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Idées romaines
Dumézil Georges
GALLIMARD
17,04 €
Épuisé
EAN :9782070269624
Depuis trente ans, Georges Dumézil observe la plus ancienne pensée des Romains sous un éclairage doublement nouveau. D'une part beaucoup de concepts, de types divins, de cultes sont le prolongement de représentations et de pratiques déjà indo-européennes, conservées aussi chez d'autres peuples de la famille. D'autre part, les créations, propres à Rome, loin de relever d'une mentalité balbutiante, se situent à un honorable niveau de réflexion. La démonstration d'ensemble a été donnée en 1966 pour les faits proprement religieux, dans La Religion romaine archaïque et pour la pseudo-histoire des origines, en 1968, dans Mythe et Epopée, I. Elle doit être étendue à quantité de points de droit, d'institutions, de traditions, bref à beaucoup d' "idées" , et dans la religion même, plusieurs divinités doivent être étudiées de plus près. C'est la matière des trois groupes d'articles, en grande partie récrits, qui forment ce recueil.
Résumé : "C'est en 1938 qu'a commencé la série d'études qui a reconstitué de grands fragments de l'idéologie, de la théologie et de la mythologie communes aux Indo-Européens avant leurs migrations. Les dix premières années ont été consacrées à l'exploration sommaire de deux ensembles : la conception des trois fonctions hiérarchisées de souveraineté sacrée, de force, de fécondité ; la conception des deux aspects complémentaires, magique et juridique, de la souveraineté. Divers travaux, livres épuisés aujourd'hui, ont mis en forme les premières observations. Mais les recherches ultérieures, fondées sur ces esquisses, ont permis par contrecoup de les préciser, de les corriger, de les compléter, de les coordonner.Il était donc nécessaire de reprendre ces principa theologica en tenant compte de près de trente ans de progrès et aussi de discussions à peu près ininterrompues qui les ont imposées à l'attention des "philologies séparées". L'exposé a été concentré sur les questions fondamentales et limité aux quatre principaux témoins qui ont servi, par comparaison, à atteindre une réalité préhistorique, indo-européenne, à savoir l'Inde védique, l'Iran, Rome, la Scandinavie : les prolongements qu'ont ensuite fournis les Grecs et les Celtes ont été laissés de côté. On s'est appliqué partout à faire saillir les ressorts, à dégager les moments des argumentations". Georges Dumézil.
Résumé : Au milieu du XVIIIe siècle, un jeune Suisse de Lausanne, descendant de huguenots, abandonne ses études et part pour Calcutta. Il prend du service dans l'armée de la Compagnie anglaise. Pendant plus de trente ans, il connaît beaucoup d'aventures. Sur la fin de son contrat, de la bouche d'un pandit fort instruit, il s'informe de la religion et des grandes épopées. Rentré en Europe, il s'enthousiasme pour la Révolution française et s'installe aux environs d'Avignon, où il sera assassiné lors des troubles du Directoire. En quittant Lausanne, il a laissé à la chanoinesse de Polier, sa cousine, les liasses des notes qu'il a prises sous la dictée de son maître. En 1809 seulement, elle en tire une Mythologie des lndous dont le principal mérite est de contenir un précis détaillé des trois grands poèmes, le Râmâyana, le Mahâbhârata, le Bhâgavata Purâna, ces deux derniers étant étroitement imbriqués l'un dans l'autre. Ce livre a été dédaigné des indianistes, ignoré du public lettré depuis près de deux cents ans, alors qu'il aurait fourni une magnifique matière à La Légende des siècles. Georges Dumézil republie ici les chapitres où sont résumés les deux derniers poèmes. Le Mahabarat du colonel et de la chanoinesse n'est pas toujours conforme aux originaux sanscrits, sans qu'on puisse parler d'authentiques variantes, mais intelligemment construit, agréablement écrit, il en conserve l'essentiel. Il se lit comme un roman d'aventures du XVIIIe siècle. Il ne s'agit pas ici d'un travail scientifique, mais d'une réparation littéraire envers un de ces pionniers de l'orientalisme, maniant le pistolet et la plume, dont Anquetil du Perron n'est que l'exemple le plus connu.
Après avoir abordé la religion romaine par la théologie, l'auteur a souhaité l'observer en action, gouvernant la vie des Romains à travers les fêtes publiques fixes inégalement distribuées sur les quatre saisons. Si les fêtes d'été et d'automne passent ici les premières, c'est qu'il fallait aller au plus urgent. Tout n'est certes pas clair dans la partie du férial qui s'étend de décembre à juin, du moins est-elle éclairée par l'érudit et élégant répertoire de rites et de légendes que sont les Fastes d'Ovide. Mais Ovide n'a pu achever son oeuvre. Pour cette raison et pour quelques autres, beaucoup de fêtes de la "belle saison" sont aujourd'hui encore de petits mystères : que sont les doubles Lucaria, les Neptunalia, les Furrinalia qui se pressent dans la seconde quinzaine de juillet ? Et, dans les mois qui suivent, que sont les Volturnalia, les Meditrinalia ? Des moyens d'explication, jusqu'à présent négligés, permettent de proposer partout des réponses plausibles. Après ces fêtes qui toutes concernent le bon usage, alimentaire ou autre, de la nature, la fin du temps des activités martiales appelle des rites propres, notamment le "Cheval d'Octobre" au milieu de ce mois, qui ne peuvent être pleinement compris que par référence au passé indo-européen des Romains et aux autres vestiges de rituels royaux dont l'Inde védique fournit de proches variantes. L'absence complète de fêtes dans les deux mois - septembre, novembre - où se sont développés, autour des Ides, de grands jeux en l'honneur de Jupiter, pose un problème qui ne paraît pas insoluble.
Ce volume reprend les quatre Esquisses de mythologie publiées par Dumézil à la fin de sa vie. Apollon sonore et autres essais ; La Courtisane et les seigneurs colorés et autres essais ; L'Oubli de l'homme et l'honneur des dieux et autres essais ; Le Roman des jumeaux et autres essais. Ces cent courts chapitres sont autant de nouvelles de mythologie comparée, toutes autonomes les unes par rapport aux autres dans leur lecture. Ce qui intéresse l'auteur, à travers ces récits, c'est la manière dont les trois mondes dont il s'occupe principalement, Rome, la Grèce et le monde indo-européen, se sont rencontrés et contaminés entre eux à travers leurs mythes.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.