sa lecture, le lecteur devient en retour un personnage du roman en train de se faire.
Résumé : Nunquam est l'histoire d'une résurrection, celle de Iolanthe, prostituée d'Athènes, star d'Hollywood, dont on fabrique une réplique parfaite, un robot doué de mémoire et de libre arbitre, plus "réel" peut-être que l'original. Mais la vraie vie ne peut être entièrement soumise aux mécanismes, même les plus ingénieux. Le robot merveilleux est promis à une triste fin.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.