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Common objects
Durham April ; Martin Olive ; Brossard Anne-Lise ;
JOCA SERIA
14,20 €
Épuisé
EAN :9782848090436
J'ai commencé en collant les patchs au creux de mes genoux. Mon mari aimait autrefois y enfouir son visage et respirer profondément. Il disait que ça sentait la framboise et la mousse. Moi je comprenais que j'étais sale. Je frottais longuement et fort à cet endroit. Mon mari disait "mon Ange"; il disait "mon Ange, je n'aime pas que tu utilises ce savon. Prends plutôt celui du Docteur Bronners, veux-tu ?" " April Durham est écrivain, elle vit et travaille à Los Angeles ; Olive Martin est photographe et vit et travaille à Nantes. Elles se sont rencontrées en 2001 dans le cadre du groupe de recherche post-diplôme de l'École régionale des Beaux-Arts de Nantes. Elles se sont liées d'amitié mais aussi ont partagé des affinités esthétiques qui aboutissent à ce livre aujourd'hui : Common objects. Les photographies d'Olive Martin remettent en scène les planches d'un test psychologique projectif, le Thematic Aperception Test (TAT), conçu aux États-unis dans les années 40 et utilisé jusqu'à aujourd'hui comme mode d'exploration diagnostique et pronostique de la personnalité. Les textes d'April Durham, forment un recueil de portraits esquissés qui puisent leur profondeur et véracité dans notre propre expérience et ressenti. Common objects paraît conjointement en américain aux Éditions Beyond Baroque (Los Angeles).
Acacia. Une île qui a donné son nom à un empire prospère gouverné par un souverain absolu, Leodan Akaran. Veuf, il vit entouré de ses quatre entants à qui il cache un lourd secret: la domination d'Acacia repose sur des trafics de drogue et d'esclaves dirigés par la toute-puissante Ligue des marchands. Tout bascule le jour où le roi est poignardé par un envoyé des Meins, un peuple de guerriers exilés dans une lointaine forteresse du Nord. Sur son lit de mort, Leodan conçoit un plan pour permettre à ses enfants de s'échapper. Dispersés aux quatre coins de l'empire, Aliver, Corinn, Mena et Dariel vont partir à la reconquête du trône, chacun façonné par un nouveau destin.
Expériences de divers, Jimmie Durham, Hanayo, Chéri Samba, Tsuneko Taniuchi, propose une réflexion sur les enjeux des représentations d'une culture par une autre. Dans le contexte d'un élargissement géographique de la scène artistique internationale mais aussi des débats théoriques qui animent le monde anglo-saxon en particulier, ce projet aborde la manière dont ces artistes envisagent les rapports entre les cultures à travers leurs représentations, privilégiant leurs lieux de confrontation, comme étant ceux où s'expriment les conflits entre constructions individuelles et appartenance à une collectivité, au moyen de la photographie, de la sculpture, de la peinture, de la performance ou de la vidéo, ces quatre artistes interrogent, par leur déplacement entre plusieurs continents, définitions habituelles des rapports entre les cultures et explorent les enjeux esthétiques, politiques, historiques et économiques qui les sous-tendent.
Résumé : L'Empire acacian est au bord du gouffre. La trahison des Numreks déclenche les hostilités au coeur du royaume, tandis qu'aux confins glacés de l'Empire les Auldeks sont en marche avec leur armée d'enfants esclaves. À l'intérieur, la révolte gronde chez les citoyens asservis. Les sorciers du Santhot, libérés de leur désert de pierre, veulent reconquérir l'arme absolue de la reine Corinn, le magique Chant d'Elenet. Les héritiers du trône, malgré leurs divisions, parviendront-ils à sauver le monde ancien, et à quel prix ?
La troupe errante des guérilleros avec le Che dans les forêts de Bolivie. Trois points de vue, trois types d'écriture viennent restituer la fin du parcours héroïque d'Ernesto Guevara dans le réseau complexe et contradictoire des relations humaines et des enjeux politiques de l'époque. Personnages de fiction et personnages historiques peuplent ce roman d'aventures politique. Extrapolations qui content les gloires et les déboires d'une utopie
1941: un drôle de paquebot, l'Admiral Tromp, rapatrie, des îles de la Sonde vers l'Europe, un fort contingent d'épouses de coloniaux - sans compter quelques "dérangés". La guerre est aux deux bouts; le Tromp revient, repart, pour d'improbables navettes. A bord, mère au loin, un jeune garçon avec un père qui, aux escales, dés qu'il peut, fugue avec fils et bagages jusqu'au passage suivant du navire. Les accompagne une grand mère française qui ne survivra pas à une des relâches paternelles et Njei, jeune bonne javanaise que l'adolescent s'approprie, pour partie. Ainsi va le dés-orient. Mais tout cela a-t-il bien été? Des doutes, des fissures apparaissent, se multiplient. Un trio de psychiatres se retrouve ainsi, à ne plus savoir démêler le réel de la fiction, embarqué dans un suivi où ils deviennent parfois vaisseau, écueil, équipage, épave et cargaison. Balisée de trois langues: français, néerlandais et indonésien, la géographie bourgeonne et se noue, avant de rejeter, tel Ulysse en Phéacie, le père puis le fils sur une terre d'utopie: l'Illyrie, "haut lieu commun" d'un monde méditerranéen. Depuis, en tout port, un navire attend une lecture qui l'affrète. Choisir alors les pavillons de ses complaisances
Philippe Cognée est né en 1957. Il vit et travaille à Nantes. De nombreuses expositions de ses ?uvres ont été présentées en France et à l'étranger depuis 1982. Il est en 1990, lauréat de la Villa Médicis à Rome. " Ma première visite de l'atelier de Philippe Cognée date d'il y a tout juste un an. Nous avions, un peu par hasard, fait connaissance quelques semaines plus tôt dans une galerie parisienne où, au fil de la conversation, il m'avait parlé de ses peintures à l'encaustique à l'aspect brouillé si particulier. Nous en avions regardées ensemble quelques unes. Celle représentant un immeuble de Montparnasse situé tout près de la gare et qu'il avait, à plusieurs reprises, filmé en descendant de son TGV. D'autres aussi, au format très allongé, réalisées au retour d'un voyage au Caire. Il avait également évoqué une série de grands portraits sur papier dont les minuscules reproductions qu'il avait sur lui m'avaient fait penser aux caprices de Goya. " Goya, c'est un peintre important pour moi " avait-il simplement déclaré. Dans les jours qui ont suivi, les quelques photographies de ses peintures que Philippe m'avait données ne m'ont pas quitté. En les regardant, je pensais à l'impression que m'avait laissée cette brève rencontre. Ce qui m'avait frappé, c'était ce mélange de simplicité frisant la timidité et d'assurance tranquille qui émanait de sa personne. Cette façon qu'il avait eue de rester en retrait de ses couvres et à distance des commentaires qu'elles suscitaient. De ne pas non plus laisser son regard s'arrêter sur les toiles d'autres peintres (certains de tout premier plan pourtant) qui nous entouraient, non par indifférence bien sûr mais par modestie. Et en même temps d'accueillir nos regards comme des confirmations de son talent, comme autant de raisons de continuer à avancer sur la voie étroite et périlleuse qu'il savait être la bonne. Je n'ai pas mis longtemps à décider de la revoir et, sachant qu'il vivait près de Nantes, n'ai eu aucun mal à retrouver sa trace. " Olivier Weil.