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Prologue de l'«Ordinatio»
Duns Scot Jean ; Sondag Gérard
PUF
46,50 €
Épuisé
EAN :9782130500131
Le Prologue de l'Ordinatio, l'oeuvre majeure du théologien franciscain Jean Duns Scot (1265/1266-1308), est ici, pour la première fois, rendu en français dans son intégralité. Le texte latin est celui de l'édition critique moderne, dite édition vaticane. Ce Prologue n'était jusqu'alors accessible qu'au travers de traductions fragmentaires, portant le plus souvent sur une section spéciale de la première partie, la " Controverse " entre les philosophes et les théologiens, ce qui eut pour effet de fausser son inspiration d'ensemble. A quoi s'ajoutait une erreur de perspective plus générale sur les intentions qui animent le travail de Duns Scot dans le contexte philosophicothéologique qui est le sien. S'il entend affirmer, contre les " philosophes ", la nécessité pour l'homme de la Révélation, il veut aussi dépasser le néo-augustinisme réactif d'Henri de Gand, dont il sut apercevoir la faiblesse, cela au moyen d'une refondation de la métaphysique et d'une redéfinition des pouvoirs de l'esprit humain plus conforme à l'expérience. Que ses solutions " l'univocité du concept de l'être, la distinction entre connaissance intuitive et connaissance abstractive " se soient universellement imposées par la suite eut pour effet de faire oublier les données du problème auquel il était confronté. Peut-être le présent travail servira-t-il à opérer les rectifications nécessaires. Il devrait aussi permettre d'avoir accès à certaines des thèses scotistes parmi les moins connues, concernant en particulier l'articulation de la théologie en nous et la théologie en Dieu, ou encore le caractère essentiellement pratique de la science théologique.
Résumé : "Au tournant du XIVe siècle, Duns Scot porte à son achèvement la pensée scolastique et esquisse la figure moderne de la métaphysique. Il rejette l'analogie appliquée à la question de l'être : à la place des articulations multiples supposées par l'analogie et la théorie de la participation qui la soutient, le concept d'étant, décollé du réel, offre une unité primordiale, qui embrasse Dieu et la créature, la substance et les accidents. Connu naturellement, sans illumination divine, il remplace la créature (Thomas d'Aquin) ou Dieu (Henri de Gand) comme objet premier de l'intellect. La théologie des noms divins se transforme ainsi en attribution univoque de concepts formels, distincts les uns des autres en Dieu comme dans la créature, et pourtant fondus dans l'identité infinie de l'essence divine. La multiplicité des sens de l'être et la connaissance de Dieu passent sous l'égide du concept d'étant, neutre, indifférent et commun à toutes choses. Celui-ci permet l'institution d'une métaphysique entendue comme science de l'étant en tant qu'étant : la genèse d'une ontologie" - Olivier Boulnois.
Ce volume livre la pensée de Jean Duns Scot (1266-1308) sur la propriété privée. Envisagée comme relevant de la volonté humaine, elle ne peut en rien ressortir au droit naturel mais seulement au droit civil. En outre, Duns Scot fonde la communauté politique sur la volonté : le consentement et l'élection seuls légitiment l'autorité politique qui a le pouvoir d'instituer la propriété privée par le droit. La fondation de la communauté politique revêt donc une dimension contractuelle, héritière de la pensée romaine dans son articulation juridique bien plus que de la pensée grecque. Ce texte, traduction de la distinction 15 du livre IV du commentaire sur les Sentences de Pierre Lombard, est donc un traité de droit politique et civil à part entière, ce qui en fait la singularité parmi tous les commentaires des Sentences du XIIIe siècle et du début du XIVe siècle. En particulier, la question 2 de cette distinction, la plus longuement discutée, a retenu depuis longtemps l'attention car Duns Scot y traite de manière détaillée des transferts de propriété et des contrats, et donc aussi de l'usure et du prêt à intérêt. Ce texte peut être confronté à ceux d'Olivi, de Richard de Mediavilla et de Henri de Gand (puisque Duns Scot prend à partie les deux derniers) et même à des textes bien ultérieurs de Hobbes jusqu'à Hegel en passant par Smith. Pour le spécialiste américain de la pensée de Duns Scot, Allan B. Wolter, nous avons ici l'essentiel de la "pensée économique" de Duns Scot.
Duns Scot Jean ; Boulnois Olivier ; Demange Domini
Les Questions sur la métaphysique de Duns Scot (XIVe siècle) sont le plus important traité de métaphysique entre saint Thomas et Descartes. Dans ce commentaire original et par questions, Duns Scot dépasse le projet d'Aristote et construit la métaphysique comme une science. Il n'hésite pas à critiquer le Stagirite et à harmoniser sa pensée avec celles des philosopes arabes et chrétiens. Le volume II, traduit par Olivier Boulnois, Dominique Demange, Ide Lévi, Kristell Trego et Magali Roques, comprend les questions des livres IV (sur l'univocité de l'être et les premiers principes), V (sur les concepts fondamentaux : catégories, causalité, relation) et VI (sur les sciences et leurs divisions).
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.