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La main hantée
Dupré Louise ; Doucey Bruno
BRUNO DOUCEY
15,00 €
Épuisé
EAN :9782362291784
Le livre s'ouvre sur un fait qui pourrait paraître banal s'il n'était suivi d'une réflexion existentielle : une femme qui fait euthanasier son chat prend soudain conscience de sa capacité à tuer. Elle écrit la main hantée par l'Histoire et prend la mesure de la cruauté qu'elle voit à l'oeuvre dans le monde : viols, meurtres, bombardements, barbarie, indifférence à la souffrance d'autrui. Et cette terrible question : comment affronter le mal qui est nous sans sombrer dans le pessimisme ou le désespoir ? Avec des mots simples et une infinité prévenance, l'auteure creuse le noir pour y trouver une lumière. Elle défie la détresse pour y fonder l'empathie. Et l'on ressort de ce livre avec une conscience accrue des liens qui unissent liberté et responsabilité dans ce fragile miracle du vivant.
Et si les mots pouvaient changer le monde ? C'est dans la contrée des dieux amoureux et des fleuves protecteurs que la quête du jeune homme qui voulait apprendre à chanter commence. Des rives du Mélès à l'île de Délos, en passant par Smyrne et Epidaure, Homère, guidé par son amie la Muse, découvre le monde et sa musique enchanteresse et parvient même à la faire entendre dans toute la Grèce. Même les dieux et les déesses tendent l'oreille !
je pensais des mères courage traversant les pays avec leurs filles sur le dos. je ne voyais pourtant que de petits moyens : du cour à se donner et du coeur encore et des lettres que ça circule que ça serve la désobéissance. Publiés aux Editions du remue-ménage dans les années 1980, La peau familière (1983), Chambres (1986) et Bonheur (1988) sont les premiers jalons de l'exceptionnel parcours d'écriture de Louise Dupré. Maintenant épuisés, ils sont ici réunis en un seul volume.
J'essaie de savoir qui était mon père, d'où il provenait, ce qu'il a pu ressentir, je veux comprendre pourquoi nous sommes restés à distance l'un de l'autre. J'épluche les rares témoignages que j'ai de ma famille, j'étudie la vie de mes oncles, je remonte la lignée familiale comme je le peux, même si mes aïeuls ne sont que des noms inscrits dans l'arbre généalogique, des fantômes sans histoire. Sans voix. A défaut de pouvoir mettre des visages sur des noms, il y avait la ferme au bord du Richelieu, dont je garderai toujours des images. Avec une maison qui avait vu plusieurs générations de Dupré naître, grandir, se marier, faire l'amour, faire les foins, faire les sucres, couper du bois pour chauffer le poêle, cultiver le potager, nourrir les animaux, pleurer les vieux parents qui s'éteignaient après des décennies de travail, pleurer des enfants morts en bas âge, et finir par sécher leurs larmes, puisqu'il fallait bien que la vie reprenne le dessus". Avec ce livre lumineux, Louise Dupré, plus de quarante ans après la disparition brutale de son père, fait le pari qu'il n'est pas trop tard pour se réconcilier avec lui et lui dire son affection.
Résumé : "Je sais que tu m'as inventée, Que je suis née de ton regard, Toi qui donnais lumière aux arbres, Mais depuis que tu m'as quittée, Pour un sommeil qui te dévore, Je m'applique à te redonner, Dans le nid tremblant de mes mains, Une part de jour assez douce, Pour t'obliger à vivre encore".
Ligne 8, direction Balard : Liberté - Bastille - Filles du Calvaire - Strasbourg Saint-Denis - Opéra. Ligne 3 : Père Lachaise... Chaque jour des millions d'hommes et de femmes se croisent dans le métro parisien, les yeux rivés à l'écran de leur téléphone mobile, pressés d'arriver à destination. Et pourtant, il y a tant à voir et tant à vivre dans ce monde souterrain. Tant de livres à déchiffrer sur les visages que l'on côtoie. Tant de scènes à filmer avec la caméra de l'empathie. Tant de jeunes et de vieux, de malades et de bien-portants, de riches et de pauvres emportés dans le même voyage. Il fallait un regard de poète pour mettre au jour l'inépuisable richesse de ces transports en commun. Ce regard, c'est une femme venue de Syrie qui nous l'offre, dans ces Métropoèmes écrits directement en français. La poésie aussi est un service public.
Il regardera longtemps l'eau et saura qu'il faut construire le bateau léger comme le souffle, le bateau qui ne cherche aucune route, qui ne porte rien, que lui et la parole nue".