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L'analogie dans la démarche scientifique. Perspective historique
Durand-Richard Marie-José
L'HARMATTAN
33,50 €
Épuisé
EAN :9782296050723
L'analogie évoque plus souvent les figures de style ou les formes prélogiques de la pensée que la rigueur déductive du discours scientifique. L'ambiguïté dont elle est porteuse renvoie à la polysémie de la langue naturelle, et à une subjectivité incontrôlable dont la science cherche précisément à se démarquer, tant elle aspire à constituer un langage universel. Pourtant, l'analogie intervient souvent dans les travaux de culture scientifique, où elle " donne à voir " certains résultats théoriques sans recourir à une formalisation trop spécialisée. Et le rejet de l'analogie oublie volontiers les conditions d'élaboration du discours scientifique. Y compris en mathématiques, l'analogie sous-tend des extensions et des transferts de sens, le plus souvent de nature opératoire, qui obligent à renouveler les catégories existantes. Des historiens des sciences examinent ici ce travail de déconstruction-reconstruction du discours scientifique. Ce travail implique en permanence des choix philosophiques quant aux pratiques et aux objets qu'il s'agit de signifier, des choix qui ne sauraient être ignorés, sauf à méconnaître les limites du discours scientifique.
Est-il possible d'aller au-delà d'une histoire des inventions, des procédés et des usages de la photographie ? L'histoire de la photographie se confond-elle, par exemple, avec celle du Modernisme ? Si la photographie ne relève ni de l'histoire en général (Roland Barthes), ni de l'histoire de l'art (Rosalind Krauss), alors quelle histoire des formes photographiques est-elle possible ? Ou plutôt quelles histoires - car il n'est guère possible de croire à une "essence" de la photographie. Il faut au contraire prendre en compte la fragmentation du champ photographique, ses profondes divisions internes. Telles sont les questions qui sont examinées ici, dans le contexte actuel d'une transformation accélérée de la nature et du contrôle des images.
De la même façon que la Bible raconte comment Noé sauva toutes les espèces animales du Déluge d'eau, une théorie du symbole doit montrer comment toutes les interprétations culturelles, les métaphores et les usages figuratifs des objets du monde sont fondés en réalité sur la fonction symbolique qui les sauve tous du désordre psychique.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.