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Villes ottomanes à la fin de l'Empire
Dumont Paul ; Georgeon François
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782738415165
De Salonique à Alexandrie, en passant par Istanbul et Bagdad, avec quelques haltes dans les Balkans et en Asie-Mineure, c'est un véritable voyage au coeur des villes ottomanes du siècle dernier auquel ce livre nous convie. Dans les grands ports ouverts sur l'Occident, bien sûr, mais même dans les bourgades les plus reculées, d'un bout à l'autre de cet immense Empire que l'on disait être "l'homme malade" de l'Europe, le lecteur découvrira une activité fiévreuse, intense, menée par les agents de l'Etat ou les élites urbaines, pour faire de vieilles cités orientales des agglomérations plus ouvertes et plus saines, mieux ordonnées et mieux bâties ; bref, des villes modernes à l'exemple de l'urbanisme occidental. Une modernisation accompagnée souvent d'après compétitions, voire d'affrontements violents, entre des communautés qui, à l'heure des nationalismes, cohabitent de plus en plus difficilement dans l'espace urbain. Une modernisation inégale, inachevée, mais qui marquera d'une empreinte durable les villes des Balkans et du Moyen-Orient. En cours de route, le lecteur aura échappé à une épidémie de choléra, fait connaissance avec un gouverneur passionné de théâtre et d'architecture, et découvert, au fin fond de l'Anatolie, une vaste cité-jardins à l'urbanisme étonnamment moderne ! Issu d'un séminaire organisé à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales en 1989-90, le présent ouvrage est le fruit d'un travail collectif auquel ont participé historiens, urbanistes, architectes et spécialistes de l'histoire de l'art et des sciences.
La plupart des gens ignorent que de nombreux ouvrages mettent en scène des lesbiennes. Afin de pallier cette carence, Entre femmes recense des romans, des oeuvres dramatiques, des recueils de poèmes, des bandes dessinées, des témoignages et des biographies qui mettent au premier plan l'amour d'une femme pour une autre. On trouvera ici les notices de plus de trois cents ouvrages résumés et commentés, publiés de 1900 à 2014. Voici un choix d'héroïnes auxquelles d'identifier.
Atteinte à 80 ans de la maladie d'Alzheimer, la mère de Paula Dumont s'est enfuie d'un centre de soins qui l'hébergeait pendant l'hospitalisation de son mari. Malgré les recherches effectuées par les gendarmes, on ne l'a jamais retrouvée. Deux ans plus tôt, sa fille avait entrepris des démarches afin qu'on l'interne pour la protéger d'elle-même, mais elle s'était heurtée à son médecin qui trouvait plus humain de la laisser vivre chez elle. Or loin d'être un cas exceptionnel, une telle disparition concerne 5 % des malades mentaux qui fuguent et dont on ne retrouve jamais le corps. Portée disparue ne se limite donc pas à narrer les dernières années d'un couple d'octogénaires et la disparition tragique de la mère de l'auteure, mais pousse un cri d'alarme devant les problèmes posés par une maladie incurable qui concerne de nombreux vieillards, phénomène alarmant dû au vieillissement de la population.
L'action du Règne des femmes se déroule cinq mille ans après l'explosion de bombes atomiques qui ont failli détruire la vie sur notre planète. Seules ont survécu quelques communautés de femmes qui ont pris le pouvoir et qui entendent le garder. Ces sociétés, qui proclament constamment qu'elles ont sacralisé le respect de la vie, ne sont toutefois pas aussi idylliques qu'elles le prétendent.
Catherine et Pascale se sont aimées quand elles étaient en terminale, mais Catherine, qui n'arrivait pas à accepter son homosexualité, a très vite rompu avec Pascale. Vingt ans plus tard, elle renoue avec son amie. Mais elle est mariée et elle a des enfants. Quant à Pascale, elle vit depuis douze ans avec Martine qui voit d'un mauvais oeil ces retrouvailles... Après Mauvais genre, récit d'enfance et d'adolescence, Paula Dumont raconte avec distance et humour dans La vie dure les joies et les peines de Pascale, Catherine et Martine, ces femmes qui aiment les femmes, ainsi que les difficultés auxquelles elles sont confrontées au même titre que la majorité de leurs semblables. Ce second livre autobiographique veut être un témoignage sur la situation des homosexuelles dans un rnonde lesbophobe.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.