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La courtisane et les seigneurs
Dumézil Georges
GALLIMARD
14,10 €
Épuisé
EAN :9782070700370
Quatrième de couverture En 1982, dans les 25 essais qui composent Apollon sonore, l'auteur a commencé de publier en forme d'Esquisses des projets d'études de mythologie qu'il n'envisage plus de mener à leur terme, se bornant à définir les problèmes et à donner les principaux éléments de solution. Le présent recueil présente une seconde série d'Esquisses (26-50).Les premières concernent l'Inde et, après Alexandre, les rapports de l'Inde avec l'Occident grec. Pour la première fois, d'importantes traditions bouddhiques apportent leur contribution à l'étude comparée des religions indo-européennes.Une dizaine d'Esquisses continue l'exploration de la religion des Scythes et des traditions qui survivent chez leurs derniers descendants, les Ossètes du Caucase. Sur tous ces points encore, la véracité des témoins grecs, et d'abord d'Hérodote, d'une part, l'étonnante fidélité de la mémoire populaire d'autre part, se laissent vérifier.Par un échantillonnage sur la plupart des domaines de l'ensemble indo-européen, un dernier groupe d'Esquisses montre le type des questions nouvelles ou anciennes que l'étude comparative permet d'aborder avec précision : à Rome, l'univers tel que le divisaient les augures, puis la fonction d'une divinité évanescente, Hora, parèdre de Quirinus ; chez les héros de l'Iliade, l'opposition de la «fougue» utile et de la mauvaise «rage» ; la byline russe sur les trois derniers voyages du grand héros Il'ja de Mourom et l'interprétation d'une idole quadricéphale de Galicie, etc.
Résumé : Au milieu du XVIIIe siècle, un jeune Suisse de Lausanne, descendant de huguenots, abandonne ses études et part pour Calcutta. Il prend du service dans l'armée de la Compagnie anglaise. Pendant plus de trente ans, il connaît beaucoup d'aventures. Sur la fin de son contrat, de la bouche d'un pandit fort instruit, il s'informe de la religion et des grandes épopées. Rentré en Europe, il s'enthousiasme pour la Révolution française et s'installe aux environs d'Avignon, où il sera assassiné lors des troubles du Directoire. En quittant Lausanne, il a laissé à la chanoinesse de Polier, sa cousine, les liasses des notes qu'il a prises sous la dictée de son maître. En 1809 seulement, elle en tire une Mythologie des lndous dont le principal mérite est de contenir un précis détaillé des trois grands poèmes, le Râmâyana, le Mahâbhârata, le Bhâgavata Purâna, ces deux derniers étant étroitement imbriqués l'un dans l'autre. Ce livre a été dédaigné des indianistes, ignoré du public lettré depuis près de deux cents ans, alors qu'il aurait fourni une magnifique matière à La Légende des siècles. Georges Dumézil republie ici les chapitres où sont résumés les deux derniers poèmes. Le Mahabarat du colonel et de la chanoinesse n'est pas toujours conforme aux originaux sanscrits, sans qu'on puisse parler d'authentiques variantes, mais intelligemment construit, agréablement écrit, il en conserve l'essentiel. Il se lit comme un roman d'aventures du XVIIIe siècle. Il ne s'agit pas ici d'un travail scientifique, mais d'une réparation littéraire envers un de ces pionniers de l'orientalisme, maniant le pistolet et la plume, dont Anquetil du Perron n'est que l'exemple le plus connu.
Vers la fin du IIIe millénaire av. J. -C. , des cavaliers-migrateurs, venus peut-tre du sud de la Russie, submergrent par vagues successives la majeure partie du continent européen et poussrent jusqu'aux confins de l'Inde. ces conquérants, qui parlaient approximativement la mme langue, on a attribué par convention le nom d'Indo-Européens. Ils partageaient une vision du monde tripartite - le systme des trois fonctions - o s'articulent, selon un ordre hiérarchique : la souveraineté magique et juridique (la premire fonction) ; la force physique et principalement guerrire (la deuxime fonction) ; la richesse tranquille et féconde (la troisime fonction). Ainsi ces trs lointains anctres se fondaient-ils sur une conception de la société qui distingue en les hiérarchisant les prtres, les guerriers et les éleveurs-agriculteurs. Mythe et Epopée est consacré aux usages littéraires et non pas théologiques ou religieux que les principaux peuples indo-européens ont faits de leur commun héritage. Car si la structure des trois fonctions se présente d'abord comme une machine faire les dieux, elle se révle aussi tre un formidable instrument de fabrication d'histoires. Pas uniquement de mythes, mais de récits profanes, de légendes, d'épopées, de contes o les dieux et les hommes s'en vont par trois.
Résumé : Dès le début du XIXe siècle, les commentateurs de Nostradamus ont signalé, dans le 20e quatrain de la IXe Centurie, un faisceau de détails précis qui paraît annoncer la fuite et l'arrestation de Louis XVI : "de nuit", un personnage "en gris" "viendra dedans Varennes" et, aussitôt après, dans le dernier vers, un "élu cap cause tempête, feu, sang, tranche", le tranche étant un couperet. Mais les autres détails sont inexpliqués : pourquoi le personnage en question est-il appelé "le moine noir" ? Pourquoi vient-il "par la forêt de Reines" ? Et que signifie le deuxième vers, sans syntaxe : "Deux parts, vaultorte, Herne, la pierre blanche" ? A partir de ces données, l'auteur propose trois jeux. Un puzzle : l'étude philologique et historique du texte permet-elle d'éclairer toutes ces énigmes, sans résidu, par les circonstances du "drame de Varennes" ? Un jeu logique : si l'on admet que, au milieu du XVIe siècle, Nostradamus a "vu" l'événement de 1791, quels sont les caractères distinctifs de cette connaissance, les mécanismes de cette pensée, qni diffère à la fois de la pensée onirique et de la pensée réfléchie ? Un jeu métaphysiqne enfin : comment concevoir les moyens de cette connaissance ? A la fin du Phédon, Socrate, achevant de mourir, prononce onze mots très simples qui signifient : "Criton, nous devons un coq à Asklépios. Payez la dette et n'oubliez pas." Aucune exégèse satisfaisante n'a été proposée. La plus usuelle est celle que Lamartine a mise en vers : "Aux dieux libérateurs, dit-il, qu'on sacrifie ! Ils m'ont guéri ! De quoi ? dit Cébès. De la vie !" Toute l'existence, tout l'enseignement de Socrate protestent contre cette interprétation. Qu'a-t-il voulu dire ?
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.