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L'Excès et le reste. Essais sur l'expérience photographique 3
Durand Régis
DIFFERENCE
20,30 €
Épuisé
EAN :9782729116200
La photographie, que l'on a pu qualifier d'"art moyen" dans ses usages ordinaires, est en réalité, dans ses usages artistiques, un art de l'excès. Littérale et réaliste à l'extrême dans certains cas, fictionnelle et fantastique dans d'autres, elle semble osciller entre différents registres, description et invention, simulacre et semblance, non par une quelconque "nature" qui lui serait propre (son "essence"), mais comme si elle était emportée par ce qui la déborde. Est-ce la profusion insaisissable des phénomènes, ou au contraire celle de la conscience qui les perçoit (ou les imagine) ? Est-ce l'irréductible perte de ce qui a été (le fameux "avoir-été-là barthésien") ? Si une réponse est possible, elle ne peut que se fonder sur des traces, des signes, des empreintes : la photographie est un jeu de restes, ce qui reste d'un parcours, d'une expérience, irréductible à autre chose. Sans équivalents (mais cela n'empêche pas d'en chercher...), sans commune mesure. Les seize textes réunis ici tentent de rendre compte de ces questions, de ces tensions qui traversent et structurent l'expérience photographique. Ils s'appuient pour cela sur des oeuvres ou des cheminements bien précis, qui sont envisagés comme autant de territoires d'expérimentation et d'interrogations.
Cet essai n'est ni une histoire ni une théorie de la photographie. C'est une tentative de formuler ce qui a paru essentiel dans l'expérience photographique. Le point de départ n'est donc pas une théorie ou une croyance a priori. C'est au contraire une longue fréquentation des photographes et de leurs oeuvres qui a conduit à cet examen des processus et des valeurs en jeu dans le regard photographique - une sorte d'inventaire critique. Que se passe-t-il dans le regard, dans la pensée, quand nous voyons des photographies? Que s'est-il passé quand un photographe a regardé et laissé la trace de son regard sur un objet du monde? Qu'est-ce qui est pensé ainsi et qui ne saurait être pensé autrement?
Durand Régis ; Criqui Jean-Pierre ; Mulvey Laura ;
Since her earliest photographs in the 1970s, Cindy Sherman has established herself as one of the most respected contemporary artists. Sherman's work is playful and provocative, and immensely imaginative. It also addresses important issues such as the role and image of women, the question of identity, and the power of images to generate new narratives. Organized chronologically, Cindy Sherman provides a comprehensive review of the artist's work, from the early Bus Riders, Murder Mystery, and Untitled Film Stills, to the most recent Clowns. This monograph is the catalog for an international exhibition held from 2006 through 2007: Jeu de Paume, Paris, France/Kunsthaus Bregenz, Bregenz, Austria/Louisiana Museum of Modern Art, Humlebaek, Denmark/Martin-Gropius-Bau, Berlin, Germany
Quelque part, j'aime bien être là où l'on ne m'attend pas. Ce n'est pas parce que j'aime la photographie "poétique" à la Boubat ou Frank que je n'aime pas, ou ne sais pas apprécier autre chose. D'ailleurs, dès le début des années 1970, j'avais photographié ainsi en série au 50 mm les cinémas de l'Ouest américain, et tous les écriteaux ou symboles du mythe des cow-boys et des Indiens. C'est ainsi qu'un jour je me retrouvai consciemment à Düsseldorf, voulant, à ma manière, rendre hommage à cette célèbre école de photographie. Comment faire ? Je ne me sers pas d'une chambre ! Mais avec la rigueur du 50 mm à laquelle je crois dur comme fer, il était possible de photographier telle quelle cette ville moderne contemporaine. Au 50 mm, aucune déformation ou effet et ainsi, je pus m'inscrire dans cette approche düsseldorfienne".
Vingt et une nouvelles où, à chaque fois, se joue, le temps d'un éclair, le sens de la vie. Anecdote, hasard, rencontre, pour qui sait les déchiffrer, projettent un faisceau de lumière sur les mobiles souterrains qui déterminent l'existence. Après L'Embranchement des heures, en 1991, Le Double du calendrier, en 1993, L'Angle de vue, en 1997, Philippe Jones persévère, en orfèvre, dans l'art du bref.
Rabindranath Thakur dit Tagore (1861-1941). Né à Calcutta dans une famille de lettrés opposés au système des castes, Tagore devient célèbre à seize ans en rédigeant une oeuvre qu'il fait passer pour celle d'un poète indien du XVIIe siècle. Il écrit aussi la première nouvelle en langue bengalie. Après des études de droit en Angleterre, il revient au Bengale en 1880. Infatigable voyageur, engagé en faveur de l'indépendance de l'Inde et d'un changement de la condition des femmes, il reçoit en 1913 le prix Nobel de Littérature qui assoit durablement son oeuvre parmi les plus importantes de la littérature mondiale. Ayant touché à tous les genres (poésie, romans, théâtre, musique et même peinture) c'est néanmoins sa poésie qui fit l'admiration de André Gide, Maurice Maeterlinck, Pierre Jean Jouve, Henri Bergson, Thomas Mann, Bernard Shaw et de beaucoup d'autres. La poésie est la première parole. Mythes, épopées, oracles, voix des mystères et des mystiques, puis de l'amour, de l'indignation, de la révolte, de l'espoir ou de l'humour, de la vie quotidienne et de la solitude. Introuvables ou retraduites, classiques ou contemporaines, familières ou méconnues, ce sont ces voix innombrables que la collection Orphée souhaite faire entendre parce que plus que jamais elles sont nôtres.