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Un souvenir de Solférino. Suivi de L'avenir sanglant et autres textes
Dunant Henry ; Chaponnière Corinne ; Rougemont Den
FLORIDES HELVET
10,00 €
Épuisé
EAN :9782940733613
1859 : Henry Dunant voyage en Lombardie dans l'espoir de rencontrer Napoléon III, occupé à chasser les Autrichiens hors de la région. A la place de l'Empereur, c'est l'horreur qu'il découvre aux abords d'un champ de bataille. Il ne s'en remettra pas. En 1862, Un souvenir de Solferino révélera crûment au monde la réalité de la guerre. Ce livre conduira à la création de la Croix-Rouge et à la première Convention de Genève. Trente ans plus tard, Dunant revient sur la guerre, mais par un autre côté. Ce ne sont plus seulement ses conséquences qui le révoltent - morts, blessés, prisonniers - mais, en amont, ses champions, ses responsables, ses bénéficiaires. La foi humanitaire fait place au credo pacifiste : c'est le manuscrit saisissant de L'avenir sanglant. Présentés en ordre chronologique, ces textes permettent de suivre la formidable évolution de la pensée d'Henry Dunant. Ils sont introduits et commentés par Corinne Chaponnière, auteure de la biographie Henry Dunant. La croix d'un homme (Labor et Fides, 2018). Une préface de Denis de Rougemont, rédigée en 1969, a été conservée en postface.
Résumé : Cette biographie livre le témoignage vivant et incarné de celui qui restera à tout jamais une icône française. Rééditée à trois reprises chez Robert Laffont du vivant de l'acteur, jusqu'en 2011, cette édition est enfin actualisée. Elle retrace avec fidélité ce qu'a été Jean-Paul Belmondo : tour à tour un fils, un cancre, un acteur de talent, un partenaire de jeu, un amant ou un père. Un parcours hors du commun, une "gueule", voici donc l'histoire complète de sa vie et de sa carrière, des années du Conservatoire au triomphe de Cyrano de Bergerac et de Kean, en passant par l'itinéraire cinématographique d'une des plus authentiques stars françaises qui, depuis A bout de souffle jusqu'à L'As des as, tient une place privilégiée dans le coeur du public : plus de 100 millions de spectateurs en France... et des centaines de millions de téléspectateurs. L'hommage national qui lui a été rendu l'année dernière témoigne de l'attachement des Français à cette figure emblématique de la culture populaire qui a bercé plusieurs générations. Grâce aux témoignages de personnalités qui l'ont approché, et grâce aux entretiens avec l'acteur lui-même, Philippe Durant dresse un portrait fidèle, sans zones d'ombres, de cet homme incroyable. Historien du cinéma, Philippe Durant est, entre autres, l'auteur du Dictionnaire insolite des Tontons flingueurs et du Petit Audiard illustré par l'exemple (Nouveau Monde éditions). Biographe de Blier, Gabin, et après avoir dressé un saisissant portrait du Conservatoire de l'après-guerre (La Bande du Conservatoire, Sonatine), il met ici sa plume au service d'une des plus grandes figures du cinéma français.
Morte au début de la vingtaine, la poétesse Alice de Chambrier n'en est pas moins une figure majeure pour quiconque s'intéresse à l'histoire du romantisme et à ses retombées hors de France. Les sujets abordés par Alice de Chambrier témoignent, dans leur variété, de l'attention qu'elle porte à l'effervescence thématique et formelle qui caractérise la littérature de son temps : elle s'essaie aussi bien au poème épique qu'au poème philosophique ; elle explore le registre lyrique ; elle accorde son attention aux manifestations de la nature ou à la méditation métaphysique. Elle apparaît ainsi comme une des dernières incarnations du mouvement romantique, au moment où le naturalisme commence à s'affirmer, et comme un cas unique dans le paysage littéraire de Suisse romande.
La confession du pasteur Burg est un récit de neige et de feu. Car la faute obsède, au pays de Calvin. Le sentiment de culpabilité taraude les âmes et les coeurs. Il est le plus souvent lié à la chair, objet d'angoisse et de fascination : Geneviève. La vocation métaphysique, d'autre part, ou sa plus naturelle intuition, rend plus aigu, plus érodant, l'effet de l'introspection. Jean Burg se manifestera-t-il en vengeur ? Mais Geneviève révèle et change : elle est, au sens propre, celle qui annonce, l'évangéliste s'incarnant enfin au regard du juge médusé. La médiation de Geneviève gomme toute faute, le péché cède, s'efface, disparaît. Et c'est précisément à cet instant que le récit se crispe, que le drame se mue en tragédie et bascule dans l'immolation. Jacques Chessex L'oeuvre abondante du romancier et poète romand Jacques Chessex (1934-2009), récompensée à de multiples reprises, occupe une place majeure dans la littérature francophone. Seul auteur suisse à avoir reçu le Prix Goncourt (en 1973 pour L'Ogre), Jacques Chessex est mort soudainement d'une crise cardiaque alors qu'il participait à une conférence autour de l'adaptation théâtrale de La confession du pasteur Burg à la Bibliothèque publique d'Yverdon-les-Bains.
Je suis un sentimental. C'est une sorte de faiblesse, je sais, une sorte de maladie, je sais. Vous en riez ; vous pouvez bien en rire, ça m'est complètement égal. Je ne suis pas un mou, je ne suis pas un lâche, je ne crois pas, je suis seulement un sentimental : je n'aime pas les murs. C'est un défaut, je sais, mais je n'ai pas le choix. Je n'aime pas les murs. Je ne dis pas les vieux murs, pierre de taille et fissures, je ne dis pas les murs irréguliers, leurs interstices inégaux, mousses et mortiers, tous les jeux de la lumière à leurs surfaces, non, je dis les murs que certains croient bon de dresser entre eux et moi, entre eux et vous, entre eux et eux, et ces murs-là sont de béton, lisses et inaltérables, ils ne se laissent entamer par rien, c'est du moins ce qu'ils prétendent, il leur faut ça pour se protéger, c'est du moins ce qu'ils croient ; moi je les soupçonne d'être plus fragiles et plus faibles que moi, je suis un sentimental pourtant, tenez, je me demande si derrière leur mur, à chaque fois, ce ne serait pas par hasard un sentimental qui se cache et se réfugie. Un sentimental qui s'ignore. Ou un sentimental qui se méfie de lui-même plus encore que de vous ou de moi".
Résumé : Roman policier insolite, roman de la beauté, contemplatif et musical, Le chien Tristan est d'abord le roman du romantisme, de sa grandeur et de ses aspects dérisoires. Volontairement cloîtrés au coeur de Rome, ses protagonistes "jouent" à s'identifier aux grands créateurs du xixe siècle, Wagner, Liszt ou Nietzsche. Fous du génie qu'ils n'ont pas, ils sentent que le romantisme, bien plus qu'une exaltation de la passion, est une recherche passionnée d'une vérité à laquelle ils sacrifient leur bonheur et leur équilibre. Hors de leur siècle, de leur pays, hors de toute certitude religieuse, placés devant l'évidence et l'effroi de l'existence, ces "inadaptés" sont pourtant l'image de l'homme contemporain, déraciné du sacré, et n'osant plus s'avouer à lui-même sa quête désespérée du Vrai. Confrontés à une femme qui refuse le rôle de sublime prétexte, ces personnages deviendront les rivaux tragiques et pitoyables d'un être dont le regard détient la vérité sans la conscience : un chien, que sa maîtresse a nommé Tristan. Écrivain, philosophe, journaliste et traducteur, Étienne Barilier est né en 1947 à Payerne dans le canton de Vaud. Son premier récit, Orphée, paraît en 1971 ; il sera suivi d'une quarantaine de romans et d'essais. Lauréat de nombreuses distinctions littéraires, dont le Prix d'honneur de la Ville de Paris en 1978 pour Le chien Tristan, Étienne Barilier a également enseigné la littérature française à l'université de Lausanne entre 2001 et 2013.