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Entretiens
Dumézil Georges
FOLIO
10,00 €
Épuisé
EAN :9782070323982
Georges Dumézil a toujours déclaré qu'un savant doit s'effacer derrière son oeuvre. D'où son refus constant d'écrire ses Mémoires ou de se livrer à la confidence autobiographique. Il a pourtant accepté de se raconter, de faire le récit de sa carrière universitaire, de sa vie intellectuelle et donc de sa vie tout court. Salué depuis de nombreuses années comme l'auteur d'une des oeuvres les plus puissantes dans le domaine des sciences humaines, il donne ici de nouveaux éclairages sur son travail et sur les conditions dans lesquelles il s'est développé et imposé. Ce faisant, il offre à l'historien un témoignage capital sur la vie des idées en France au vingtième siècle. Il n'hésite pas à parler aussi de ses amis - de Pierre Gaxotte à Michel Foucault -, de ses coûts littéraires et philosophiques, de ses tentations politiques de jeunesse et de son détachement d'aujourd'hui. Mais surtout, il donne à un large public de non-spécialistes une voie d'accès à son oeuvre, dont il ait comprendre la portée et les enjeux.
Vers la fin du IIIe millénaire av. J. -C. , des cavaliers-migrateurs, venus peut-tre du sud de la Russie, submergrent par vagues successives la majeure partie du continent européen et poussrent jusqu'aux confins de l'Inde. ces conquérants, qui parlaient approximativement la mme langue, on a attribué par convention le nom d'Indo-Européens. Ils partageaient une vision du monde tripartite - le systme des trois fonctions - o s'articulent, selon un ordre hiérarchique : la souveraineté magique et juridique (la premire fonction) ; la force physique et principalement guerrire (la deuxime fonction) ; la richesse tranquille et féconde (la troisime fonction). Ainsi ces trs lointains anctres se fondaient-ils sur une conception de la société qui distingue en les hiérarchisant les prtres, les guerriers et les éleveurs-agriculteurs. Mythe et Epopée est consacré aux usages littéraires et non pas théologiques ou religieux que les principaux peuples indo-européens ont faits de leur commun héritage. Car si la structure des trois fonctions se présente d'abord comme une machine faire les dieux, elle se révle aussi tre un formidable instrument de fabrication d'histoires. Pas uniquement de mythes, mais de récits profanes, de légendes, d'épopées, de contes o les dieux et les hommes s'en vont par trois.
Résumé : Au milieu du XVIIIe siècle, un jeune Suisse de Lausanne, descendant de huguenots, abandonne ses études et part pour Calcutta. Il prend du service dans l'armée de la Compagnie anglaise. Pendant plus de trente ans, il connaît beaucoup d'aventures. Sur la fin de son contrat, de la bouche d'un pandit fort instruit, il s'informe de la religion et des grandes épopées. Rentré en Europe, il s'enthousiasme pour la Révolution française et s'installe aux environs d'Avignon, où il sera assassiné lors des troubles du Directoire. En quittant Lausanne, il a laissé à la chanoinesse de Polier, sa cousine, les liasses des notes qu'il a prises sous la dictée de son maître. En 1809 seulement, elle en tire une Mythologie des lndous dont le principal mérite est de contenir un précis détaillé des trois grands poèmes, le Râmâyana, le Mahâbhârata, le Bhâgavata Purâna, ces deux derniers étant étroitement imbriqués l'un dans l'autre. Ce livre a été dédaigné des indianistes, ignoré du public lettré depuis près de deux cents ans, alors qu'il aurait fourni une magnifique matière à La Légende des siècles. Georges Dumézil republie ici les chapitres où sont résumés les deux derniers poèmes. Le Mahabarat du colonel et de la chanoinesse n'est pas toujours conforme aux originaux sanscrits, sans qu'on puisse parler d'authentiques variantes, mais intelligemment construit, agréablement écrit, il en conserve l'essentiel. Il se lit comme un roman d'aventures du XVIIIe siècle. Il ne s'agit pas ici d'un travail scientifique, mais d'une réparation littéraire envers un de ces pionniers de l'orientalisme, maniant le pistolet et la plume, dont Anquetil du Perron n'est que l'exemple le plus connu.
Vers la fin du IIIe millénaire av. J. -C. , des cavaliers-migrateurs, venus peut-tre du sud de la Russie, submergrent par vagues successives la majeure partie du continent européen et poussrent jusqu'aux confins de l'Inde. ces conquérants, qui parlaient approximativement la mme langue, on a attribué par convention le nom d'Indo-Européens. Ils partageaient une vision du monde tripartite - le systme des trois fonctions - o s'articulent, selon un ordre hiérarchique : la souveraineté magique et juridique (la premire fonction) ; la force physique et principalement guerrire (la deuxime fonction) ; la richesse tranquille et féconde (la troisime fonction). Ainsi ces trs lointains anctres se fondaient-ils sur une conception de la société qui distingue en les hiérarchisant les prtres, les guerriers et les éleveurs-agriculteurs. Mythe et Epopée est consacré aux usages littéraires et non pas théologiques ou religieux que les principaux peuples indo-européens ont faits de leur commun héritage. Car si la structure des trois fonctions se présente d'abord comme une machine faire les dieux, elle se révle aussi tre un formidable instrument de fabrication d'histoires. Pas uniquement de mythes, mais de récits profanes, de légendes, d'épopées, de contes o les dieux et les hommes s'en vont par trois.
Résumé : Dès le début du XIXe siècle, les commentateurs de Nostradamus ont signalé, dans le 20e quatrain de la IXe Centurie, un faisceau de détails précis qui paraît annoncer la fuite et l'arrestation de Louis XVI : "de nuit", un personnage "en gris" "viendra dedans Varennes" et, aussitôt après, dans le dernier vers, un "élu cap cause tempête, feu, sang, tranche", le tranche étant un couperet. Mais les autres détails sont inexpliqués : pourquoi le personnage en question est-il appelé "le moine noir" ? Pourquoi vient-il "par la forêt de Reines" ? Et que signifie le deuxième vers, sans syntaxe : "Deux parts, vaultorte, Herne, la pierre blanche" ? A partir de ces données, l'auteur propose trois jeux. Un puzzle : l'étude philologique et historique du texte permet-elle d'éclairer toutes ces énigmes, sans résidu, par les circonstances du "drame de Varennes" ? Un jeu logique : si l'on admet que, au milieu du XVIe siècle, Nostradamus a "vu" l'événement de 1791, quels sont les caractères distinctifs de cette connaissance, les mécanismes de cette pensée, qni diffère à la fois de la pensée onirique et de la pensée réfléchie ? Un jeu métaphysiqne enfin : comment concevoir les moyens de cette connaissance ? A la fin du Phédon, Socrate, achevant de mourir, prononce onze mots très simples qui signifient : "Criton, nous devons un coq à Asklépios. Payez la dette et n'oubliez pas." Aucune exégèse satisfaisante n'a été proposée. La plus usuelle est celle que Lamartine a mise en vers : "Aux dieux libérateurs, dit-il, qu'on sacrifie ! Ils m'ont guéri ! De quoi ? dit Cébès. De la vie !" Toute l'existence, tout l'enseignement de Socrate protestent contre cette interprétation. Qu'a-t-il voulu dire ?
Désireux d'orner les murs de sa nouvelle demeure parisienne, le noble Jean Le Viste commande une série de six tapisseries à Nicolas des Innocents, miniaturiste renommé à la cour du roi de France, Charles VIII. Surpris d'avoir été choisi pour un travail si éloigné de sa spécialité, l'artiste accepte néanmoins après avoir entrevu la fille de Jean Le Viste dont il s'éprend. La passion entraînera Nicolas dans le labyrinthe de relations délicates entre maris et femmes, parents et enfants, amants et servantes. En élucidant le mystère d'un chef-d'oeuvre magique, Tracy Chevalier ressuscite un univers de passion et de désirs dans une France où le Moyen Age s'apprête à épouser la Renaissance. Tracy Chevalier est américaine et vit à Londres depuis 1984 avec son mari et son fils. Son roman La jeune fille à la perle a rencontré un succès international.
Changer d?activité, de femme, d?environnement, de personnalité voire même d?apparence physique? tout mettre en oeuvre pour devenir quelqu?un d?autre, c?est le pari improbable qu?ont décidé de se lancer un soir deux inconnus alcoolisés, l?encadreur Thierry Blin et le commercial Nicolas Gredzinski. A travers le portrait taillé serré de ces deux anonymes, Tonino Benacquista revisite le mythe de la quête identitaire, de ses enjeux incertains à ses implications souvent cruelles. Blin et Gredzinski avaient tout pour être heureux, un travail, des amis, une femme, mais pour autant, ils ne l?étaient pas. Leur rencontre aussi fortuite que déterminante sur un court de tennis va renverser leur vie, qui prend alors une direction distincte et inconnue. Mais si les deux hommes finissent bien par changer, en bien ou en mal, leur façon de faire est très différente. Quand le premier agit avec conscience et méthode pour se transformer point par point en son contraire, et devenir détective privé à l?identité nouvelle, le second ne fait rien, ou plutôt croit ne rien faire, si ce n?est de se laisser tomber dans l?alcool, avec un plaisir grinçant... Cette opposition de styles dessinée chapitre après chapitre autour des deux personnages qui ne se reverront plus, confère au roman toute sa verve et son originalité. Certes, on ne rit pas là beaucoup, le sujet ainsi traité nous renvoyant souvent à nos propres questionnements, mais on apprécie d?être le spectateur discret d?une transformation qu?on aurait rêvé être la nôtre sans oser se l?avouer? --Guillaume Folliero
Le Baiser de l'Hôtel de Ville. Je n'aimais pas cette photo. Tout ce noir et blanc, ce gris flou, c'était juste les couleurs que je ne voulais pas pour la mémoire. " La librairie où François travaille ferme ses portes; à l'approche de la quarantaine, il se retrouve face à lui-même. Les souvenirs se bousculent, amplifiés par la vogue des années cinquante. Il éprouve alors le sentiment d'être dépossédé de son enfance. Pourquoi ses parents ont-ils toujours prétendu être les amoureux que l'on voit sur cette photo de Doisneau
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).