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La foi du cordonnier
Durand Gilbert
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782343035055
De tous les livres de Gilbert Durand (1921-2012), La Foi du cordonnier est à coup sûr le plus révélateur de l'humanité profonde de son auteur. Le ton en est alerte, enjoué presque à l'évocation de l'échoppe du cordonnier "pleine d'odeurs fauves, des crus divers de muscs, de tannins de tous les cuirs imaginables", dont le mystère enchanta son âme d'enfant. Quoi de plus simple pourtant que ce geste millénaire grâce à quoi les hommes, marchant entre ciel et terre, ont cessé d'être des va-nu-pieds ? Un geste dont Gilbert Durand explicite ici le symbolisme - "unir la rudesse, la solidité de la terre et la voûte légère du ciel" - qu'il découvre commun à toute une famille d'esprits : hermétistes et alchimistes, astrologues et autres "magiciens", point si éloignés qu'on pourrait se l'imaginer de la ferveur chrétienne populaire demeurée attentive aux grands cycles cosmiques et au rythme des saisons ponctuant durant des siècles "les travaux et les jours de la chrétienté occidentale". Sous son aspect débonnaire, La Foi du cordonnier est un manifeste en faveur d'une gnose réconciliatrice et rien moins que dualiste, répondant au besoin de signification et d'orientation de l'homme d'aujourd'hui. Pourfendant comme à son habitude l'iconoclasme occidental, responsable de la scission entre le réel et l'imaginaire, les forces de la nature et les préceptes de la foi, Gilbert Durand ouvre la voie à une Science de l'Homme qui, sans rien renier des traditions culturelles et de leur riche héritage symbolique, entrerait en dialogue avec les sciences les plus avancées de notre temps. C'est en anthropologue inspiré, en poète parfois, qu'il s'emploie à "glaner" dans chacun des chapitres de ce livre les traces de ces traditions savantes ou populaires, et de ce christianisme primitif solidement enraciné dans l'imaginaire occidental et européen.
Résumé : Les sciences humaines sont en crise. Psychologies, sociologies, histoire et ethnologies ont confondu leur visée, l'Homo sapiens, avec une méthode unidimensionnelle héritée d'une physique périmée depuis l'apparition du " Nouvel Esprit Scientifique ". Gilbert Durand constate que cet échec péremptoire n'est dû qu'à un mirage pédagogique. A travers les recherches de pointe des anthropologues renaît l'aurore de retrouvailles avec le destin immémorial de l'Homo sapiens. Nous assistons progressivement à la résurgence d'une " Science de l'homme " qui, dans sa singularité, retrouve bien des données transmises par les savoirs traditionnels : là où la Méthode exerçait son emprise totalitaire, le pluralisme des singularités - le " polythéisme des valeurs " - devient le garant de l'unité compréhensive du Sapiens. Une " raison autre " reconstitue lentement mais sûrement les assises prometteuses d'un " Nouvel Esprit Anthropologique ".
Depuis la publication de son premier livre, La Logique de la domination (1976), qui révéla au public un jeune sociologue engagé dans une vaste entreprise de refondation conceptuelle, Michel Maffesoli a construit une oeuvre ambitieuse, plurielle, originale et paradoxale. Maîtres, disciples et amis lui rendent ici hommage, insistant sur le rôle précurseur joué par l?auteur de La Conquête du présent dans la compréhension des imaginaires postmodernes, le décryptage des rituels collectifs, la quête jubilatoire d?une nouvelle manière d?être au monde. Parmi d?autres contributions, Edgar Morin évoque ainsi sa complicité intellectuelle avec le théoricien des « néotribus »; Gilbert Durand retrace la longue maturation de son plus éminent disciple; Serge Moscovici signe un texte de grand style sur les « Les quatre kabbales sociologiques ». A lire également, la belle étude de Michel Cazenave sur « Maffesoli et Jung », et celle de Patrick Tacussel sur « La sociologie du présent de Michel Maffesoli ». Un hommage en forme de manifeste pour dépasser la banalité du quotidien.L?archéologie d?une oeuvre capitale.
La conscience dispose de différents degrés de l'image - selon que cette dernière est une copie fidèle de la sensation ou simplement signale la chose - dont les deux extrêmes seraient constitués par l'adéquation totale, la présence perceptive, ou l'inadéquation la plus poussée c'est-à-dire un signe éternellement veuf du signifié, et nous verrons que ce signe lointain n'est autre que le symbole." Véritable initiation philosophique, cet ouvrage explore le "fait" symbolique à travers une étude de la place du symbole dans la pensée occidentale et du conflit de la Raison et de l'Image. En envisageant une science et une sagesse nouvelles, il étudie les fonctions philosophiques du symbolisme. Figure importante des sciences humaines à leur apogée, Gilbert Durand a beaucoup oeuvré pour la restauration de la pensée symbolique. Son oeuvre a été traduite en plusieurs langues
« La conscience dispose de différents degrés de l'image - selon que cette dernière est une copie fidèle de la sensation ou simplement signale la chose - dont les deux extrêmes seraient constitués par l'adéquation totale, la présence perceptive, ou l'inadéquation la plus poussée, c'est-à-dire un signe éternellement veuf du signifié, et nous verrons que ce signe lointain n'est autre que le symbole. »Véritable initiation philosophique, cet ouvrage explore le « fait » symbolique à travers une étude de la place du symbole dans la pensée occidentale et du conflit de la Raison et de l'Image. En envisageant une science et une sagesse nouvelles, il étudie les fonctions philosophiques du symbolisme.Table des matières : Avant-propos - Introduction : Le vocabulaire du symbolismeI - La victoire des iconoclastes ou l'envers des positivismesII - Les herméneutiques réductivesIII - Les herméneutiques instaurativesIV - Les niveaux du sens et la convergence des herméneutiquesV - Conclusion : Les fonctions de l'imagination symboliqueBibliographie
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.