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Histoire de la neurotransmission
Dupont Jean-Claude
PUF
22,82 €
Épuisé
EAN :9782130498247
Dans les sciences de la vie, les sciences du cerveau sont l'une des aventures scientifiques les plus riches et les plus surprenantes du XXe siècle - et elles sont promises à l'être plus encore au XXIe que nous abordons. Les neurosciences ont été riches en mémorables batailles, aux retournements inattendus. La bataille de la neurotransmission chimique, qui opposa théories électriques et chimiques du fonctionnement nerveux, est restée l'une des plus célèbres. Jean-Claude Dupont, biochimiste, pharmacologue et philosophe des sciences, a choisi de s'établir sur ce terrain. L'ouvrage qui en résulte est le fruit d'un recueil et d'une analyse de données qui ne sont pas toutes classiques, car c'est à un véritable travail historique de consultation d'archives scientifiques que s'est livré Jean-Claude Dupont pour éclaircir certaines questions. Ce souci d'avoir accès aux documents les plus originaux caractérise la nouvelle génération des historiens des sciences, qui cherchent à établir un meilleur équilibre entre la pertinence des questions philosophiques ou épistémologiques posées dans et par la recherche scientifique, et la rigueur propre des méthodes historiques, qui ne se réduisent pas à l'histoire des formations et filiations conceptuelles mais comprennent également l'établissement et l'interprétation de faits ou de données. La troisième exigence d'un travail de ce type est la compétence, la pratique des domaines scientifiques concernés, physiologie, pharmacologie. Il est clair en l'occurrence que l'auteur a de son sujet une connaissance bien autre que livresque. Claude DEBRU.
Aux XVIIe et XVIIIe siècles, l'exploration des fonctions cérébrales est prônée à la fois dans le cadre de la philosophie empiriste, plus spécialement lockéenne, et dans celui du programme cartésien. C'est ainsi que le cerveau acquiert son statut d'objet légitime pour une science nouvelle, qui serait une physique de l'esprit. Alors que la mise en oeuvre effective de cette exploration était redoutable, les questions touchant la matière cérébrale étaient déjà débattues : la matérialité et la localisation des facultés, le rôle de l'âme, l'identité humaine, le parallélisme, la perception, la mémoire, la plasticité et la pathologie mentale. Le cerveau occupait désormais une place centrale dans la connaissance de l'homme et contribuait à la construction d'une anthropologie philosophique. Cet ouvrage donne un aperçu de la fécondité et de l'actualité de ces réflexions issues de grands médecins et philosophes de cette époque, tels Hooke, Locke, Diderot, Willis, Reid, Bonnet, Malacarne, Kant, E. Darwin, Cabanis et Gall.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».