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Sociétés & Représentations N° 27, Avril 2009 : Figures animales
Duprat Annie
NOUVEAU MONDE
24,99 €
Épuisé
EAN :9782847364521
En présentant quelques utilisations des figures animalières apparaissant dans le domaine de la littérature, de la caricature, des arts ou des pratiques de sociabilité, la revue Sociétés & Représentations a choisi d'explorer un extravagant bestiaire, terriblement multiple et polymorphe. Sujet des festivités estudiantines montmartroises à la fin du XIXe siècle, il sert de support à la critique sociale ou politique dans la caricature et ces figures de l'animal utilisées à des fins satiriques peuvent se retrouver dans la peinture contemporaine comme le montre l'oeuvre de Hans Grundig. Ces Histoires de bêtes, clin d'¦il à la grande Colette, nous transportent de la littérature féminine du XVIII siècle, plutôt tendre, à l'étrangeté du Chien jaune de Simenon (métaphore de la crise de 1929), à la violence des oeuvres de Damien Hirst ou à l'univers onirique obscur d'Alfred Kubin, en passant par les extraordinaires - au sens propre du terme - photographies de Gloria Friedmann et d'Alain Rivière-Lecoeur. L'interrogation de l'animal porte sur le vivant et nous conduit à questionner les relations entretenues par l'Homme, au sens générique du terme, avec les bêtes. La démarche, résolument interdisciplinaire, accorde une place importante à l'iconographie et à l'analyse des images.
Entre 1770 et 1793, les destins de Louis XVI et de son épouse Marie-Antoinette d'Autriche ont basculé du conte rose vers la plus sombre tragédie. De leurs quatre enfants, seule l'aînée, Marie-Thérèse Charlotte de France, dite "Madame Royale", a connu, jusqu'en 1851, une vie assez longue pour côtoyer restaurations monarchiques et révolutions. En cinq chapitres et trente documents iconographiques clés, ce fascicule, le premier de la branche Histoire Moderne (HM) de la collection Illustoria, brosse le destin d'une famille en tous points extraordinaire.
A l'aube du siècle des Lumières, Bernard de Montfaucon, bénédictin de St-Maur et érudit, écrit dans le prospectus d'annonce de son Antiquité expliquée et représentée en figures (1716): "Souvent ces estampes nous apprennent bien des particularités que les historiens ne disent pas". Près de trois siècles plus tard, l'Histoire continue d'entretenir avec les images des rapports ambigus. En effet, lorsqu'elle s'est constituée, à la fin du XIXe siècle, comme une science, en élaborant des méthodes de travail et de critique des sources archivistiques, elle a privilégié l'écrit en abandonnant les données visuelles aux historiens de l'art ou aux esthéticiens. Pourtant, les images sont multiformes (peinture, dessin et gravure, mais aussi sculpture, architecture et numismatique par exemple); elles peuvent être étudiées sous différents points de vue et révéler les significations les plus diverses. L'image, objet concret, contribue à forger des imaginaires mentaux, dont la connaissance et la compréhension sont essentielles pour le travail de l'historien. Les enseignants de tous niveaux sont censés réserver une place importante aux documents, iconographiques en particulier, dans l'élaboration de leurs cours. Ce manuel réfléchit sur l'histoire des images, et donne des clés d'analyse scientifique, en proposant l'étude de plusieurs dossiers thématiques.
Comment celle que son beau-père Louis XV avait affectueusement surnommée "la petite rousse" à son arrivée à Versailles en 1770 est-elle devenue "la rousse royale" sur une caricature diffusée en juin 1791 (fuite à Varennes) ? Est-ce en raison de moeurs, réelles ou fantasmées, puisqu'on traite successivement de "catin", "tribade", "Messaline moderne" une femme qui ne pouvait être qu'une "Nouvelle Médicis", donc, à la fin, une "créature de l'Enfer" ? La légende noire de Marie-Antoinette est fondée sur des raisons politiques, car elle personnifiait un choix diplomatique honni, le traité d'alliance avec l'Autriche de Marie-Thérèse, signé en 1756, lorsqu'elle n'avait qu'un an. Elle est donc une "garce autrichienne, fléau et sangsue des Français", dont on observe sans se lasser tous les faits et gestes. Les critiques les plus virulentes portent sur son appétence pour l'argent, elle devient vite la "Poulle d'Autry/uche" qui dit, sur une autre caricature, "Je digère l'argent avec facilité/ Mais la Constitution je ne puis l'avaler" . La déroute finale de la monarchie et la Révolution française auraient-elles été causées par "Louis le traitre et sa putain", "Madame Déficit", "Madame veto" ? L'opinion publique a joué un rôle crucial dans le déclenchement et le déroulement de la Révolution française, les attaques contre la reine y occupant une place de choix. Elle-même n'est pas dupe puisque, dans une lettre à son frère Léopold, elle écrit qu'elle a perdu la guerre d'opinions qui lui est faite...
Il fallait sans doute le recul des ans, et celui de l'observateur étranger, fin connaisseur de la France, pour obtenir tant d'informations inédites et produire une biographie de François Mitterrand qui fasse à ce point référence. Correspondant de la BBC à Paris pendant les années Mitterrand, Philip Short brosse le portait d'un homme aux talents et défauts exceptionnels, un esthète machiavélien qui pendant ses deux mandats a conduit la France dans la modernité. Homme de contradictions, il fut à la fois leader d'un mouvement de résistance et décoré par Vichy ; jeune parlementaire conservateur, il devint le leader incontesté de la Gauche unie. Imposant les communistes au gouvernement, il fut le fossoyeur du PCF. Féroce opposant à De Gaulle et à la constitution de la Ve République, il sut à merveille user du système institutionnel et s'inscrire dans une forme d'héritage gaullien? Tout cela en arrivant à gérer une vie privée extraordinairement compliquée. Biographe réputé, toujours à bonne distance de son sujet, Philip Short apporte de nombreux détails inédits sur sa gestion des " deux familles ", ses maîtresses, son rapport ambigu à l'argent et aux amis riches. Grâce aux archives américaines et britanniques, il dévoile également de nombreux épisodes jusqu'ici inédits de ses relations avec Reagan, Thatcher, Kohl, Gorbatchev? Cette biographie menée d'une plume alerte a été saluée par la presse anglo-saxonne et s'impose déjà comme une référence.
Dans son ouvrage paru en France en 1931 et jamais réédité, Sternbeck fait revivre le temps des pirates et des flibustiers du XVIe siècle. Depuis la découverte de l'Eldorado des Amériques jusqu'à l'expédition des Indes orientales en passant par la chasse à l'or dans le Pacifique, il retrace les épopées des figures majeures de la piraterie. Ce sont les voix des capitaines Kidd, Hawkins ou Morgan (le "roi des boucaniers"), comme de l'impitoyable Blackbeard, que l'on entend ici. Sur l'île du Diable ou de la Tortue, à bord du Pelican ou du Golden Hind, les espoirs, les peurs et les combats ne sont pas sans liens avec les intérêts des couronnes européennes. Sous la plume alerte et amusée de Sternbeck, les récits de ces navigateurs extraordinaires forment une histoire de la flibusterie, devenue source d'inspiration pour de nombreux auteurs.
Le Special Air Service, première unité de forces spéciales de l'histoire créée par David Stirling, est né dans les sables d'Afrique du Nord du besoin de monter des opérations de renseignement et de destruction derrière les lignes italo-allemandes. Le succès fut tel que ces unités devinrent pérennes dans l'armée de Sa Gracieuse Majesté et qu'elles sont aujourd'hui imitées dans de nombreux pays. Jean-Jacques Cécile, expert du monde des forces spéciales et du renseignement, nous livre ici un historique, aussi complet que possible, des célèbres SAS de la Seconde Guerre mondiale jusqu'à nos jours, en passant par la guerre du Golfe, la Malaisie, les conflits de la décolonisation, l'anti-terrorisme, l'Irlande, les Malouines, l'Irak et l'Afghanistan. Aujourd'hui, les SAS effectuent à la fois des missions militaires et d'intervention anti-terroriste (infiltrations, libération d'otages...)
Il est impossible de concevoir l'étude de la Seconde Guerre mondiale sans évoquer l'affrontement germano-soviétique, conflit de tous les superlatifs : immensité des espaces russes, climat extrême, masses humaines et matérielles inouïes, destructions et massacres de civils à grande échelle, combat entre les deux grandes idéologies totalitaires du XXe siècle. Les historiens occidentaux ont longtemps présenté la guerre à l'Est du seul point de vue allemand. Aujourd'hui, la plupart des analyses ont été battues en brèche grâce à l'ouverture des archives soviétiques. A travers l'étude de la planification et de l'exécution des opérations, le lecteur trouvera des considérations économiques, politiques et diplomatiques. Car il s'agit d'écrire une nouvelle histoire de ce conflit en inscrivant des problématiques issues des sciences humaines dans le champ de l'histoire militaire. Les grandes opérations allemandes et soviétiques sont ici analysées en détail : l'opération Barbarossa, l'opération Blau qui mène les Allemands à Stalingrad, l'opération Uranus qui enferme la 6e armée allemande dans Stalingrad, la bataille de Koursk. On trouvera enfin une description de l'art militaire soviétique, longtemps minoré par l'historiographie occidentale, et qui a pourtant permis à l'Armée rouge de terrasser la Wehrmacht.