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LA REFLEXION CHARNELLE
DUPOND
OUSIA
20,00 €
Épuisé
EAN :9782870601129
La philosophie est, pour Merleau-Ponty, une interrogation des choses considérées dans leur apparaître ou leur phénoménalité. $a tâche est d'exprimer de façon juste le foyer de la donation des choses, lequel, depuis le début de la philosophie moderne, est pensé comme subjectivité. Merleau-Ponty cherche ce foyer dans une phénoménologie de la perception, avant de s'orienter vers ce que ses derniers travaux appellent la "chair". La perception est une conscience qui s'apparaît à elle-même comme surgissant d'une nature dans laquelle elle reste aussi enveloppée et qui est donc indivisément pensée naturante et pensée naturée. La chair nomme une étoffe commune du voyant et du visible, naissant l'un à l'autre d'une déhiscence ou d'un éclatement qui est l'ouverture du monde. Méditant le contenu latent de la pensée cartésienne, Merleau-Ponty a toujours donné à cette ouverture le nom de cogito. Mais le passage d'une phénoménologie de la perception à une ontologie de la chair transforme profondément la signification du cogito et les rapports entre sujet percevant, sujet parlant et sujet pensant. Ce livre, puisant dans les nombreux inédits de Merleau-Ponty, étudie comment cette transformation s'est accomplie à travers la lecture critique de Husserl, Heidegger, Sartre, et surtout dans le dialogue constant avec l'auteur des Méditations, "le plus profond des penseurs".
Avocat depuis trente ans, Eric Dupond-Moretti a plaidé dans les procès d'Outreau et Erignac avant de défendre Jérôme Kerviel et Nikola Karabatic. Il a obtenu plus de cent acquittements devant la Cour d'assises. Stéphane Durand-Souffland est chroniqueur judiciaire pour Le Figaro.
Confronté à la maladie, Patrick Dupond a commencé à écrire ce livre pour rééduquer son bras droit paralysé. Très vite, il se prend au jeu de l'autobiographie et nous raconte l'histoire d'un rêve d'enfant devenu réalité : danser.Défilent ainsi trente années entièrement consacrées à la danse : à huit ans les premiers cours avec Max Bozzoni qui deviendra son maître, son entrée à l'école de danse de l'Opéra de Paris, les échelons gravis au fil des années jusqu'au titre de danseur étoile en 1980, puis sa nomination comme directeur du ballet de l'Opéra de Paris en 1990. Une évolution fulgurante due à son immense talent mais aussi à sa volonté sans faille d'être toujours le meilleur. Son charisme, sa beauté, ses prouesses techniques, son énergie inépuisable en font vite une star internationale. Insoumis, rebelle, il veut marquer sa différence et, refusant l'étiquette de danseur, se considère comme un "acteur qui danse".Dans cette autobiographie sans temps morts, Patrick Dupond se livre, entre souvenirs et projets et communique sa rage de vivre, intacte malgré les épreuves. --Sylvie Lécallier
Résumé : Ce livre est une plaidoirie : la " radicalisation des esprits " oxyde la société française, l' " hyper " ? puritanisme, aseptisation, uniformisation, conformisme, hygiénisme, sécurité, transparence, contrôle ? infecte les consciences, et le contexte technologique, communicationnel, médiatique, marchand bouleverse les comportements. Eric Dupond-Moretti nous prévient : la société contemporaine et la civilisation en devenir se soumettent à des diktats et acceptent des compromis qui menacent les libertés. Ce dialogue avec Denis Lafay doit être lu comme un combat, un manifeste pour la Liberté qui interpelle le lecteur au plus loin dans son intimité, son humanité. Et ses responsabilités. Car il n'y a pas de droit d'être libre sans devoirs à l'égard de la liberté.
Comme le tisserand [... ], l'écrivain travaille à l'envers : il n'a affaire qu'au langage et c'est ainsi que soudain il se trouve environné de sens" . Ce que Merleau-Ponty nous apprend ici de l'écrivain éclaire bien la difficulté de le lire. Son oeuvre s'élabore en une "parole parlante" qui déconcerte son lecteur en déplaçant les écarts réglés de signification déposés dans l'univers de la culture ou dans la "parole parlée" et en l'invitant à une initiation qui est indivisiblement de langue et de pensée. Cette parole neuve, dit-on parfois, substitue l'éclat de la métaphore à la rigueur austère du concept. Un tel jugement reste dans l'extériorité. Pour qui accepte d'entrer dans le champ d'expérience qu'elle nous propose, cette parole dessine avec sûreté les essences que trace le recoupement de l'expérience par elle-même et elle répond à toutes les exigences de la rationalité philosophique. Ce vocabulaire s'est proposé de faire voir quelques fils de la trame, afin que le lecteur de Merleau-Ponty, par la merveille du tisserand, soit, à son tour, environné de sens.