L'ouvrage montre, sur des exemples de séquences de classe, comment les " jeux de langage " produits par l'étude de situations problématiques peuvent être guidés, utilisés par le maître pour favoriser l'élaboration des connaissances. Le caractère problématique des situations étudiées est souvent provoqué volontairement par une tâche ayant un caractère paradoxal (construire le contraire d'un carré rose, en Arts plastiques ; dire ce que dit un certain personnage par son silence, en Français). Ce caractère paradoxal va nécessiter un approfondissement de la signification des termes utilisés en rapport avec le contexte. Les analyses présentées montrent comment le travail sur la dimension " référentielle " du langage peut-être constitutif d'un accès à la conceptualisation. Cet accès est identifié par la capacité de l'élève à produire un discours pertinent du point de vue du contexte et du savoir en jeu. Les activités analysées relèvent de divers niveaux et disciplines : Français, Mathématiques, Physique, Biologie à l'école élémentaire et Arts plastiques au collège. Par ailleurs, l'ouvrage propose dans une partie autonome les concepts et outils du cadre d'analyse privilégié par les auteurs : la sémantique logique, et particulièrement " les jeux de langage ", tels que les conçoit Wittgenstein, comme éléments constitutifs de la construction des significations en fonction des contextes. L'ouvrage s'adresse plus particulièrement aux futurs enseignants et à leurs formateurs, ainsi qu'aux publics qui s'intéressent au rôle du langage dans les didactiques des disciplines en jeu, notamment les étudiants des formations doctorales correspondantes.
Résumé : La théorie de l'évolution met en jeu un stimulant paradoxe : c'est justement l'évolution (de notre cerveau) qui explique les résistances à cette idée. Ainsi, les difficultés que nous éprouvons à "croire" la théorie darwinienne de l'évolution s'expliquent elles-mêmes par ladite théorie, et en constituent finalement une éclatante illustration. De fait, et plus généralement, la résistance aux théories scientifiques qui, par essence, vont à l'encontre de la pensée commune, a de profondes racines dans l'évolution même de notre psychisme. Comme l'écrit l'auteur : "II existe des forces qui dévoient notre sens critique, qui gondolent notre objectivité, qui écaillent le beau vernis de notre cognition quand il est question des principes darwiniens. Ces forces ne sont pas à chercher dans une quelconque cabale, elles n'appartiennent à aucune coterie ni société secrète, elles sont dans notre tête, implantées là pour la simple raison que des milliers de générations en ont tiré avantage pour survivre. Ces fossiles de l'histoire de notre psyché, ce sont les biais cognitifs. Ils sont nos ennemis les plus redoutables dans la compréhension de la nature, mais ils représentent aussi la trace la plus intime, la plus troublante, des mécanismes de l'évolution de notre lignée." Cette défense et illustration de la théorie de l'évolution, rédigée en termes très simples et directs, agrémentée par des illustrations humoristiques, et mettant à profit les sciences humaines, offre une critique systématique et radicale des arguments antiévolutionnistes.
4e de couverture : Henri est le Chef dévoué du Relais fleuri, un bistrot traditionnel qui régale ses clients de plats généreux. Sous les yeux subjugués de son fils Julien, il élabore des recettes que sa femme consigne dans un cahier. Mais un jour, celle-ci quitte la maison sans explication. Henri décrète alors que jamais Julien ne deviendra cuisinier. En cachette, le jeune homme poursuit son rêve et dans sa quête, il lui faudra démêler les secrets de famille et comprendre pourquoi Henri a laissé partir sa femme sans un mot...
Situé au point de rencontre du mont Ventoux, des monts de Vaucluse et du plateau d'Albion, aux confins du Vaucluse, de la Drôme et des Alpes-de-Haute-Provence, le val de Sault constitue un pays original et singulier tant par sa morphologie que par son histoire et le riche patrimoine naturel et architectural qu'il recèle. Des ouvrages récents ont traité de cette région mais aucun n'avait encore utilisé les archives des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècle de cet ancien chef-lieu de comté puis de canton. C'est à cette tâche passionnante que s'est consacré depuis quelques années Guy Gérard Durand, dépouillant de manière systématique le fonds d'archives locales - du moins ce qu'il en reste après l'autodafé révolutionnaire des derniers jours de 1793 -, fonds intelligemment rassemblé (et sauvé) à la fin du XIXe siècle par Henri Chrestian, cet érudit dont on ne dira jamais assez ce que Sault lui doit. Cette documentation nouvelle est rassemblée dans ce livre et en fait toute l'originalité. Elle nous apprend beaucoup sur la vie publique et son organisation, du Moyen Age au XXe siècle, dans ce bourg actif et vivant ; sur les retombées des grands mouvements historiques tels qu'ils ont été vécus sur place ; sur l'histoire des édifices publics et privés ; sur les anciens métiers et les associations religieuses ou politiques ; sur les noms de lieux du terroir et les sobriquets de ses habitants ; et sur bien d'autres choses encore ! Puisse ce livre témoigner auprès des habitants du pays de Sault et de ses hôtes de la singularité et de l'identité de cette petite région naturelle, de la richesse de son histoire et de la diversité de son patrimoine
C'est un fait, l'enseignement, et plus largement le système éducatif, constituent en France un secteur professionnel féminisé. Est-ce à dire que femmes et hommes connaissent les mêmes évolutions de carrière dans ce domaine ? C'est la question que pose Gilles Combaz dans cet ouvrage. Pour y répondre, le sociologue s'intéresse à trois fonctions : les directeurs/trices d'établissements dans le premier degré, les inspecteurs/trices du premier degré, les directeurs/trices d'établissements du second degré. Mobilisant les statistiques nationales existant sur le sujet et réalisant des entretiens complémentaires pour affiner son propos, Gilles Combaz scrute ces postes à travers trois thématiques clés : le recrutement, la mobilité, l'avancement. Ses conclusions sont claires : au-delà d'une féminisation réelle des fonctions d'encadrement de l'éducation nationale et si, en deux décennies, les écarts se sont considérablement réduits, des inégalités demeurent cependant entre femmes et hommes dans l'accès aux postes à responsabilités et dans le déroulement des carrières. Toute l'analyse de Gilles Combaz vise à révéler comment sont produites ces inégalités.