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Les forêts en Asie du Sud-Est. Recul et exploitation, le cas de l'Indonésie
Durand Frédéric
L'HARMATTAN
43,50 €
Épuisé
EAN :9782738424952
Les forêts ont longtemps été au coeur de la vie des populations asiatiques et des préoccupations des colonisateurs puis des compagnies forestières occidentales. Leur étude permet de retracer l'évolution de l'une des régions les plus dynamiques du monde, mais également les moins connues du public français. Dans une première partie, ce livre cherche à montrer l'ampleur des enjeux que représentent le recul des forets tropicales à l'échelle mondiale et les stratégies ou attitudes des principaux protagonistes (Banque Mondiale, écologistes, exploitants forestiers, Etats-Unis, GATT, Japon, ONU, Union Européenne...). Puis il s'attache à démontrer l'ancienneté du recul et de l'exploitation des forets en Asie du Sud-Est. Celles-ci ne couvraient en effet parfois plus que la moitié de la superficie de nombreux territoires à la fin de la colonisation (Cambodge, Philippines, Viêt-nam...). Enfin, ce livre tente de montrer dans une perspective historique, les responsabilités des différents acteurs de la déforestation (agriculteurs itinérants, exploitants forestiers, programmes gouvernementaux d'extension agricole, organisations internationales) pour l'ensemble des pays d'Asie du Sud-Est et plus particulièrement pour ]'Indonésie. Aujourd'hui, plusieurs de ces Etats sont devenus importateurs nets de bois (Philippines, Thailande) et l'Indonésie, qui est actuellement le deuxième producteur mondial de contreplaqué derrière les Etats-Unis, devrait connaître des problèmes d'approvisionnement d'ici moins de dix ans. Ces constats ne peuvent que nous amener à nous interroger sue quelques-uns des grands débats du XXIe siècle : développement "durable", droits des populations locales, influence de la déforestados sur l'effet de serre, sauvegarde du patrimoine de la planète pour les biotechnologies.
Situé entre l?Australie et l?Indonésie, Timor-Est ou Timor oriental est une ancienne colonie du Portugal en Asie du Sud- Est. Elle s?étend sur une moitié d?île d?une taille supérieure au Liban. A partir de 1975, le territoire est devenu une des grandes causes internationales des droits de l?Homme, à la suite de son invasion par l?armée indonésienne et des graves exactions qui s?y sont déroulées. Elles ont causé un des plus grands drames humains de la deuxième moitié du XXe siècle. Pendant vingt-cinq ans, une résistance active a été menée dans le pays et sur la scène internationale. Elle a valu à l?actuel président, José Ramos-Horta, et à l?ancien évêque du pays, Mgr Belo, le prix Nobel de la Paix en 1996. Après un référendum d?autodétermination en août 1999, Timor-Est a été placé sous tutelle onusienne, ce qui en a fait une expérience unique de premier territoire complètement administré par l?ONU. Deux ans et demi plus tard, en mai 2002, le pays a accédé à l?indépendance sous le nom officiel de : " République Démocratique de Timor-Est ", devenant ainsi le premier Etat du troisième millénaire. C'est aussi le pays le plus chrétien d'Asie, avec 95% de la population de confession catholique. Timor-Est a souvent été qualifié de " pays le plus pauvre d?Asie " par les institutions ou médias internationaux, et a connu une crise politique majeure en 2006/2008, qui a nécessité le retour d?une force d?interposition internationale. Cependant, les perspectives d?avenir sont très favorables et plusieurs économistes américains ont prédit au pays une croissance à deux chiffres pour les années 2010.
L'île de Timor, à la limite des mondes asiatique et pacifique, occupe une place très particulière dans l'histoire du christianisme. Le catholicisme y fut introduit dès les années 1550 par les dominicains portugais, suivis un siècle plus tard par des protestants hollandais. Ces religions sont restées minoritaires jusqu'au milieu du 20e siècle, avant de devenir en quelques décennies un élément majeur d'identité locale. En effet, dans un archipel pourtant en majorité islamisé, 95 % des Timorais sont aujourd'hui chrétiens, à l'ouest comme à l'est. L'actualité internationale a surtout retenu le drame du peuple de Timor Oriental de 1975 à 1999. Le pape Jean-Paul Il lui-même a dit qu'il priait spécialement, tous les jours, pour que cesse sa souffrance. Cette cause à valu à Mgr Belo, l'évêque de Timor-Est, de devenir le premier dignitaire catholique à recevoir le Prix Nobel de la Paix en 1996. La partie occidentale est moins connue. Pourtant les rivalités entre cultes traditionnels, catholicisme, protestantisme et islam y sont vives. Timor ouest a aussi été le théâtre de mouvements de renouveau chrétien, dont le plus important en 1965 aurait aboutit selon de nombreux témoins à la réalisation de tous les miracles décrits dans le Nouveau Testament. Selon l'évangéliste américain Kurt Koch " Dieu avait quelque chose à dire à l'ensemble du monde " à travers ce qui se passait à Timor. L'histoire s'est trouvée une nouvelle fois bouleversée en 1999, lors des troubles consécutifs au référendum pour l'indépendance du Timor Oriental. Pendant des mois, des centaines de milliers de déplacés ont vécu dans des camps à l'ouest, amenant les Eglises des deux moitiés de l'île à réfléchir à s'interroger sur la place du christianisme dans les sociétés timoraises d'aujourd'hui et de demain.
Balthazar-Pascal-Jean Celse, qui se déclarait "Prince des îles de Timor et de Solor", est connu des historiens par un mémoire adressé au roi Louis XV. Dans ce livret, publié à Paris en 1768, le jeune homme à la peau sombre disait avoir été abandonné en France en 1750 à l'âge de treize ans. Agé de trente ans en 1768, il racontait également être allé jusqu'en Chine et au Québec. Très peu d'éléments étaient connus sur ce qui lui était arrivé ensuite. Ces questions sont étudiées dans un livre paru en 2015 aux Editions des Indes Savantes, Balthazar : un prince de Timor en Chine, en Amérique et en Europe au XVllle siècle. S'appuyant sur cette étude, l'exposition s'efforce de présenter sa vie, qui l'a amené à jouer un rôle insoupçonné dans l'histoire de France.
La République démocratique du Timor-Leste est régulièrement présentée comme le pays "le plus pauvre d'Asie" et comme un Etat que l'ONU aurait construit "en partant de zéro" en 1999. Pourtant, avec 1,1 million d'habitants en 2008, des ressources en hydrocarbures et plusieurs siècles d'histoire partagée avec le Portugal, avant 25 ans d'occupation indonésienne, Timor-Leste est plus complexe que ne laissent penser bien des raccourcis. Les crises récentes de 2006 et 2008 en témoignent. Afin d'analyser les situations contemporaines et les perspectives futures de l'économie et de la société à l'horizon des années 2020 et 2050, cette étude se concentre sur quatre grandes questions : les caractéristiques de la phase de transition depuis le référendum de 1999 jusqu'au milieu de l'année 2008, à travers l'analyse de l'utilisation de l'aide internationale et les évolutions politiques dont la dernière a abouti à la double tentative d'assassinat manquée du président et du Premier ministre en février 2008 ; la situation socio-démographique ; les principales données et orientations socio-économiques à la fin des années 2000 ; les perspectives d'avenir, avec les plans ou projets gouvernementaux et leurs possibles limites, dans un contexte de resserrement des liens avec les pays de l'ASEAN et avec la Chine.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.