Boris Zaborov naît le 16 octobre 1935 à Minsk, capitale de la Biélorussie alors l'une des républiques de l'URSS. Après des études à l'Académie des Beaux-Arts de Léningrad et à l'Institut Suriakov de Moscou dont il est diplômé avec la qualité de scénographe, il revient dans sa ville natale en 1961. S'il peut y gagner sa vie grâce à l'illustration de livres, son ambition, "? devenir peintre, faire des tableaux ? " y est contrecarrée. "? J'accumulais le désespoir, l'exaspération, et enfin la peur de me perdre à tout jamais.? " Il fait le choix de l'exil avec sa famille en 1980. "? C'est ainsi qu'en mai 1981, je me retrouvais sur le quai de la gare du Nord à Paris.? " Deux ans plus tard, c'est la galerie Claude Bernard qui expose ses peintures. Dans ses dessins comme dans ses toiles - dont certaines de grandes dimensions - avec les photographies anciennes d'hommes, de femmes, d'enfants dont on ne sait plus rien, Boris Zaborov impose leurs présences. Depuis cette première exposition en 1983, nombreux ont été les collectionneurs et les musées qui ont reconnu la singularité de l'oeuvre qu'il a conçue à Paris. En 2008, comme aucun autre artiste vivant ne l'a été depuis Marc Chagall, son autoportrait "L'Artiste et son modèle", est accueilli à la Galerie des Offices de Florence dans la prestigieuse collection d'autoportraits créée au xviie siècle. Cette institution a accepté le prêt exceptionnel de cette oeuvre à la Maison Caillebotte. Chevalier des Arts et des lettres, membre honoraire de l'Académie des Beaux-Arts de Moscou, a été invité à prendre place dans l'Académie des Arts du Dessin de Florence. La présidente de cette académie y accueillait Boris Zaborov en 2018 par ces mots ? : "? Autour de lui, les grands collègues du passé lui tiennent idéalement compagnie ? : Masaccio, Michelangelo, Pontormo, Cellini, Vasari... pour la plupart, comme lui, maîtres du pinceau et de la plume, artistes et écrivains, et comme lui protagonistes d'un humanisme immortel.? " A la suite d'une première exposition rétrospective présentée au musée Mathildehöhe de Darmstadt en 1985, le Palais de Tokyo en propose une nouvelle dimension en 1989 à Paris. Il a été exposé à New York comme à Tokyo, à Amsterdam comme à Vérone... Près de quarante ans plus tard, la Maison Caillebotte lui rend hommage par la présentation de tous les aspects de son oeuvre, peintures, sculptures, dessins et estampes. Le commissariat de l'exposition "Boris Zaborov, Peindre la mémoire" a été confié à Pascal Bonafoux, historien de l'art.
Dans L arnaque du siècle, Nicolas Dupont-Aignan dresse un portrait au vitriol de la monnaie unique, conçue selon lui contre les peuples et au service des banquiers. À l aide de données économiques éloquentes, il prouve que l euro est une impasse dont il faut sortir au plus vite: vie chère, chômage et délocalisations sont en effet la conséquence directe d une monnaie surévaluée de 30 % et mal adaptée à l économie française. L'auteur nous raconte des anecdotes stupéfiantes sur la façon dont la classe politique s'est soumise au dogme de la monnaie unique. Il dénonce l'enchevêtrement des intérêts de la banque et des politiques, et lève au passage le voile sur un scandale d'État: l'affaire France Trésor. Au-delà de la dénonciation, cet ouvrage est un véritable mode d emploi de la sortie de crise. C'est aussi un message d espérance: Nicolas Dupont-Aignan voit dans la sortie de l euro une occasion unique pour les Français de retrouver l usage de leur liberté, de renouer avec un projet politique enfin tourné vers la croissance et de bâtir une vraie Europe des nations.
L'Europe va dans le mur. Douze ans après l'adoption du traité de Maastricht, ses échecs et ses désillusions (chômage de masse, déclin industriel, désamour pour l'euro, impasse institutionnelle, aggravation du "déficit démocratique") lui valent la colère des peuples. Aucune de ses belles promesses n'a été tenue. L'Europe va-t-elle en tirer les leçons et infléchir sa course, comme il est d'usage en démocratie? Surtout pas! Maintenant, elle ne se contente plus d'aller dans le mur: elle accélère... et elle klaxonne! Avec une "Constitution" dont le nom est à lui seul un programme, avec un élargissement sans fin qui risque de s'étendre à la Turquie, l'Europe fédérale tente un ultime coup de poker - menteur, bien sûr... Ne serait-il pas plus sage de bâtir enfin l'Europe sur sa principale richesse: la vitalité et la diversité de ses nations? A l'heure où sa future "Constitution" suscite la controverse, Nicolas Dupont-Aignan plaide pour une autre Europe, qu'il replace ici au c?ur du débat public, sans complaisance ni précaution oratoire.
Résumé : Gustave Caillebotte a été l'un des artistes les plus importants, les plus actifs et les plus originaux de l'histoire de le peinture impressionniste. Ses tableaux comptent aujourd'hui parmi les chefs-d'oeuvre de l'époque, par la nouveauté de leur représentation et l'audace de leur point de vue. Ils ont Partis pour sujet. Caillebotte a aussi représenté la nature et les loisirs la campagne, au bord de l'eau. Ses tableaux, L'Yerres, effet de pluie, Canotier au chapeau haut de forme, Les Périssoires, Canotiers ramant sur l'Yerres, sont aussi extraordinaires et inoubliables que ses vues urbaines ; ils ont pour la plupart été peints entre 1875 et 1879 dans sa propriété à Yerres, dans l'Essonne, à quelques kilomètres de Paris. Ils ont pour sujet son parc, les bords de la rivière, les canotiers et leurs embarcations. C'est ce que montre l'exposition organisée dans la Propriété Caillebotte qui rassemble pour la première fois les oeuvres que l'artiste y a peintes, faisant d'Yerres l'un des hauts lieux de l'impressionnisme. Le catalogue rend compte avec les études de Serge Lemoine et de Dominique Lobstein, et des commentaires précis accompagnant chacune des oeuvres reproductrices.
Dupont-Aignan Valérie ; Gonzalez-Falla Celso ; Gil
Le pouvoir de la photographie réside d'abord dans l'oeil du photographe puis dans la réponse émotionnelle et viscérale du spectateur. " / "The power of photography dwells first in the eye of the photographer, then in the emotional and visceral response of the viewer. " Sondra GilmanDébutée en 1975 et forte aujourd'hui de quelque 7 000 images allant du XIXe siècle aux années soixante, la collection Gilman est l'une des plus remarquables au monde. Un choix de 140 photographies de la collection photo de Sondra Gilman et de son mari Celso Gonzalez-Falla, presque toujours des tirages argentiques d'époque, sont présentées autour d'une thématique de portraits. Ces "Présences" qui côtoient leurs collectionneurs nous accompagneront à travers une histoire de la photographie car la plupart des artistes sont des photographes majeurs de la fin du XIXe siècle à aujourd'hui, en Europe et aux Etats-Unis. Une exposition à ne pas manquer, qui voyagera ensuite dans plusieurs musées européens et américains.
Ce livre retrace, du XIX e au XX e siècle, les péripéties des fromages de Brie. Dès le Moyen Age, on produisait ce type de fromage, mais celui-ci n'avait pas les caractéristiques que nous lui connaissons aujourd'hui. C'est dans le courant du XIXe siècle que la production des fromages de Brie se développe en Seine-et-Marne. La proximité de Paris fait de Meaux la capitale du brie. Les agriculteurs du nord de la Seine-et-Marne, en particulier, tirent profit de cette richesse, tout comme la ville de Meaux où se concentre la majeure partie du commerce. C'est là qu'est organisé le premier concours d'industrie laitière en 1879. Durant le dernier tiers du XIX e siècle, l'industrie fromagère naît. La production de brie se développe dans les départements de la Meuse et de la Marne où des pionniers de l'industrie profitent des progrès scientifiques et techniques liés aux travaux des élèves de Pasteur et fabriquent les premiers bries " industriels ". Ainsi, au début du XX e siècle, deux aires de production se dessinent, dont les acteurs s'affrontent. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, les productions fermières de Seine-et-Marne déclinent fortement, alors que les industriels de l'Est se modernisent. Dans la seconde moitié du XX e siècle, les trajectoires des deux bassins de production continuent d'être différentes. Cependant, ils doivent, tous les deux, faire face à la modernisation de l'agriculture et de l'industrie agroalimentaire. A la fin du XX e siècle, l'attribution d'une appellation d'origine au brie de Meaux vient sceller l'alliance des deux bassins de production. Le brie de Melun en obtient également une, qui consacre cette fois exclusivement l'origine seine-et-marnaise. L'ouvrage est illustré de cartes, de gravures et photos montrant l'évolution de la production des fromages de Brie. Cet ouvrage est issu d'une recherche conduite pour le Musée départemental des Pays de Seine-et-Marne. Cette édition est financée par le Conseil général de Seine-et-Marne et diffusée par La Librairie des Musées.
Les actes du colloque, qui s'est tenu au Musée des Beaux-Arts de Lille en juin 2005, font suite au catalogue de l'exposition "Le Maître au Feuillage brodé : secrets d'ateliers", organisée sous l'égide de Frame à Lille, en collaboration avec le Sterling and Francine Clark Art Institute de Williamstown, Massachusetts, et le Minneapolis Institue of Arts, Minnesota. Le colloque abordait les méthodes d'attribution d'oeuvres à ce maître anonyme des anciens Pays-Bas de la fin du xv e siècle, à la lumière des connaissances actuelles du fonctionnement des ateliers. Il constitue une étape pour l'étude des oeuvres attribuées aux maîtres à nom de convention.
Publication annuelle consacrée à des études de fond concernant tous les aspects de l'art européen du Moyen Age à nos jours, Les Cahiers d'Histoire de l'Art sont ouverts aux contributions de chercheurs de tous les pays. Une section de la revue rend compte pareillement de l'actualité du monde de l'art en présentant des ouvrages, des expositions, des aménagements muséographiques, des restaurations ainsi que des événements marquants du marché de l'art. Les Cahiers d'Histoire de l'Art s'adressent à un très large public de spécialistes et d'amateurs.
Fernand Léger hérite de l´impressionnisme un thème qui devient récurrent dans son oeuvre à partir de la fin des années 1940 ? : la représentation des banlieues en cours d´industrialisation. Rentré des Etats-Unis en 1946 et installé à partir de 1952 à Gif-sur-Yvette, Léger peint dans la dernière décennie de sa carrière la ceinture qui enserre Paris, là où s´implantent les grands établissements industriels qui transforment peu à peu les campagnes en communes-dortoirs prolétariennes. Il adopte alors un style bien éloigné du staccato qui caractérise ses tableaux fortement architecturés des années 1910-1920. Dans une composition aérée, le décor rassemble des éléments d´une nature désolée et d´autres rappelant la ville proche, réservoirs à gaz, voies de communication, poteaux télégraphiques, etc. La banlieue peinte par Léger est celle que décrit Cendrars dans La Banlieue de Paris (publié en 1949) et que photographie à la même époque Robert Doisneau, Willy Ronis et Sabine Weiss.