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Entretien avec René Rémond
Durand Jean-Dominique ; Ladous Régis
BEAUCHESNE
22,00 €
Épuisé
EAN :9782701012636
De toutes les expériences faites par l'humanité, l'expérience démocratique est la plus satisfaisante, celle qui respecte le plus la liberté des personnes et, sans doute, atteint le plus haut degré de civilisation. C'est une création originale du génie humain, qui se situe aussi loin que possible de l'état de nature. Elle mesure la plus grande distance que l'on ait parcourue depuis les rapports de force, la violence et la loi de la jungle. Il n'est pas sûr que l'homme fasse mieux. Mais la démocratie est fragile. S'il a fallu du temps pour la construire, c'est qu'elle le fruit de la raison et de la volonté. Que la raison s'absente, ou que la volonté défaille, et la démocratie succombe. Il faut se garder de trop de confiance. Aucune société n'est à l'abri d'un accident. Même dans les pays où elle est enracinée depuis longtemps, elle peut être emportée par une tempête.
L'année 2023 a marqué les soixante-quinze ans de la fondation de l'Amitié Judéo-Chrétienne de France et de la publication de Jésus et Israël par Jules Isaac, ainsi que les soixante ans de son décès, le 5 septembre 1963. Ce triple anniversaire est l'occasion de revenir sur le parcours de ce grand pédagogue et historien, ainsi que sur cet ouvrage fondateur de relations rénovées entre Juifs et chrétiens. Jésus et Israël a fait prendre conscience aux chrétiens des conséquences mortifères de l'antijudaïsme transmis de génération en génération depuis des siècles. Après Auschwitz, l'enseignement du mépris n'était plus supportable. Jules Isaac pousse là un cri d'indignation et de douleur. En historien soucieux de revoir l'enseignement chrétien sur le judaïsme, il a apporté une pierre d'angle à la recherche de la vérité, car selon lui, "aucune autorité ne vaut contre les faits" . Il a voulu revenir aux textes fondateurs, qu'il a décortiqués, analysés, confrontés les uns aux autres. Sa démarche est une formidable leçon de méthode pour démontrer qu'un enseignement antijudaïque, répété des siècles durant, devait être révisé pour être fidèle au Christ et effacer les interprétations erronées de l'Evangile responsables de la haine des Juifs. Jésus et Israël a ouvert la voie pour qu'un nouveau regard soit porté par l'Eglise sur le judaïsme, qui aboutit en 1965 à la déclaration conciliaire Nostra Aetate. Ont contribué à ce colloque Maud Blanc-Haymovici, Jean-Dominique Durand, rabbin Philippe Haddad, Grand Rabbin Olivier Kaufmann, Guila Clara Kessous, Paule Marx, Mgr Pierre d'Ornellas, pasteur Roland Poupin, Olivier Rota, père Thierry Vernet.
Résumé : Le 27 octobre 1986 eut lieu à Assise, à l'invitation de Jean-Paul Il, la première rencontre des grandes religions du monde, pour prier pour la paix. Des nombreuses initiatives audacieuses du pape, celle-ci reste l'une des plus porteuses d'avenir, et l'on en a certainement pas encore mesuré toutes les implications. C'est " l'esprit d'Assise ", qui est devenu une véritable icône de la paix. Année après année, depuis 1987, la Communauté de Sant'Egidio, engagée dans tous les combats pour la pais, soutenue par la confiance du Saint-Père, a poursuivi un véritable pèlerinage à travers les principales villes européennes, maintenant vivant " l'esprit d'Assise ", l'esprit de paix inspiré par saint François qui, au temps des croisades, était allé dialoguer avec le sultan d'Egypte. Au cours des Rencontres annuelles de paix, des hommes et des femmes provenant des religions les plus diverses ou de la non-croyance se réunissent, entament un dialogue approfondi au-delà des divisions historiques, sans jamais confondre leurs identités propres, mais réunis par le désir de paix qui se trouve à la base de chaque religion. Il s'agit d'insister sur la responsabilité des hommes et des femmes de foi dans la société, au regard de la paix civile et internationale, pour affirmer qu'aucune guerre ne peut être " sainte ", parce que " la paix est le nom de Dieu ", tandis que la guerre est mère de toutes les pauvretés. Pour la première fois, la Rencontre de paix de Sant'Egidio aura lieu en septembre 2005 en France, à Lyon.
La théologie et l'histoire religieuse sont deux sciences qui vivent leur vie propre, aux méthodes distinctes, autonomes, l'une est bien souvent au mur de l'autre. L'historien du religieux, qu'il travaille plutôt sur la culture, sur les mentalités, sur les pratiques, ou qu'il tende vers des problèmes plus politiques, rencontre inévitablement, à un moment ou à un autre, la théologie. L'examen d'une théologie dominante à une période donnée ne peut-il permettre d'éclairer une époque, de saisir des comportements, de comprendre les orientations des chrétiens confrontés à tel ou tel problème ? Ne doit-on pas s'interroger sur les raisons pour lesquelles telle lecture théologique s'impose plutôt qu'une autre ? Il ne s'agit pas pour les historiens de se faire théologiens, ni même ici de faire l'histoire de la théologie, mais de recourir à la théologie dans sa diversité et dans son évolution, pour analyser et comprendre. Inversement le théologien ne peut plus travailler sans une plongée dans l'histoire qui sera pour lui d'autant plus enrichissante et éclairante qu'il s'agira d'une histoire dégagée de l'apologie.
Résumé : Jacques Maritain est décédé le 28 avril 1973. Cinquante ans plus tard, alors que de nombreux colloques et études ont abordé différents aspects de son oeuvre, nous voulons ici en proposer une approche renouvelée, centrée sur la relation de Jacques avec Raïssa Maritain. Le couple a entretenu une riche correspondance avec les personnalités les plus diverses. Une large part a déjà été éditée, souvent assortie d'un appareil scientifique conséquent. Une autre est encore inédite, et conservée dans le Fonds Maritain déposé à la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg. De plus, les Carnets de Jacques Maritain continuent d'être publiés régulièrement dans les Cahiers Jacques Maritain - la dernière publication, datée de 2023, a couvert l'année 1939. L'édition de la correspondance entre Jacques et Raïssa est en cours. Cet ensemble massif, composé de plus de 42 000 documents, permet d'entrer dans l'intimité de Jacques Maritain, sans oublier Raïssa et Vera. Cet ouvrage est le fruit d'un colloque organisé par l'Académie catholique de France et le Cercle d'Etudes Jacques et Raïssa Maritain. Il s'est tenu au Collège des Bernardins les 21 et 23 avril 2023. L'ouvrage présente les sources épistolaires à partir desquelles il est possible d'éclairer l'oeuvre immense de Jacques Maritain et celle, méconnue mais fondamentale à bien des égards, de Raïssa. Il renouvelle en profondeur la connaissance que l'on a de ce couple hors du commun, à travers leurs prières, leurs pensées les plus intimes et leurs amitiés.
Cazelles Henri ; Carrez Maurice ; Robinson J. M. ;
Henri Cazelles et Maurice Carrez, en leur qualité d'exégètes catholique et protestant, font le point sur l'insertion de la notion moderne de science dans leur champ d'action. James M. Robinson, professeur à Claremont (Californie), un des pionniers de la nouvelle herméneutique, analyse l'événement de langage, au sens théologique. L'exemple des Paraboles, choisi pour cette esquisse, permet d'introduire au mieux le lecteur français dans l'actuelle situation herméneutique, caractérisée par un dépassement de Bultmann. Heinrich Ott, successeur de Karl Barth à la Faculté de Théologie de Bâle, montre à travers quelles structures du langage l'affirmation de Dieu est suscitée et portée la foi. Or, le langage de la foi est synonyme de prière. Situé par rapport à Heidegger, Ebeling et Buber, ce thème spirituel est ici traité avec une grande pénétration. Odette Laffoucrière, docteur ès lettres, chargée de cours à la Faculté de Philosophie de Reims, met l'affirmation de Dieu, au coeur du langage, en rapport avec le champ de l' "in-ouï" Une méditation sur la parole évangélique Bienheureux les pauvres dégage les traits essentiels de cette expérience liée à tout avènement de parole. Débats avec Mgr Pézeril, A. Dumas, P. Fruchon. Aux confins des sciences humaines, de la philosophie et de la théologie, les Entretiens du Haut-Pas sont un lieu de rencontre entre chrétiens et athées, où les échanges sont menés avec une exceptionnelle liberté d'expression. Portant sur les problèmes de langage liés à l'affirmation de Dieu, le thème Parole et Avènement de Dieu vient enrichir la collection Point théologique dirigée par Charles KANNENGIESSER.
Cet ouvrage, résultat d'une recherche théorique et clinique de plus de quinze ans, propose un regard nouveau sur la clinique de la psychose maniaco-dépressive, en apportant des notions originales concernant le déclenchement et l'évolution du délire à l'oeuvre dans cette pathologie ainsi que les aspects essentiels de son étiologie. Nous pouvons désormais nous référer à des termes nouveaux: forclusion maniaque (forclusion à caractère altruiste d'un aspect mortel de la fonction paternelle, dont l'acte suicidaire est le point de perspective); délire de mort, défini comme l'ensemble délirant propre à la psychose maniaco-dépressive; facteurs blancs, pivot d'une théorie originale sur le déclenchement. Les facteurs blancs réactualisent la valeur vide et suicidaire de la forclusion maniaque du Nom-du-Père et sont impliqués dans le déclenchement. Partant de situations négatives - pertes, ruptures, deuils, ruines financières ou modifications radicales des conditions habituelles de vie -, ils représentent des événements à valeur de nuisance qui demeurent pourtant vides de toute valeur de nuisance. Ils produisent des espaces vides dans le déroulement de la chaîne signifiante, laquelle est censée représenter un à un, de manière enchaînée et selon une logique propre, les événements cruciaux d'une vie. Ce livre est destiné aux praticiens (psychiatres, psychologues, psychanalystes, psychothérapeutes), aux chercheurs (enseignants, érudits, étudiants) en psychopathologie, ainsi qu'aux patients et aux familles confrontés aux questions et aux problématiques posées par les troubles bipolaires maniaco-dépressifs, les mélancolies anxieuses, les tendances suicidaires, les deuils pathologiques et, dans une certaine mesure, les troubles de l'alimentation.
Henri Cazelles, sulpicien, un des maîtres les plus connus de l'exégèse française, énonce quelques règles de sagesse pour une lecture actuelle de l'Ancien Testament. Claude Geffré, dominicain, pose des questions dont notre réflexion sur le dogme catholique ne saurait faire l'économie. Pierre-André Liégé, dominicain, doyen de la Faculté, expose le statut de la théologie pastorale. Jacques Audinet, prêtre, directeur de l'Institut supérieur de pastorale catéchétique relié à la Faculté, présente les requêtes du sociologue en matière pastorale. René Simon, salésien, responsable du département de morale, montre quelques-uns des problèmes les plus urgents qui renouvellent de nos jours les formes et les méthodes de travail chez les moralistes. Eglise que dis-tu de toi-même ? La grande question conciliaire ne cesse de se répercuter dans les institutions où la vie en Eglise se pense et se transforme dans la mouvance de Vatican II. Présenter la réalité de cette recherche, avec ses limites et ses incertitudes mais aussi ses promesses d'avenir, tel est le propos de ce premier volume de la collection Le Point théologique, dirigée par CHARLES KANNENGIESSER.
La montée de l'incroyance et de l'athéisme, l'abondance de la littérature du désespoir et du cynisme ont stimulé les croyants à redécouvrir combien leur foi est la semence d'un enthousiasme humain absolument original. Bien plus, par une curieuse convergence, la réflexion philosophique, l'inquiétude théologique, la contestation politique de la religion et le renouveau de la pensée catholique suscité par le dernier concile posent dans des perspectives nouvelles la question du sens de l'espérance chrétienne. Fernand Dumont établit les préalables à une théologie de l'espérance. Michel M. Campbell analyse la tentation de l'espérance dans quelques oeuvres contemporaines. Roger Lapointe recherche, à partir de la parodie du mot Bloomusalem, le sens du langage de l'espérance Jean Richard définit l'espérance à l'époque de la "mort de Dieu" . André Myre situe l'espérance et le royaume de Dieu dans l'Ecriture. Jean-Marc Dufort évoque l'espérance tradition liturgique. André Naud, en conclusion, dégage les espérances séculières à Vatican II. De propos délibéré, ces pages présentent, non pas seulement une étude collective sur un thème donné, mais une recherche sur la méthode prendre pour l'aborder et, par même, esquissent l'amorce d'un renouveau de la démarche et du regard théologiques. a donc semblé opportun et d'un intérêt certain de publier ces recherches de la Société canadienne Théologie dans collection Le Point Théologique, dirigée par Charles KANNENGIESSER.