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Documents épistolaires du palais de Mari. Tome 3
Durand Jean-Marie
CERF
40,00 €
Épuisé
EAN :9782204066167
Fouillé dans les années 30 par l'archéologue français Jean Perrot, le palais royal de Mari (Tell Hariri, en territoire syrien), sur la rive droite (donc occidentale) de l'Euphrate, a livré plus de 2000 tablettes cunéïformes en langue akkadienne. On peut les dater du courant du XVIIe siècle avant l'ère chrétienne. Il s'agit, pour beaucoup, de textes administratifs ou législatifs, de quelques textes littéraires et d'une abondante correspondance, encore largement inédite. Cette correspondance, rassemblée dans ce volume, fournit un remarquable aperçu sur la vie politique et économique de l'ouest de la Mésopotamie au IIe millénaire. L'introduction et les annotations assez brèves donnent les indications linguistiques et historiques nécessaires à la compréhension des textes. Ce livre représente un instrument indispensable à tous ceux qui s'intéressent à l'Orient ancien - qu'il soient des orientalistes confirmés ou des débutants - tout comme l'a été le volume des lettres de Tell El Amarna.
Résumé : Un climat crépusculaire domine la vie intellectuelle, polarisée par les figures parasitaires de la discussion publique, les bouffons médiatiques et les experts omnipotents. Catégorie centrale de notre histoire politique depuis la fin du XIXe siècle, l'intellectuel ne suscite plus une attente aussi vive que celle dont il fut longtemps l'objet. Désincarnés, mal identifiés, souvent égarés dans les limbes de leurs jargons, les penseurs subissent leur relégation dans les marges de la société. Cet éloignement à l'égard des citoyens, combiné à la fragilisation de leur statut économique, n'est pourtant qu'un faux-semblant. Car au coeur de ce paysage spectral se déploie un nouvel élan porté par des générations d'intellectuels, moins charismatiques que leurs illustres aînés, mais inventifs, ouverts aux expérimentations théoriques, aux alliances avec d'autres sphères sociales, notamment les artistes et les militants. Au fil d'une enquête dans ce "champ" intellectuel hexagonal fragmenté, peuplé de chercheurs, de lieux de débats, d'espaces de rencontres où s'imbriquent des enjeux théoriques et des questions sociales et politiques urgentes, Jean-Marie Durand dresse une cartographie renouvelée du monde de la pensée. Un monde animé par des auteurs qui préfigurent un modèle inédit de l'intellectuel au XXIe siècle. Un Homo Intellectus mobile, mondialisé, réencastré dans la société. L'intellectuel est mort, vive l'intellectuel !
Résumé : Perdu dans la cohorte des mots intraduisibles qui traduisent pourtant leur époque, le cool résonne comme un appel, une tentation. " C'est (trop) cool. " Si chacun reconnaît que le monde va mal, personne n'aspire à autre chose dans sa vie qu'à y faire régner le cool. On l'éprouve, on le goûte, on l'observe, on le fantasme, on s'en repaît, on s'en moque aussi un peu, puisque rien ne dure jamais vraiment. Le cool est fugace. Il renvoie à tout et n'importe quoi, pourvu que ce n'importe quoi, oscille entre le calme, le frais, le léger, le stylé, le beau et le fun. Le cool jouit d'un acte de naissance officiel, lancé à la face du monde en 1957 à la faveur d'un disque de Miles Davis, The Birth of the Cool, qui outre de révolutionner la musique, a bousculé les représentations mentales. De Miles Davis à Johnny Cash, de Duke Ellington à Marvin Gaye, de Paul Newman à John Travolta, du Big Lebowsky à Pharrell Williams, de John Fitzgerald Kennedy à Barack Obama? : Mister Cool est un homme aux mille visages. Surtout, le cool propose une réponse possible à la détresse de notre époque survoltée : lorsqu'on adopte ses règles, l'existence s'adoucit ; il sait désarmer les agressifs, déjouer les pervers, dépasser les controverses, apaiser les tensions, prévenir les dangers, soutenir les faibles, laisser flotter les mystères, susciter des énergies, consolider l'empathie, attiser les colères justes. Il ne fait pas d'histoire, il laisse couler le temps. Le cool ? Une utopie à portée de main.
Le Livre Cet ouvrage se compose de deux parties : la première est un catalogue des termes relatifs aux textiles et aux pièces d'habillement qui se trouvent dans les textes des palais de Mari (Syrie). Chacune des entrées lexicales précise et renouvelle nombre d'idées admises sur les habits et les tissus de l'époque amorrite (2004-1595 av. J. -C.). Dans une seconde partie, sont regroupés les 954 numéros d'inventaire des textes de Mari relatifs à l'habillement. Ce corpus exhaustif est organisé chronologiquement. Les textes inédits ou repris sont donnés in extenso et les collations indiquées au fil des textes cités. Cet ensemble servira au futur Dictionnaire babylonien de Paris. L'auteur Depuis 1999, Jean-Marie Durand est titulaire de la chaire d'Assyriologie au Collège de France. Ce spécialiste incontesté du palais de Mari (Syrie) a publié de nombreux ouvrages sur l'histoire et la religion au Proche-Orient. Directeur d'Etudes à l'EPHE (sciences historiques et philologiques), il est responsable du Dictionnaire babylonien de Paris en 1996.
Résumé : Avec ce volume sur le désenchantement colonial, la SIELEC a voulu à nouveau sortir des sentiers battus : si beaucoup de travaux ont abordé l'idéologie de la conquête, analysé une littérature souvent vouée à la célébration de l'Empire et de son oeuvre, plus rares sont les études qui s'intéressent aux doutes, aux inquiétudes, au malaise qui se dégagent de nombreux récits, et pas seulement des livres clairement engagés dans la critique de la colonisation. Or, ce qui est frappant, c'est l'extrême diversité de ces textes, parfois venus d'administrateurs et de militaires, qui laissent s'exprimer une désillusion qui vient contredire les accents épiques et exaltés de toutes les formes de propagande. Il va de soi que ces grands thèmes de la désillusion et du désenchantement ne se présentent pas sous le même éclairage selon les continents : du Maghreb (O. du Puigaudeau, Jérôme et Jean Tharaud, Aline de Lens) à l'Afrique noire (M. Leiris, G. Balandier, Simenon...), les nuances sont sensibles, comme le montrent plusieurs articles de ce livre. Désillusions d'un fonctionnaire colonial à peau noire, comme René Maran, et ailleurs, démystification du discours missionnaire, pessimisme du regard, souvent, quand on compare l'Afrique vécue à l'Afrique rêvée : dans tous les cas, la conviction que la réalité quotidienne (de la brousse, du désert, ou de la colonie elle-même) est bien différente de celle que voudrait imposer la rhétorique dominante. Pour certains auteurs (Malraux, Aragon), la critique se fait plus directement politique, et ne se limite pas à regretter les défaillances d'un système : elle en dénonce les fondements. Les contrastes sont non moins évidents lorsqu'on aborde le vaste continent de l'anglophonie, d'où se détachent quelques cimes. Faire se côtoyer des écrivains universellement reconnus et des auteurs plus confidentiels, mais dont le propos peut aussi bien que celui des plus grands jeter un éclairage cru sur les failles et lézardes de toute une époque, est aussi l'un des objectifs de nos Cahiers. Comme pour les précédents volumes, le thème choisi est volontairement complexe et problématique. Il permet de mieux comprendre à quelle profondeur et à quel niveau d'analyse des textes littéraires peuvent parler de problèmes contemporains, affronter les questions historiques les plus cruciales et aller au coeur de ces nouveaux mondes nés de l'expansion coloniale de l'Europe.
Sommes-nous aujourd'hui encore capables de jouir d'une oeuvre ? Savons-nous encore lire un texte, voir un tableau, écouter une sonate ? La question est d'importance. Nous vivons à l'ère moderne - celle qu'inaugurèrent Rimbaud et Mallarmé. Tous deux prophétisèrent la fin d'un monde, celui - classique - où le mot désignait une chose. Depuis lors, on s'est acharné à théoriser la fin du discours, l'arbitraire du signe, le texte autoréférentiel, l'autonomie de la structure, la mort de Dieu d'abord, de l'homme ensuite. Même les compositeurs ont proclamé la mort de la musique, et les artistes la fin de l'Art... De tout cela, il nous reste un lourd héritage : nous vivons, en effet, à l'époque que George Steiner appelle l'ère de l'Epilogue. C'est l'ère où le monde n'a plus de sens, où le sens d'une oeuvre, quelle qu'elle soit, n'est plus la raison d'être de notre lecture, mais où, au contraire, chacune de nos lectures accorde une raison d'être à l'oeuvre. Les intentions du créateur n'importent plus, seul compterait ce qu'arbitrairement nous mettrions dans l'oeuvre que nous déconstruirions. Face à cette mode de l'indécidable, de l'interchangeabilité du sens, George Steiner, nourrissant ses réflexions d'exemples puisés dans la littérature, la musique et la peinture, nous convie à parier à nouveau sur le sens, et même sur le scandale radieux de la transcendance : il y a bien un accord et une correspondance entre le mot et le monde, entre, d'une part, les structures de la parole et de l'écoute humaines et, d'autre part, les structures, toujours voilées par un excès de lumière, de l'oeuvre. C'est grâce à ce pari que nous pourrons jouir de l'oeuvre et comprendre sa nécessité.
Aussi complet sur le fait religieux que sur les rapports entre la religion et la société, cet ouvrage dresse un panorama des croyances du monde entier. Il est une véritable source de connaissances sur les fondements et les rites du judaïsme, du christianisme, de l'islam, des religions orientales.
Pourquoi mon collègue ne fréquente-t-il pas la cantine pendant certaines périodes de l'année ? Pourquoi les prêtres catholiques ne peuvent-ils se marier ? Pourquoi les chrétiens prient-ils les mains jointes quand les musulmans se prosternent les mains sur le sol ? Quelles sont les différences entre la Pâque juive et la Pâque chrétienne ? Le hallal est-il l'équivalent du casher ? Quel est le sens du pèlerinage à La Mecque ? Lourdes ? Quels sont les rites des trois grands monothéismes ? Autant de questions qui nous taraudent et de réponses qui nous manquent pour comprendre les comportements religieux de l'autre. Très maniable, ce livre est un guide nécessaire aujourd'hui pour tout connaître des dogmes, des fêtes, des rites et des symboles du judaïsme, du christianisme et de l'islam. Un outil indispensable à tout esprit curieux.
L'enfer a terrorisé des générations de croyants. Même si c'est dans le christianisme que l'imaginaire infernal a été le système le plus durable et le plus organisé, il existe dans toutes les civilisations. Miroir de nos hontes, de nos remords et du mal partout répandu, ses métamorphoses sont aussi vieilles que l'humanité. Et il y a fort à parier qu'elles dureront autant qu'elle...