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Sortir la gauche du coma. Comprendre les racines d'un désastre
Dupin Eric
FLAMMARION
19,30 €
Épuisé
EAN :9782080673824
Le printemps électoral pourri de la gauche en 2002 clôt un cycle historique. Les causes de la spectaculaire déroute de Lionel Jospin ne sont pas conjoncturelles. C'est la gauche de gouvernement, celle qui a dirigé le pays pendant quinze des vingt et une dernières années, qui a été sanctionnée. L'expérience de la " gauche plurielle " est finalement le dernier épisode de l'aventure mitterrandienne. Au lieu de se renouveler, les socialistes se sont dramatiquement coupés du pays, de ses préoccupations comme de ses aspirations. C'est toute la gauche construite depuis le congrès d'Épinay de 1971 qui est radicalement remise en cause par l'imprévu verdict des urnes. L'inévitable débat qui s'ouvrira en son sein, sur les causes de la défaite et les voies d'une refondation, s'annonce douloureux. La gauche française paie au prix fort toute une série de tares qui remontent loin dans son histoire : sa mythologie révolutionnaire et sa timidité gestionnaire, son mépris du réel et son amour de l'abstraction, son opportunisme et son sectarisme, au fond sa méfiance à l'égard de la société. La profonde crise dans laquelle se débat la social-démocratie européenne rend cet examen de conscience encore plus ardu. La plupart des gauches occidentales se sont engagées dans un révisionnisme qui a détruit ses vieux dogmes sans les remplacer par une nouvelle doctrine. L'Europe rose n'est plus qu'un souvenir. Et la voie tracée par Tony Blair pose un redoutable défi à une gauche française contrainte de se repenser de fond en comble. Dans cet essai vif et documenté, l'auteur décortique, sans complaisance ni propagandisme, la grave crise que traverse la gauche française. Un livre, nourri d'analyses historiques et internationales, à lire par tous ceux que préoccupe son avenir.
Résumé : L'obsession de l'identité taraude une France bousculée par la crise et la mondialisation sur fond d'immigration mal intégrée. C'est ainsi que se développe une mouvance identitaire de plus en plus influente dans le monde politique et intellectuel. Dans cet univers où l'on craint pour la survie d'un peuple français blanc et chrétien, on croise les jeunes militants de l'extrême droite identitaire mais aussi l'écrivain Renaud Camus, l'inventeur du "grand remplacement", ou encore Pierre Sautarel, l'animateur du site très fréquenté "Fdesouche". Eric Dupin montre comment ce courant d'idées et de militants pénètre le Front national, même si ses thèses y sont discutées. Il interroge les intellectuels qui s'inscrivent, chacun à sa manière, dans la veine identitaire comme Alain de Benoist ou Alain Finkielkraut. Il examine comment cette question percute l'ensemble du champ politique, avec le témoignage de personnalités aussi diverses que Marion Maréchal-Le Pen ou Jean-Pierre Chevènement. L'auteur s'interroge enfin sur la profonde mutation du peuple français et sur la crise du "vivre ensemble" qui imposent une redéfinition des valeurs républicaines. C'est l'un des grands défis pour une gauche désemparée par la question de l'identité et profondément divisée sur les réponses à y apporter. Une réflexion d'autant plus indispensable que la pulsion identitaire, avivée par le terrorisme islamiste, travaille l'ensemble des sociétés européennes.
Présentation de l'éditeur Bien plus de Français qu'on ne l'imagine vivent déjà selon une échelle des valeurs différente de celle qu'impose la société actuelle. Plus ou moins radicalement, ils se sont détachés du modèle productiviste et consumériste qui nous étouffe. Guidés par un idéal lesté de pragmatisme, ces défricheurs d'un monde nouveau expérimentent et innovent dans des domaines fort divers. Certains, souvent en rupture franche avec la société, vivent dans des yourtes ou dans des " habitats légers ". D'autres, à l'opposé, sont des " alterentrepreneurs " qui se fraient un chemin exigeant, socialement et écologiquement, dans l'économie de marché. Et le champ des expérimentations est vaste : agriculture paysanne et circuits de proximité, écovillages et habitats partagés, renouveau coopératif et solidarité inventive, éducation populaire et écoles alternatives. C'est cette richesse et cette diversité que révèle ce livre, fruit d'une vaste enquête conduite pendant près de deux ans dans une dizaine de régions. L'auteur a recueilli de très nombreux témoignages et réflexions des acteurs de ce mouvement social invisible, souvent surprenants, toujours passionnants. L'ouvrage s'interroge enfin sur le sens de ce fourmillement d'initiatives. De très nombreux défricheurs rencontrés rejettent la politique, mais l'utopie concrète qu'ils vivent a bel et bien un sens politique. Pour autant, le changement social peut-il naître de l'essaimage d'alternatives locales ? Et, au-delà de la convergence vers des valeurs écologiques et sociales qui caractérise cette mouvance, comment définir la postmodernité à laquelle de plus en plus de gens aspirent ?
La citoyenneté d'une personne autiste s'exerce grâce à son inclusion et par son instruction à tout âge de la vie. Illustré de nombreux exemples d'intervention pédagogique, cet ouvrage présente un modèle d'échange et de communication, "l'éducation structurée", réalisant l'inclusion participative des personnes autistes dès l'école. Ce modèle de réussite éducative permet à la personne autiste d'être actrice de ses choix en exerçant une participation sociale à l'âge adulte.
Chacun devient-il le nombril du monde? La frénésiidentitaire fait rage de toute part. L'individu ne s'insère plus naturellement, comme hier, dans son rapport à la famille, au travail ou à la nation. Les bouleversements de la modernité le somment brutalement de redéfinir son identité. Et rien n'est plus difficile dans une société qui tend à se fragmenter à l'extrême: régionalismes bigarrés, ethnicismes décomplexés, corporatismes sourcilleux, tribalisme des modes de vie, floraison des sectes, idéologies patchwork. Paradoxalement, la mondialisation stimule les crispations localistes. Cet ouvrage documenté est une réflexion personnelle et mordante sur les multiples dimensions d'une hystérie identitaire qui menace la liberté et la démocratie. Il aborde des questions d'actualité aussi brûlantes que la montée des communautarismes en France, l'agressivité de certains groupes régionalistes, la perte de centralité du travail ou encore les mobilisations altermondialistes. L'islamisme y est interprété comme l'une des manifestations les plus spectaculaires de la fermeture identitaire qui guette aujourd'hui tant de groupes désorientés et déchirés. L'auteur s'interroge aussi sur l'articulation entre l'individualisme moderne et ces appartenancecommunautaires. Nullement nostalgique d'identités traditionnelles mutilantes, il se refuse à idéaliser des identités nouvelles encore floues et problématiques. L'argumentation du propos est nourrie de très nombreuses citations de sociologues, historiens et philosophes. Instructif et incisif
Résumé : Macron et les Gilets jaunes ont ouvert une page nouvelle de l'histoire de France, qui mêle retour des luttes sociales et apathie politique, sursaut révolutionnaire et résignation devant les dégâts de l'euro, regain démocratique et menace autoritaire. Pour la comprendre, Emmanuel Todd examine, scrupuleusement et sans a priori, l'évolution rapide de notre société depuis le début des années 1990 : démographie, inégalités, niveau de vie, structure de classe, performance éducative, place des femmes, immigration, religion, suicide, consommation d'antidépresseurs, etc. Les faits surprendront. Les interprétations que propose l'auteur doivent, quant à elles, beaucoup à Marx, mais à un Marx mis " sous surveillance statistique ". A gauche, comme à droite, elles paraîtront à beaucoup étonnantes, amusantes, contrariantes, ou angoissantes. Cet empirisme sans concession conduit même Emmanuel Todd à réviser radicalement certaines de ses analyses antérieures. A la lecture de ce livre riche, stimulant, provocateur, la vie politique des années 1992-2019 prend tout son sens : une longue comédie politique où s'invitent les classes sociales. Bienvenue donc dans cette France du xxie siècle, paralysée mais vivante, où se côtoient et s'affrontent des dominés qui se croient dominants, des étatistes qui se croient libéraux, des individus égarés qui célèbrent encore l'individu-roi, avant l'inéluctable retour de la lutte des classes. Emmanuel Todd est l'auteur d'une oeuvre originale d'anthropologie historique. Il a notamment publié L'Invention de l'Europe (Seuil, 1990), L'Origine des systèmes familiaux (Gallimard, 2011) et Où en sommes-nous ? (Seuil, 2017). Baptiste Touverey est journaliste au magazine Books, où il réalise des entretiens avec de grands intellectuels et chercheurs de renommée mondiale. On lui doit aussi un roman Constantinople (Robert Laffont/Versilio, 2018).
4e de couverture : Tenter de soustraire au maximum le facteur humain, trop humain, du système hospitalier, c'est prendre le risque que ce système s'effondre. Il faudra quand même, un jour, se demander si c'est bien. Stéphane Velut. Tout juste soixante ans se sont écoulés depuis la création des Centres hospitaliers universitaires. Ces structures sont le coeur d'un système à la réputation excellente. Mais ce coeur s'est emballé. Le corps soignant s'épuise et les patients s'inquiètent. Les crises se succèdent avec leurs ordonnances de vains remèdes. Le malade que nous sommes, ou que nous serons presque tous un jour, a tout lieu de s'inquiéter. Le mal est profond. Il s'entend dans le nouveau langage qui s'est imposé au sein des pratiques hospitalières. Tel est l'éloquent symptôme qui révèle le dessein de faire de l'hôpital une nouvelle industrie, au mépris de son humaine justification. Un dessein indicible, qui rêve de fondre le soin dans la technicité abstraite et gestionnaire de notre société.
Résumé : L'auteur constate que les classes populaires, exclues des bénéfices de la mondialisation, sont reléguées dans la France périphérique, soit les petites villes et les territoires éloignés des métropoles. Celle-ci rassemble des bassins industriels asséchés, des zones d'emploi public ou touristiques et concentre l'essentiel des votes pour le Front national.