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Les dieux de Pegana
DUNSANY E J M D P.
TERREDEBRUME
15,00 €
Épuisé
EAN :9782843621406
Les Dieux de Pegãna (1905) est le premier ouvrage de Lord Dunsany, l'une des figures majeures de la « fantasy » moderne. Constitué d'une trentaine de monologues et de fragments historiques, Les Dieux de Pegãna rapporte la fabuleuse légende de la création du monde et des dieux. Écrit dans une langue très poétique, semblable à celle de la Bible du roi James, Les Dieux de Pegãna est le point de départ d'une cosmogonie originale et baroque, qui sera déclinée dans les textes suivants de l'auteur, parmi lesquels Le Livre des Merveilles et Le Dernier Livre des Merveilles. Ce recueil est illustré par les superbes gravures de Sydney H. Sime. « Les contes de Dunsany rejettent avec autant de décision la justification allégorique que la justification scientifique... Ils n'aspirent pas non plus à l'examen solennel des charlatans de la psychanalyse. Ils sont, tout simplement, magiques. On sent que Dunsany est à l'aise dans son monde instable. »
La nostalgie d'un pays mystique et d'une époque magique à jamais disparus? Quelque part dans une ville sans nom de l'est de l'Europe, un vieil homme se souvient de sa jeunesse en Irlande ; une Irlande à jamais disparue où planait encore l'ombre des anciennes croyances empreintes d'imaginaire et de féerie celtique. Il se remémore avec nostalgie les parties de chasse dans le bog avec son ami Marlin, paysan fruste et sage, détenteur d'une foi étrange et dangereuse. Dans des paysages baignés de brume ou de soleil, du mystère des rites et des superstitions anciennes, souffle le vent du Nord, le vent qui ramène les oies cendrées, mais aussi celui qui porte au loin les chants anciens des reines de Tir-nan-Og, le Pays de l'Éternelle Jeunesse des Celtes, le pays de la damnation? Roman initiatique et fantastique à la fois, Vent du Nord est une oeuvre étrange et puissante dont la résonance mystique emportera le lecteur aux confins de la vieille Irlande.
Aristocrate irlandais, joueur de base-ball et inventeur de mondes sidéraux, Lord Dunsany (1878-1956) a suscité des admirations violentes : Lovecraft le découvrit à 17 ans, l'imita et le considéra comme son modèle ; à 19 ans, un jeune étudiant de Virginie, Julian Green, décida sur-le-champ de traduire le livre qu'il avait acheté par hasard dans un drugstore. Il suffit d'ouvrir ces pages pour les comprendre : ni avion ni fusée ne saurait mener aussi vite aussi loin. Fantastique et science-fiction ici ne font qu'un. Comme nous, les personnages de ces récits courent, à leur insu, vers leur passé, trompés par le temps, victimes d'un avenir qui se dérobe sans cesse. Les inventions les plus chimériques du futur approcheront-elles jamais celles de nos mondes imaginaires ? Les histoires qui se succèdent dans ce livre sont autant de pièges auxquels nul ne peut échapper : un mot, et nous basculons ailleurs. Nous rêvons de voler ? Nous voici en état d'apesanteur, planant sur des époques, des contrées lointaines et sur le point de réaliser le désir d'être autre. Lord Dunsany nous offre le temps et l'espace sans contrainte. Personne ne s'étonnera que Julien Green, expert en rêves et en cauchemars, nous dise aujourd'hui : "Si j'étais vous... j'ouvrirais ce livre".
Sont ici réunies trois grandes figures de la littérature irlandaise du XXe siècle. Tout le monde ne connaît pas l'anecdote, restée célèbre, dont le poète Padraig Colum se servit pour clôturer sa préface à l'édition américaine des Contes d'un rêveur : "Dans le comté de Meath, au temps jadis, il y avait deux grands barons voleurs sur la route de Drogheda : Dunsany et Fingall. Et si vous échappiez aux mains de Fingall, vous tombiez inévitablement dans celles de Dunsany". Le grand baron avait du nez, et même du flair - on comprendra pourquoi en lisant le texte ici traduit - c'est lui qui dénicha - et même déterra - Mary Lavin avec la sûreté d'un épagneul déterrant un os exceptionnel, et préfaça son premier livre de nouvelles. Car les Irlandais, qui ont le génie des Pâques sanglantes, ont aussi celui des nouvelles, ces "romans rapides" selon l'heureuse expression de Natacha Michel. "Une histoire courte, nous dit Sean O'Faolain, si elle est réussie, est comme un cerf-volant d'enfant, une petite merveille, un moment lumineux". L'avant-propos, écrit en français, s'il vous plaît, est signé George Moore, qui rencontra Villiers de l'Isle-Adam au Rat mort, fut l'ami de Degas, de Manet, et fréquenta assidûment les Mardis de Mallarmé. "On s'instruirait à moins" , écrivait Pierre Leyris. P. R.
Parce que les sujets de son père veulent plus de magie dans leur royaume, le prince Alvéric entreprend de traverser la forêt enchantée afin d'y enlever la fille du roi des Elfes, Lirazel. Après avoir défait les chevaliers qui défendent, la demeure de celle-ci, Alvéric séduit la jeune elfe et l'emmène jusqu'au royaume d'Erl, où naîtra Orion, le fruit de leurs amours. Furieux du départ de sa fille et surtout du fait que ce départ était volontaire, le roi des Elfes envoie à Lirazel, un troll porteur d'un message magique. Immédiatement, la jeune princesse est ramenée auprès de son père. Inconsolable, Alvéric part à sa recherche, en quête de la forêt enchantée... qui a disparu. Et, pendant ce temps, Orion découvre le monde.
C'est une histoire bien ancienne que celle de Deirdre ; presqu'aussi ancienne, et non moins belle, que l'histoire d'Hélène de Sparte. Elle appartient à l'un des cycles les plus épiques de l'Irlande que l'on nomme le cycle de la Branche-Rouge. Les Celtes n'ayant pas d'écriture, elle n'a subsisté pendant plus de dix siècles que de mémoire en mémoire, par tradition orale. Nous sommes dans la province du Nord-Ouest de l'Irlande, le pays des Ulates. Alors qu'il se rend chez un de ses sujets, le roi Conor assiste à l'accouchement de l'épouse de ce dernier. Elle donne naissance à une fille à qui l'on donnera, suite à la terrible prophétie du druide Cathfa, le nom de Deirdre, ce qui signifie " danger " et " douleurs " à la fois. Dès sa naissance, Conor décide qu'elle entrera dans sa couche à l'âge nubile. Mais le destin en décide autrement lorsque Deirdre rencontre Naoise, un jeune guerrier noble dans lequel elle reconnaît immédiatement le visage de l'amour. Dès lors, il ne reste plus aux jeunes gens que la fuite éperdue. Des années durant, ils sont traqués par les hommes de Conor qui refuse l'affront. Durant cette période d'errance, la beauté de Deirdre ne cesse de grandir alors que rien n'entrave la concupiscence du roi. S'ensuivra toute une série d'événements et d'aventures, entre le magique et l'héroïque, qui conduiront Deirdre et Naoise vers un destin terrible et grandiose, digne des plus grandes tragédies de l'histoire humaine...
Créé par Joseph Sheridan Le Fanu, le Dr Martin Hesslius, qu'on peut considérer comme le premier authentique détective des Ténèbres, apparaît en 1869 dans " Le Thé vert ", une nouvelle faisant partie d'un ensemble où figure également " Carmilla ", le chef-d'?uvre de la littérature vampirique. En furetant dans les volumineuses archives de Vidocq, célèbre chef de la Sûreté parisienne, Gérard Dôle a découvert un lot d'une quarantaine de lettres adressées par Hesselius à son compatriote le Dr Justinus Kerner. C'est avec ce matériau qu'il affirme avoir écrit Le Cauchemar mandchou, roman épistolaire d'aventures exotiques et fantastiques, rocambolesque à souhait. L'essentiel de l'histoire se passe en Chine, alors que s'éteignent les derniers feux occidentaux de l'épopée napoléonienne. C'est un Empire du Milieu traversé de prodiges, comme dans un cauchemar sans fin, où un empereur vampire défie le pouvoir temporel. C'est surtout une fabuleuse histoire de doubles, chacun étant l'ombre de quelqu'un d'autre, tel ce colonel Champauvert, celui qui n'est pas mort à Eylau, mais à Waterloo. On sait maintenant ce que furent ces années aventureuses au cours desquelles il n'était pas rare pour Hesselius de rencontrer un officier de la Grande Armée devenu loup-garou, ou un monarque chinois se déplaçant à tire-d'aile afin d'aller vampiriser ses victimes.
Même si l'on semble découvrir aujourd'hui seulement les grands romans victoriens que sont La Femme en Blanc, La Pierre de Lune ou Armadale, leur auteur, Wilkie Collins, a toujours été lu et apprécié en France. un pays qu'il visita souvent et où il avait eu la chance de trouver un traducteur qui était aussi un ami, Émile Forgues... Si les nouvelles qui composent La Reine de C?ur ne sont pas inédites en français, elles ont toujours été publiées "hors contexte" et de façon disparate. L'écrin de ces récits est, lui, inédit. Car La Reine de C?ur n'est pas seulement un recueil, c'est aussi un hommage de Collins aux Mille et Une Nuits et au bel art de la narration. Trois frères, trois vieux gentlemen campagnards, offrent à une jeune fille des contes chers à leur imagination, afin qu'elle prolonge son séjour jusqu'au retour de leur neveu et fils. amoureux de cette " reine de c?ur "... Le bizarre, le drôle, le ténébreux, le fantastique alternent, soir après soirs, et la jeune fille patientera jusqu'au retour de son soupirant, charmée, tel le sultan, par ces trois insolites Shéhérazades. Avec " Monkton le fou ", " La Femme du rêve ", " Le Secret de famille ", " Fauntleroy ", et six autres contes, Collins recrée pour le lecteur fasciné l'univers tragi-comique, lourd de secrets, de traditions et de contraintes mystérieuses, de l'Angleterre victorienne.
Merlin partage son temps entre la forêt mythique de Brocéliande où il ne fait qu'un avec la nature, et la cour où il guide Arthur avec sagesse. Il est le fondateur de la célèbre Table Ronde réunissant autour du roi la fleur de la chevalerie. Cet enchanteur aux multiples facettes, détenteur des secrets cachés de l'univers, n'a cessé de hanter notre imaginaire depuis des siècles et garde à jamais sa part de mystère. Devenu invisible, il survit dans le cercle féerique de la belle Dame du Lac et continue à nous enchanter... Sélectionnées parmi la riche floraison littéraire du cycle arthurien et adaptées en français moderne, ces Petites Histoires de Merlin l'enchanteur invitent le lecteur à s'aventurer dans un univers magique envoûtant.