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L'impatience de la liberté. Ethique et politique chez Michel Foucault
Dupont Nicolas-Alexandre ; Worms Frédéric
KIME
30,50 €
Épuisé
EAN :9782841745135
Entreprise sérieuse et originale, la présente étude permet d'aborder la question des rapports entre oeuvre "ouverte" de Michel Foucault et le "genre" philosophique, auquel l'auteur de l'Histoire de la folie à l'âge classique, des Mots et les Choses et de l'Histoire de la sexualité s'est souvent défendu d'appartenir. L'auteur y montre fort bien qu'il faut faire dans ces déclarations la part de la provocation, de l'ironie, et d'une stratégie critique destinée à déjouer la complicité du discours philosophique avec le pouvoir, ou mieux avec le "gouvernement". Ainsi, il se serait agi pour Foucault non pas de donner congé à la philosophie, mais de la pratiquer autrement. Prenant cette hypothèse fructueuse comme fil directeur d'une vaste enquête sur la logique cachée de l'entreprise foucaldienne, l'auteur de L'impatience de la liberté s'efforce ainsi de faire apparaître la contribution de Michel Foucault à l'histoire de la philosophie dans une série d'analyses caractérisées par une grande rigueur dans le choix et le commentaire des textes, une grande finesse d'interprétation et d'écriture, et une très juste appréciation des forces internes et externes qui conduisent le philosophe à se transporter d'un champ dans un autre sans jamais renoncer à son questionnement - fondamentalement éthique - sur les rapports du pouvoir et du savoir. La très grande importance prise par les questions de la bioéthique et de la "bio-politique", c'est-à-dire la construction et les extensions de la catégorie de "vie" dans le débat philosophique actuel (de l'épistémologie à la politique et à l'anthropologie) ne fait que souligner davantage la pertinence de cette première recherche. Le lecteur trouvera ainsi un particulier intérêt à la façon dont sont discutées les positions épistémologiques de Naissance de la clinique - ouvrage capital et cependant trop souvent négligé au profit de son oeuvre ultérieure - et à la façon tout à la fois directe et nuancée dont Nicolas-Alexandre Dupont y instruit la question des rapports entre les lectures du vitalisme et du positivisme par Foucault et par Canguilhem ".
Résumé : C'est l'histoire d'une haute trahison : celle du traité simplifié européen que Nicolas Sarkozy cherche à faire approuver par le Parlement. Non content d'avoir repris et même aggravé le contenu de la Constitution européenne, pourtant rejetée massivement lors du référendum de 2005, il habille désormais son forfait de pseudo-légalité en s'en remettant au vote parlementaire ! Manipulation que Nicolas Dupont-Aignan dénonce sans langue de bois. Il s'agit d'un coup d'État déguisé qui neutralise le bon fonctionnement démocratique. En effet, refusant de respecter le non des Français, d'obéir à la voix de la démocratie, mais voulant au contraire faire triompher dans l'ombre le pouvoir d'une Europe oligarchique et de régression sociale qui n'a rien à voir avec la belle idée européenne initiale, Nicolas Sarkozy ne craint pas de torpiller la souveraineté de l'État-nation français. Comme Nicolas Dupont-Aignan le prouve dans cet ouvrage, le fait que ce coup passe largement inaperçu ne doit rien au hasard. Une désinformation sans précédent tente de faire croire que le peuple n'est pas capable de penser par lui-même : bientôt, il n'aura plus rien à dire puisque c'est la supranationalité la plus radicale qui risque de triompher. Mais de qui se moque-t-on ? Pourquoi agit-on dans l'ombre ? Le "coup d'État simplifié" ne relèverait-il pas en dernière analyse de la volonté des chefs d'État européens de rompre en catimini avec la démocratie, pour renouer avec une forme de despotisme plus ou moins éclairé ? Que dire de cette Europe qui avance à marche forcée au lieu de se bâtir dans la confiance et l'équilibre ? Tant de questions auxquelles l'auteur répond, décryptant l'histoire de la "guerre éclair" de Nicolas Sarkozy et proposant un autre logiciel pour construire enfin l'Europe que les peuples attendent.
Après une première expérience avec un instrument d'initiation, l'astronome amateur se demande comment choisir un instrument plus performant pour observer et photographier d'anciens volcans lunaires, des éruptions solaires, une calotte polaire de Mars, un astéroïde, la Grande Tache Rouge et saisir des galaxies à plusieurs centaines de millions d'années-lumière en pleine ville. Ce livre répond à toutes ces questions et bien d'autres. Il permet d'apprivoiser le matériel, optimiser un télescope, comprendre ce que l'on observe, utiliser un reflex ou une caméra astronomique, trouver des planètes ou des quasars, utiliser des logiciels qui en révèlent tous les détails. Des explications accessibles sur la planétologie et l'astrophysique ainsi que de nombreuses photos et illustrations agrémentent un texte destiné aux astronomes amateurs et passionnés désireux de progresser dans leur exploration de l'Univers.
Résumé : Gustave Caillebotte a été l'un des artistes les plus importants, les plus actifs et les plus originaux de l'histoire de le peinture impressionniste. Ses tableaux comptent aujourd'hui parmi les chefs-d'oeuvre de l'époque, par la nouveauté de leur représentation et l'audace de leur point de vue. Ils ont Partis pour sujet. Caillebotte a aussi représenté la nature et les loisirs la campagne, au bord de l'eau. Ses tableaux, L'Yerres, effet de pluie, Canotier au chapeau haut de forme, Les Périssoires, Canotiers ramant sur l'Yerres, sont aussi extraordinaires et inoubliables que ses vues urbaines ; ils ont pour la plupart été peints entre 1875 et 1879 dans sa propriété à Yerres, dans l'Essonne, à quelques kilomètres de Paris. Ils ont pour sujet son parc, les bords de la rivière, les canotiers et leurs embarcations. C'est ce que montre l'exposition organisée dans la Propriété Caillebotte qui rassemble pour la première fois les oeuvres que l'artiste y a peintes, faisant d'Yerres l'un des hauts lieux de l'impressionnisme. Le catalogue rend compte avec les études de Serge Lemoine et de Dominique Lobstein, et des commentaires précis accompagnant chacune des oeuvres reproductrices.
L'Europe va dans le mur. Douze ans après l'adoption du traité de Maastricht, ses échecs et ses désillusions (chômage de masse, déclin industriel, désamour pour l'euro, impasse institutionnelle, aggravation du "déficit démocratique") lui valent la colère des peuples. Aucune de ses belles promesses n'a été tenue. L'Europe va-t-elle en tirer les leçons et infléchir sa course, comme il est d'usage en démocratie? Surtout pas! Maintenant, elle ne se contente plus d'aller dans le mur: elle accélère... et elle klaxonne! Avec une "Constitution" dont le nom est à lui seul un programme, avec un élargissement sans fin qui risque de s'étendre à la Turquie, l'Europe fédérale tente un ultime coup de poker - menteur, bien sûr... Ne serait-il pas plus sage de bâtir enfin l'Europe sur sa principale richesse: la vitalité et la diversité de ses nations? A l'heure où sa future "Constitution" suscite la controverse, Nicolas Dupont-Aignan plaide pour une autre Europe, qu'il replace ici au c?ur du débat public, sans complaisance ni précaution oratoire.
Le philosophe Charles Appuhn s'est adonné à l'ingrate lecture de la "Bible du peuple allemand" , selon l'auréole de la propagande officielle de 1933 car Mein Kampf offre une vue sans égal non pas seulement sur Hitler, mais sur l'idéologie et les projets politiques de l'hitlérisme. La "destruction des Juifs d'Europe" (selon le titre que Raul Hilberg donna à la somme qu'il consacra à cette destruction) n'est pas seule à y être programmée mais de façon fanatiquement répétée, celle de l' "ennemi de toujours" , la France. Quant à l'Est et aux peuples Slaves, le sort que Hitler annonce constituer également une nécessité vitale pour l'Allemagne, revient à les anéantir aussi afin que la population allemande puisse s'approprier leurs territoires (Drang nach Osten). Il s'agit bien, là ou jamais, de ce que Alexandre Koyré a appelé dans ses Réflexions sur le mensonge une "conspiration en plein jour" . La traduction et la présentation des extraits les plus "significatifs" , selon les termes de Charles Appuhn permettent de disposer en France dès 1933 de cent soixante-dix pages lumineuses en lieu et place des quelque huit cents pages de l'allemand verbeux de Hitler. Aussi bien, il faut y insister, cet Hitler par lui-même est en France la première divulgation autorisée. Elle ne sera interdite qu'en 1943. Sans entrer dans le labyrinthe des avatars éditoriaux, l'originalité courageuse de l'éditeur Jacques Haumont apparaît d'autant mieux qu'en 1933 on disposait certes de nombreux articles en français consacrés au parti national-socialiste, à la montée du nazisme et à la politique allemande, en général tout en ignorant ce manifeste nazi qu'est Mein Kampf. Rappelons que le premier volume, dans lequel Hitler se livre à son autobiographie, fut publié à Munich en 1925, suivi en 1926 du second qui, cette fois, expose les idées et le programme hitlériens. Or, Hitler, en accord avec Eher Verlag, son éditeur, en interdit toute traduction française.
La figure du voyageur-philosophe est volontiers associée aux récits de l'âge classique, qu'elle emprunte la forme de la fiction ou celle du témoignage autobiographique. Descartes fonde sa philosophie de la méthode sur l'expérience de l'errance et de l'exil ; jusqu'au XVIIIe siècle, le Voyage philosophique accompagne les grandes découvertes et l'ambition encyclopédique de recenser tous les territoires, les modes de gouvernement et les aires linguistiques. Les liens entre voyage et philosophie semblent ensuite se distendre, au fur et à mesure que s'autonomise la littérature et que se développent la promenade romantique et le voyage d'agrément. Mais peut-on réellement parler d'une fin, ou du moins d'une éclipse du voyage philosophique, et ce phénomène coïncide-t-il avec la fracture historique qui fait éclater le système des Belles-lettres où littérature, histoire et philosophie étaient encore unies ? Le présent ouvrage se propose d'interroger le devenir du voyage philosophique à partir du XIXe siècle et les formes de sa résurgence, à la fois du côté de la littérature et de la philosophie, dans un esprit de dialogue entre les disciplines. De Friedrich Nietzsche, qui élabore sa philosophie de l'esprit libre à partir de ses voyages, à Bruce Bégout, qui revisite la figure du philosophe-voyageur sous la forme du nomade motorisé, la pensée philosophique ne cesse d'être stimulée par l'errance ou d'orienter celle-ci. Y a-t-il lieu de distinguer une écriture philosophique et une écriture littéraire du voyage, et quelle est la place de l'expérience et du vécu, de la description ou de la conceptualisation, selon l'identité ou le champ de compétences que revendique le voyageur ? Voyager en philosophe renvoie aux multiples façons de décentrer l'écriture et la pensée, y compris pour proposer ce que Pierre Macherey appelle une "philosophie littéraire" : que fait la littérature de voyage à la philosophie, et inversement, que fait la philosophie à la littérature de voyage ?
Faye Emmanuel ; Lassègue Jean ; Rastier François ;
Bien au-delà de la seule philosophie, le débat à Davos en 1929 entre Cassirer et Heidegger a marqué l'histoire des idées. Il a même donné naissance à des récits passablement légendaires qui négligeaient le contexte historique précis. Un nouveau regard s'impose, à la lumière des oeuvres publiées depuis lors. Les vingt-cinq tomes de l'édition allemande de référence de Cassirer ne sont disponibles que depuis 2007. S'y s'ajoutent les dix-sept tomes du Nachlass depuis 2017. Des 102 volumes de la Gesamtausgabe de Heidegger, édition de référence mais sans garantie scientifique, moins d'une dizaine reste programmée, mais d'ores et déjà la publication des cinq premiers volumes des Cahiers noirs a permis d'engager une relecture critique de l'ensemble. C'est donc à présent seulement que l'on peut véritablement évaluer les projets contrastés des deux auteurs. Leurs enjeux intéressent notamment le statut de la rationalité et des sciences, en particulier celles de la culture, aussi bien que le statut de la technique parmi les formes symboliques. Et tout autant, l'opposition entre la démocratie et la théologie politique ; entre la légitimité du cosmopolitisme et l'ontologie identitaire ; enfin, entre la possibilité même d'une éthique ou son rejet de principe. Tous ces thèmes contradictoires exigent aujourd'hui une révision critique, non seulement rétrospective, mais aussi ancrée dans le présent. Car au-delà même de la philosophie, des courants de pensée et des forces politiques en Europe et dans le monde poursuivent ces deux voies qui s'opposent aujourd'hui.