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Quand Simone Weil passa chez nous
Duperray Jean,Dussert Eric
1001 NUITS
13,70 €
Épuisé
EAN :9782755501469
« La rencontre de Simone Weil ? cette maladive et énergique jeune fille qui passa chez nous, dans la région stéphanoise, et fut des nôtres ? compte parmi les plus mémorables que je dois au syndicalisme révolutionnaire. J?ai formé le projet périlleux de dire ce que fut sa vie quotidienne parmi nous pendant les trois ans où une chance insigne me permit de la connaître un peu. « Pour répondre à quelques-uns qui me demandaient ce que fut cette rencontre, je suis resté longtemps dans une grande perplexité, face à des documents, épars, encore aujourd?hui, devant moi, et qui ne cessaient, textes et images, de refuser de vivre que pour vivre trop intensément.»C?est sur ces mots noués par la perte de la professeur de philosophie et par le puissant souvenir d?elle que débute le récit de Jean Duperray (1910-1993). L?instituteur engagé dans la Résistance et les luttes syndicales y raconte avec une grande pudeur le passage de Simone à Saint-Étienne (1932-1933), ainsi que l?impact de son étonnante présence et de son volontarisme farouche sur les camarades ouvriers et mineurs, dont elle forçait l?admiration et l?inquiétude. L?écrivain a réussi à la faire revivre, le temps de quelques pages de style, où se lisent l?importance qu?il accordait à ce témoignage et où se déploie une profonde émotion. Édition présentée par Éric Dussert.
Trois dates sont fondamentales pour l'histoire du Vaucluse dans la cascade de celles qui rythment la Révolution : le 14 septembre 1791, Avignon et le Comtat sont réunis au royaume de France, le 21 septembre 1792, le coeur de " l'an premier de la République " bat, le 25 juin 1793, le département de Vaucluse est né. De ces avènements successifs, tout le sort ultérieur du Vaucluse a porté la marque et le poids. Premier acte : le voeu d'union à la France que revendique un parti pro-français, acquis aux idées révolutionnaires, alors même que ses adversaires restent attachés à leur souverain, le pape. De la divergence des arguments s'en suivit la commotion d'une guerre civile. Nouvel acte : la République qui installe la souveraineté nationale, l'égalité des droits, le drapeau tricolore, la devise, etc. et s'acculture en ces terres agrégées par une autocélébration omniprésente. Dernier acte emboîtant de cette marche : la création du département de Vaucluse, à force de décrets, dans la plasticité des découpages successifs, liés au pragmatisme mais aussi aux identités profondes des différentes cultures et traditions. Mémoires républicaines en Vaucluse ouvrent une réflexion sur la mémoire, ses représentations, ses étapes, ses accommodements et réévaluations. Elles qualifient et déclinent trois de ses territoires, rangés chronologiquement - La mémoire douloureuse : de la réunion d'Avignon et du Comtat Venaissin à la France jusqu'à la chute de Robespierre (1791-1794), La mémoire proscrite ou celle des illusions perdues (1848-1851), La mémoire institutionnalisée à l'horizon de 1880 - dont le premier chapitre nous entraîne au coeur des émotions populaires et affrontements traumatiques qui, dans l'imaginaire collectif, ont symbolisé les violences provinciales sous la Révolution.
Le clandestin, c'est celui ou celle qui a franchi illégalement une frontière et qui doit vivre caché dans un lieu interdit. Autant dire que nous sommes tous des clandestins de la vie. Par une écriture qui joue avec le réalisme poétique, Françoise Duperray nous fait découvrir les multiples transgressions dont des personnes, ordinaires en apparence, se rendent coupables derrière la morne façade de leur existence. Elle accompagne le lecteur qui veut bien la suivre sur des frontières qui deviennent floues jusqu'à ébranler les plus évidentes certitudes. Chaque récit décline, dans une déconcertante simplicité, les ambiguïtés de l'être.
Paul Auster serait "le plus européen des romanciers américains" bien que son univers mêle les quadrillages urbains et les vastes échappées de l'Amérique. Cité de verre fit découvrir aux Français ce novateur qui cultive l'énigme et le paradoxe, lie subtilement réalisme et onirisme, ferveur et dérision, humour et inquiétude, réserve et outrance. Poète, traducteur, critique, romancier, scénariste et réalisateur, Auster nous livre une ?uvre multiforme, que Le Livre des illusions, né de sa passion de l'image, vient d'enrichir.
Lorsqu'en 1855 Hippolyte Taine (1828-1893) lit, retraduit partiellement et résume l'Anabase, il fait de ce récit le premier reportage de guerre et s'enthousiasme : "Rien de plus curieux que cette armée grecque, république voyageuse qui délibère et qui agit, qui combat et qui vote, sorte d'Athènes errante au milieu de l'Asie." Au IVe siècle avant J.-C., l'expédition des Dix Mille, ces mercenaires grecs partis pour Babylone et y mettre sur le trône de l'Empire perse Cyrus, bientôt contraints de retraverser l'Asie dans l'autre sens après avoir perdu leur chef lors de la bataille de Counaxa, ressemblait-elle à cela? Taine nous donne à lire une formidable histoire abrégée qui déjà crée une vision mythique. Celle-ci n'a pas peu contribué à relancer l'intérêt pour Xénophon et l'Anabase.
Francis Bacon: On ne sait pourquoi certaines choses vous touchent. C'est vrai, j'adore les rouges, les bleus, les jaunes, les gras. Nous sommes de la viande, n'est-ce pas? Quand je vais chez le boucher, je trouve toujours surprenant de ne pas être là, à la place des morceaux de viande. Et puis il y a un vers d'Eschyle qui hante mon esprit: "L'odeur du sang humain ne me quitte pas des yeux."
Baudelaire Charles ; Cendres Julien ; Beriot Laure
Baudelaire écrit en 1851 cette étude savante et voluptueuse sur l'alcool et le haschisch. Il révèle la puissance créatrice et la force destructrice, les illusions et les charmes sinistres de ces deux substances addictives, comparées comme moyens de multiplication de l'individualité.
Denis Diderot, (1713-1784), l?une des figures majeures des lumières, cheville ouvrière de l?Encyclopédie, ardent partisan du matérialisme athée, s?est brillamment illustré dans le dialogue philosophique.