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Techniques & culture N° 63, 1er semestre 2015 : Pâturages. Nourrir ses bêtes et habiter le territoir
Dupré Lucie ; Lasseur Jacques ; Chappuis-Poccard R
EHESS
29,00 €
Épuisé
EAN :9782713224874
Nourrir le Monde" ! "Respecter l'environnement et le bien être animal !" "Se préoccuper des goûts et de la santé du consommateur !" L'élevage est l'objet d'injonctions sociales et politiques parfois paradoxales que la mondialisation accentue chaque jour davantage, et qui visent particulièrement les manières d'élever et de nourrir les bêtes. Au nord comme au sud, dans des territoires souvent marginalisés, les pâturages jouent un rôle crucial. "Pâturer, c'est naturel". Non bien au contraire. Loin de l'image bucolique, l'anthropologue, le géographe, le zootechnicien montrent dans ce Thema de Techniques&Culture en quoi la plus ancienne façon de nourrir les animaux, que les éleveurs réinterprètent sans cesse, est aussi probablement l'une des plus complexes et des plus vives en termes social, économique et politique. De la Laponie à la Patagonie en passant par les montagnes françaises, le pâturage nous permet d'interroger à nouveaux frais la place de l'élevage et des éleveurs dans le monde contemporain.
Revue de presse Florence Dupré la Tour n'a peur de rien : ses personnages agaçants déambulent dans un univers qui emprunte autant à l'heroic fantasy qu'à la mythologie grecque. Sous sa plume corrosive, Pégase est une rosse pédante, le mont Hélicon une réserve de bardes grotesques, etc. L'auteur a des lettres, elle sait écrire, elle est intelligente et elle s'en fout. C'est ça qui est bon. (Marion Festraëts - L'Express du 12 juin 2008)
Borgnol doit partir à la recherche de Bébé phoque, enlevé par les ?deux pattes qui puent?. Ses seuls alliés dans l?aventure: les congénères du disparu. Mais comment faire d?un groupe de phoques au QI très limité un commando d?élite?
Biographie de l'auteur Bénédicte Dupré la Tour est co-scénariste de Borgnol. Rédactrice de presse et scénariste, elle participe notamment à l'écriture de la série animée OVNI, de Fabrice Parme et Lewis Trondheim.Florence Dupré la Tour naît avec sa sœur jumelle en 1978 à Buenos Aires. Elle y reste sept années, suit ses parents en Champagne, puis en Guadeloupe et s'installe finalement à Lyon. Après un bac littéraire, elle étudie pendant quatre ans la bande dessinée et la PAO à l’école Émile-Cohl. Son diplôme en poche, elle part travailler à Paris, où elle participe à la création du dessin animé "Petit Vampire", adaptation de l’œuvre de Joann Sfar pour France 3. Aujourd’hui revenue à Lyon, elle se consacre entièrement à la bande dessinée. En revisitant avec humour et méchanceté les romans de chevalerie, elle compose ici un Oliver Twist médiéval et psychédélique. Il y a dans ce premier volume des aventures de Capucin la personnalité et l’audace d’un talent exceptionnel.
Développée massivement en Ardèche à partir du XIVe siècle sous la forme d'un système de culture singulier, la castanéiculture a façonné ce vaste territoire de moyenne montagne et occupé le c?ur de l'économie régionale jusqu'au XIXe siècle. Aujourd'hui, cette activité concerne plus d'un millier d'exploitations agricoles et fait de l'Ardèche le premier département producteur de châtaignes. Si elle participe de façon décisive au développement d'un territoire à l'économie fragile, elle souffre cependant de plusieurs handicaps : concurrence européenne, arbres âgés et affaiblis, faible valorisation des différentes variétés, impossible mécanisation, déficit de reconnaissance publique... Aussi les castanéiculteurs, soutenus par leurs organisations professionnelles, mais aussi par les chercheurs, les associations ou encore les metteurs en marché, travaillent depuis une vingtaine d'années à " relancer " cette production agricole, c'est-à-dire à instruire sa reconnaissance et sa visibilité publiques. Cet ouvrage s'attache à décrire ce processus de relance d'un produit régional en analysant les différents lieux de blocage et les solutions envisagées. Fondée sur un lien singulier, inscrit dans l'histoire, entre les hommes et les arbres, la castanéiculture résulte d'un assemblage composite fait d'ajustements, de réinvestissements et d'inventions sociotechniques et lieu support de stratégies mises en ?uvre au sein du vaste réseau technico-économique de la châtaigne. Ainsi les acteurs de la relance sont confrontés à la question du rapport entre tradition et modernité : comment concilier et expliciter la qualité traditionnelle du produit avec les exigences de son développement et de sa valorisation économique ? Comment lui inventer un avenir sans pour autant faire table rase du passé ? Bref comment en faire un produit régional ? Au c?ur de la relance, la " patrimonialisation " de la " châtaigne d'Ardèche " apparaît comme le produit d'une construction sociale portée par des intérêts tout à la fois économiques, touristiques, environnementaux et paysagers.
Depuis le début des années 1990, la plupart des hôpitaux européens ont révolutionné les pratiques entourant la mort du foetus ou du nourrisson. Escamoter l'enfant mort et inciter les parents à "passer à autre chose", tel était l'usage jusqu'alors. Apprendre à "faire son deuil", telle est la règle désormais. Le deuil devient volontariste, presque appliqué. Mais le plus surprenant est sans doute l'invite systématiquement faite aux parents de regarder leur enfant mort. Internationale, cette mutation fut aussi radicale: en dix ans, une page de l'histoire de la mort enfantine a été tournée. Elle cristallise une nouvelle manière de saluer les morts rendant essentielles la matérialité et l'incarnation du souvenir. Que s'est-il passé pour que la présentation ou la représentation du corps devienne, ou redevienne, incontournable pour penser la perte? Un simple retour au passé? Fétichisation du corps et psychologisation de son usage: le corps, la chair, le donné biologique sont appelés au secours des psychés. Mais le phénomène se limite-t-il bien au cas des bébés morts? Que nous suggère-t-il de la redéfinition contemporaine des identités?
Observer, participer, comprendre, décrire sont les étapes clés du travail de l'ethnographe. Elles ont donné lieu à de véritables controverses, d'autant plus intenses que s'est accru l'engagement du chercheur dans la cité. Présentant des textes récents, mais déjà classiques, L'engagement ethnographique se lit comme une anthologie de réflexions sur le travail de terrain. Enquêter, c'est s'engager dans des activités, s'impliquer dans des échanges, collecter des informations et, dans le même mouvement, transformer des savoirs et se transformer soi-même. L'expérience du terrain est ici irremplaçable: elle permet une pensée en prise sur le concret. Et contre tout dogmatisme, elle aide à trouver de nouvelles solutions à des problèmes éthiques et politiques. Du terrain aux comptes rendus de situations sociales, l'ethnographie est, plus qu'une méthode, un art de mener l'enquête. Ses pratiques ont connu de grandes transformations, à l'épreuve de la mondialisation. Elles s'enrichissent des apports de l'histoire et de l'analyse de réseaux. De territoire circonscrit, le terrain devient flux. La tâche de l'ethnographe est désormais de suivre de site en site des personnes, des capitaux, des marchandises, des techniques, des histoires, des conflits... Il se retrouve aux avant-postes de la réflexion sur la globalisation.
Dans une Italie communale qui bénéficie, au cours des XIIe et XIIIe siècles d'un essor sans précédent de la production et des échanges, le paysage urbain se hérisse de tours, tandis que les rues résonnent en permanence du pas de ces puissants chevaux de guerre qui peuplent tant de fresques et de tableaux de la première Renaissance. Tours et chevaux symbolisent la supériorité d'une classe sociale, la militia, qui pendant longtemps restera ouverte à tous ceux qui ont les moyens d'acheter un cheval de guerre et de s'entraîner pour le combat monté. Composée pour l'essentiel de propriétaires fonciers, la militia n'en présente pas moins une grande diversité de conditions sociales qu'accentue encore la participation plus ou moins active de ses membres aux secteurs les plus dynamiques de l'économie marchande. Seuls en fait les profits tirés de la guerre et la défense des privilèges qui lui sont reconnus en échange de ses prestations militaires expliquent l'étonnante cohésion de cette classe et sa capacité à perpétuer un système de domination qui s'identifie, jusqu'au début du XIIIe siècle, avec le régime des consuls. Et pourtant, la militia se verra contrainte, en l'espace de quelques décennies, de renoncer à ses privilèges et d'abandonner le pouvoir à de nouvelles catégories de la population regroupées sous la bannière du popolo. Comment expliquer une débâcle aussi rapide ? Par l'irrésistible montée en puissance du popolo, sans aucun doute, et par les décisions internes de la militia. Mais elle apparaît plus encore comme la conséquence inévitable d'une culture de la haine qui, malgré tous les mécanismes destinés à en limiter les effets, conduit à l'implosion d'un tel système de domination.