Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Picasso et le cheval, 1881-1973
Dupuis-Labbé Dominique
FAVRE
48,70 €
Épuisé
EAN :9782828907402
On croyait tout savoir de Picasso. Son ?uvre a été si souvent décrit, publié, analysé qu'on pensait en avoir fait le tour. Pourtant, non! Aussi connue soit-elle, sa faramineuse production réserve encore des surprises. Celle que nous offre le présent ouvrage est de taille. Jusque-là, on associait volontiers Picasso au toro, au minotaure, et autres avatars taurins ou tauromachiques - sans prendre conscience qu'un autre animal occupait dans l'imaginaire du maître une place primordiale: le cheval. Chez Picasso, le cheval est omniprésent. Il traverse son ?uvre de part en part: un de ses premiers tableaux, peint à l'âge de huit ans, représente un homme à cheval - et un de ses derniers dessins une sorte de pégase, un cheval ailé. Ces deux ?uvres figurent, naturellement dans le présent ouvrage, parmi une centaine d'autres - dont certaines sont reproduites ici pour la première fois. Pour mettre en évidence cette réalité - qui avait échappé aussi bien aux connaisseurs de Picasso qu'aux amateurs de chevaux - nous avons fait appel à Dominique Dupuis-Labbé, professeur à l'Ecole du Louvre et conservateur au musée Picasso de Paris: une des meilleures spécialistes de l'artiste le plus prodigieux du XXe siècle. Commissaire de nombreuses rétrospectives Picasso (à Taïpei, à Tokyo, à Rio et à Paris), elle avait déjà révélé un aspect peu connu de l'?uvre picassien en organisant, en 2001, une retentissante exposition: Picasso érotique (Galerie nationale du Jeu de Paume). Après avoir revisité, avec la complicité et l'aide des héritiers du maître, la quasi-totalité de sa production, Dominique Dupuis-Labbé conclut: "Picasso nous présente des images, variées à l'infini, de l'animal qui combine, au sein de son ?uvre, la symbolique mâle et femelle, le solaire et les ténèbres, le jeu et le drame, le désir et la sagesse. Ce faisant, il nous parle également de son amour pour le compagnon immémorial de l'homme - dont il fit aussi le double de la femme."
L'art n'est pas chaste [...] ou bien, s'il l'est, ce n'est pas de l'art." En quelques mots, Picasso résuma le désir et le besoin de centrer son ?uvre sur l'érotisme. Il tenta de comprendre ou de se perdre dans les vertiges de l'amour et du sexe, en particulier par le thème récurrent de l'étreinte, ce moment d'abîme où le regard de l'autre ouvre sur la connaissance de soi, sans en esquiver le caractère d'affrontement, d'appropriation, oscillant entre l'émerveillement et la terreur. Des représentations de maisons closes de Barcelone au début du siècle à celles de la Maison Tellier de 1971, en passant par les accouplements fiévreux des années 1930 et le jeu du voyeurisme à la fin de sa vie, Picasso nous convie à suivre un parcours amoureux sensuel et cruel, tendre ou bestial, celui d'un homme qui avouait: "Au fond, il n'y a que l'amour. Quel qu'il soit."
Catalogue officiel de l'exposition Voyages, voyage au Mucem (Marseille) du 21 janvier au 4 mai 2020. Début du XXe siècle : Matisse a traversé le Pacifique. Klee, Kandinsky ou Marquet arpentent les rues de Tunis et le port d'Alger... En voyage, ce qui se joue alors pour ces artistes se trouve dans les aplats de couleur, les lignes et la lumière : les voies de l'abstraction se profilent. La modernité est en train de s'inventer. Au gré d'autres déplacements parfois dictés par l'histoire, le siècle verra évoluer cette modernité. En exil, Masson ou Brauner fuient l'Europe meurtrie par la Seconde Guerre mondiale : que se passe-t-il lorsque les surréalistes rencontrent les expressionnistes abstraits américains ? Quand Duchamp met son oeuvre "en valise" ? Et quand, dans le sillage des beatnik, César, Warhol ou Baquié questionnent la route et les moyens de transport eux-mêmes, tandis que le voyage comme loisir, le territoire comme objet de consommation, de spéculation deviennent sujets d'observations implacables, sous l'oeil de Martin Parr, de Camille Henrot ou d'Andreas Gursky ? Nous n'avons pas fini de voir les frontières brûler, les peuples migrer. Aujourd'hui plus que jamais, le geste artistique épouse et interroge les mouvements migratoires et fait sienne la posture d'exilé. Coédition Mucem. /Editions Hazan
Ce récit est une épopée aérienne au-dessus de ce patrimoine meurtri. C'est aussi un cri d'alerte pour éveiller les consciences en montrant que nous pouvons (et nous devons) agir. Ces dernières années, de nombreux sites culturels ont été dramatiquement victimes de destructions volontaires en Syrie, Irak, Afghanistan, Yémen, Libye, Haïti, sous les yeux d'une communauté internationale impuissante. Si les réactions ont été nombreuses dans la presse, malheureusement, peu d'actions concrètes ont été menées sur le terrain, dans ces pays où les conflits sévissent toujours. Depuis 2016, l'équipe d'Iconem est la seule au monde à avoir visité Palmyre, le Crac des chevaliers, Alep, Mossul, Korsabad, Nimroud, Samarra alors que les combats sévissaient encore en Syrie et en Irak. Son but : numériser en 3D pour conserver la mémoire de ces sites exceptionnels avant leur disparitionm, grâce à des photos prises par drone.
Le livre est conçu comme un journal de bord, agencé par semaine de travail et illustré de pictogrammes dépeignant les rouages souvent pénibles de chaque procédure. Semaine 40, lundi : - J'avais oublié de te dire : tu as été nommé change manager. Tu pars demain en formation à Genève. Notez la forme impersonnelle " tu as été? " Le Directeur de la Performance Opérationnelle m'a arrêté dans le couloir pour m'annoncer la nouvelle comme s'il s'agissait d'un détail. Il ressemble aux consultants qui sévissent actuellement dans l'usine. Même look d'agent d'assurance. Même retenue dans le comportement. Un sourire d'hôtesse d'accueil. Le cadre modèle, sans aspérité, sans épaisseur, un cadre en deux dimensions. Pour lui, cette nouvelle est sûrement un détail. Il n'a personne à envoyer, alors il me missionne sous couvert d'une nomination bidon. Peu importe que je vienne de rentrer d'une formation sur Paris le jour même et que je doive repartir au pied levé. Si j'étais quelqu'un de normal, ma première réaction aurait été de faire part de mon vif agacement devant si peu de ménagement. Si peu de management. Mais il y a déjà bien longtemps que j'ai appris à ne plus réagir à chaud. Jamais. (?) A mesure que j'observe mes congénères, une question grandit dans mon esprit. Est-ce que je me fonds dans ce beau monde ? A quelle catégorie suis-je apparenté ? Seule vérité incontestable : du haut de mes 32 ans, je me sens sacrément jeune par rapport à la moyenne d'âge autour de la table. Avant 30 ans, c'est trop tôt, nous sommes encore de jeunes couillons n'ayant pas appris à la fermer. Après 37 ou 38, c'est trop tard : plus assez influençable, plus assez mobile, trop cher. (?) Le directeur de la performance démarre la réunion par une mind map. Ce terme peut évoquer quelque chose d'intelligent, mais en fait, il n'y a rien de plus bête. Il s'agit d'écrire un mot sur un paperboard ou un tableau et d'y noter tous les autres mots auxquels il vous fait penser. Le directeur de la performance écrit donc : PERFORMANCE (?) Dans chaque phrase, on utilise au moins deux ou trois abréviations dont j'arrive plus ou moins à deviner le sens. Sans surprise, on switch en anglais à tout bout de champ : on ne réduit pas, on stretch / on ne surveille pas l'heure, on timekeep / on n'a pas de données, on a des inputs / une machine n'est pas facile à utiliser, elle est user friendly. Dans le monde de la production, la plupart des concepts viennent du Japon (de Toyota, pour ne pas citer de marque). De fait, on parle aussi japonais, ce qui aboutit à des dialogues détonants que n'auraient pas reniés des clubbers sous ecstasy?
Résumé : Il a incarné à lui seul tout un pan du cinéma français des années 70-80, même s'il a continué de jouer jusqu'en 2015. Discrètement mais porté par l'assurance de son talent, il s'est imposé comme l'un des rares monuments authentiques du septième art. Les plus grands l'ont sollicité à leur côté : Bunuel, Clouzot, Hitchcock, Sautet, Melville, Chabrol, Resnais, Godard, Demy, Ferreri, Moretti, Costa-Gavras, Malle, De Broca, Lelouch, Boisset, Deville, Tavernier, Girod, Rouffio, Granier-Deferre, Doillon, Rivette, Ruiz, de Oliveira, Chahine, Miller, Lartieu, Carax, Angelopoulos... Une liste presque interminable que bien des comédiens peuvent lui envier. Car elle est unique. Cet incroyable parcours lui a permis d'accrocher à sa riche carrière des titres comme Le Mépris, César et Rosalie, La Grande Bouffe, Les Demoiselles de Rochefort, Vincent, François, Paul et les autres, Le Sucre, Le Charme discret de la bourgeoisie, Les Noces rouges, Le Trio infernal, Le Doulos... et pléthore d'autres. Non content d'accumuler les rôles puissants au cinéma, Michel Piccoli a brillé au théâtre. Son interprétation du Roi Lear est restée dans la mémoire de tous les spectateurs. Quatre César et deux Molière du meilleur acteur ne sauraient suffire à résumer sa riche carrière. Cet ouvrage dresse le bilan complet d'un qui a toujours suivi ses propres idées, refusant de se laisser porter par l'air du temps, repoussant les sirènes de la facilité. Car Michel Piccoli s'est aussi fait connaître par ses opinions politiques que l'on retrouve à la fois dans ses prises de position, dans ses actions au sein du syndicat des acteurs et dans le choix de nombre de ses films. S'il restera à jamais le héros romantique des Choses de la vie face à une Romy Schneider étincelante, son apport se révèle bien plus considérable et laissera une trace indélébile au coeur du monde des images animées. Mieux : une référence. Son ami Marcello Mastroianni dit de lui : "C'est un type extraordinaire... C'est un grand acteur. Qui plus est une vedette qui ne refuse jamais de tourner, même une petite scène, lorsqu'il juge que le film est de nature à servir le cinéma." Une biographie exhaustive qui permet de mieux apprécier le comédien et de mieux comprendre l'homme.