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Servir l'état barbare dans la Gaule franque. Du fonctionnariat antique à la noblesse médiévale (IV a
Dumézil Bruno
TALLANDIER
27,90 €
Épuisé
EAN :9791021000865
A l'empereur romain ayant une autorité absolue sur ses fonctionnaires, on oppose souvent l'image du roi médiéval aidé, conseillé ou trahi par ses vassaux. L'Etat antique se serait effondré, brutalement et presque totalement, lorsque ses agents auraient perdu la notion de service public pour lui préférer un engagement personnel rémunéré par une terre. En réalité, la fonction publique n'a pas disparu avec le dernier empereur d'Occident mais les désordres du Ve siècle l'ont affectée. Elle n'a définitivement succombé qu'entre le milieu du IXe siècle et l'an mil. Pendant cinq siècles, la militia - le corps des serviteurs de l'Etat - a tour à tour été inventée, favorisée, délaissée et reconstituée. Sur la longue durée, la fonction publique apparaît comme un cadre administratif qui a épousé avec plus ou moins de bonheur la société de son temps. Si l'union a été fusionnelle à l'époque romaine, c'est plutôt une alliance d'intérêt que l'on décèle aux premiers temps mérovingiens. Au milieu du VIIIe siècle, les Carolingiens forcent l'aristocratie franque à passer sous le régime de la militia, tandis que, cent ans plus tard, le roi Charles le Chauve ne parvient pas à unir la société médiévale et la fonction publique : celle-ci ne survivra pas à cet échec. Quatre mariages et un enterrement, voilà qui pourrait résumer l'histoire du service public au cours du premier millénaire...
Résumé : L'épisode inaugural de l'histoire de France est aussi le plus évanescent : du baptême de Clovis on ne connaît à la vérité ni le lieu, ni la date, ni les circonstances précises, ni même la portée immédiate. C'est l'écriture de l'histoire qui devait, au fil des siècles, en faire la scène originelle de notre légendaire national. Cette cérémonie bien réelle reste encore aujourd'hui recouverte d'épaisses couches de mythes et de fables. Peut-on retrouver la véritable figure de ce "roi très glorieux" qui, au crépuscule de l'Empire romain, a épousé la foi catholique, bientôt suivi d'une partie de son peuple ? Tel est l'objet de ce livre : il explore les traces fugaces d'une Gaule en mutation entre le passé romain et la civilisation médiévale ; il convoque les ressources de l'archéologie pour approcher les hommes et les paysages que Clovis allait unifier ; il s'efforce de composer l'histoire de ce peuple franc appelé à fonder une nation chrétienne. C'est cette reconstitution qui confère à la journée lointaine où "naît la France" sa véritable dimension politique et mémorielle. Plusieurs récits sont possibles, que cet ouvrage revisite. Autour de Clovis, mémoire et histoire souvent s'entremêlent au service de partis et de passions que chaque époque fait naître. L'irréductible part de mystère de ce baptême des origines aura ainsi contribué à son extraordinaire postérité.
Ce volume reprend les quatre Esquisses de mythologie publiées par Dumézil à la fin de sa vie. Apollon sonore et autres essais ; La Courtisane et les seigneurs colorés et autres essais ; L'Oubli de l'homme et l'honneur des dieux et autres essais ; Le Roman des jumeaux et autres essais. Ces cent courts chapitres sont autant de nouvelles de mythologie comparée, toutes autonomes les unes par rapport aux autres dans leur lecture. Ce qui intéresse l'auteur, à travers ces récits, c'est la manière dont les trois mondes dont il s'occupe principalement, Rome, la Grèce et le monde indo-européen, se sont rencontrés et contaminés entre eux à travers leurs mythes.
Résumé : Arbres sacrés, plantes ou pierres, cultes solaires ou de la fertilité, mystique lunaire, rites célestes, symbolisme aquatique, Terre-Mère : une fois de plus, Mircea Eliade met son érudition et sa puissance intellectuelle synthétique au service du lecteur pour l'éclairer sur le sens du sacré, les mythes et les symboles religieux du monde entier, depuis la nuit des temps.
Résumé : Ce livre est à déguster sans trop se poser de questions, petit livre pain au chocolat à l'heure du goûter, anchoïade ou tapenade à l'heure de l'apéritif... Un livre à feuilleter sans engagement, au fil du temps qui passe et des petites histoires vraies qu'il raconte... Histoires de tous les temps et de tout temps. Histoires d'amour et d'humour, de haine et de remords, si banales et uniques, histoires d'une Côte qui eut un jour la cote et la garda, et où vécurent obscurs et lumineux sans grades. Histoires de stars en vacances et de vacances de stars, de femmes du monde et de filles fourbues, de rois déchus ou à venir, de faux souverains régnant, d'escrocs à la petite semaine et de casses du siècle... Histoires de sportifs qui ne se prenaient pas encore la tête, de solitudes entraperçues, de destins exceptionnels, d'anges ou de démons, de princes ou de roturiers, d'aventuriers douteux et fraîchement fortunés prêts à tout pour s'offrir... tout, de vieux artistes pensant que leur pensée n'avait plus d'intérêt que pour eux-mêmes et d'autres qui se persuadaient que leurs ?uvres n'étaient rien s'ils ne pouvaient les partager avec clients et amis... Histoires de rastaquouères fraîchement débarqués ou d'empereurs venus se faire plumer, comme l'écrit Maupassant, par de "jeunes drôlesses portant au poignet un petit sac où sont enfermées des clefs, un mouchoir et trois dernières pièces de cent sous destinées au tapis vert quand on croira sentir la veine... ". Histoires aussi de gens de tous les jours, de ceux qui se lèvent quand les autres vont se coucher, qui se retrouvent au café du coin, d'où ils fomentent d'irrésistibles " mises en boîte ", de buveurs de soleil, de héros oubliés sur la plaque d'une rue, ces héros quotidiens qui sont la trame d'une ville ou d'un village. Leur souvenir vit toujours quelque part, au hasard d'une ruelle, d'une avenue, d'un terrain de foot ou d'un hippodrome... Tout ce que vous y voyez, tout ce que vous y sentez ne serait pas s'ils n'avaient été là, s'ils n'avaient été ce qu'ils étaient... Puisse ce livre - qui n'a d'autre ambition que de faire sourire et émouvoir - réveiller quelque peu cette mémoire collective et, comme le dit si bien jules Romains, promulguer en tout absolue modestie cet enrichissement d'un lieu par les héritages successifs de l'esprit.
Bref, je plaidais pour la vie contre la mort et je conseillais au général de lire un des plus beaux livres de guerre qui soient, Le Dernier ennemi, de Richard Hillary, qui raconte comment la bataille d'Angleterre fut gagnée par les pilotes de Spitfire de la Royal Air Force, jeunes hommes de vingt ans, frais émoulus d'Oxford, de Cambridge, après Shrewsbury College ou Eton, entrés à jamais dans l'histoire des héros sous le nom de"garçons aux cheveux longs". [...] Extrait du Lièvre de Patagonie de Claude LANZMANN (Gallimard, 2009)."
Lorsque Philippe le Bel fit arrêter les Templiers en 1307, l?Histoire tournait une page: les tempsmodernes, illustrant le triomphe du temporel sur le spirituel, commençaient. L?ordre militaire leplus prestigieux de la chrétienté, qui avait défendu le royaume de Jérusalem pendant près de deuxsiècles au prix de très lourds sacrifices, était sur le point d?être définitivement abattu par le roi deFrance. Leur arrestation massive, minutieusement préparée, fut une gigantesque opération policière: elle stupéfia l?opinion, pris de court le pape Clément V, accabla l?honnête grand Maître de l?Ordre, Jacques de Molay. S?ensuivit une parodie de justice orchestrée par l?inquisition: accusations mensongères, lavages de cerveaux, séances de tortures savamment graduées. Lâchetés et actes d?héroïsme, trahisons et coups de théâtre se succédèrent jusqu?à la suppression du Temple et la mort sur le bûcher de Jacques de Molay en 1314. C?est ce mécanisme diabolique que GeorgesBordonove a mis à plat avec son talent de narrateur. Démontrant l?indigne falsification des chargespesant sur les inculpés, il laisse la vérité s?imposer d?elle-même qui plaide en faveur des victimesde la tragédie.
Résumé : Pendant près de vingt ans, un " petit caporal " corse devenu empereur des Français écrit avec sa Grande Armée les plus glorieuses pages de l'histoire de France et porte aux confins de l'Europe les idées de la Révolution. D'Austerlitz à Wagram, de Rivoli à la Moskova, d'Arcole aux Pyramides, Napoléon entre dans la légende d'une épopée qui transforma l'art de faire la guerre et de gouverner les peuples. C'est le récit d'une trentaine des plus grandes batailles de cette épopée - les plus célèbres ou celles, moins connues, qui font magistralement ressortir sa " manière " - que nous raconte, au jour le jour et parfois heure par heure, Jean Tranié. A l'aide de cartes précises et à la faveur d'une iconographie souvent inédite, toujours superbe, chacune de ces batailles est explorée de l'intérieur, décrite par la voix de ceux qui s'y trouvèrent, expliquée du point de vue du stratège, racontée dans le détail, parfois à l'aide d'anecdotes savoureuses. Mais l'Epopée napoléonienne c'est aussi l'image du grognard, les brillants officiers, la Grande Armée cosmopolite, les batailles " modèles ". Ce sont encore les stratégies fulgurantes, les uniformes étincelants, les actes héroïques et les visions d'horreur. Ce sont les grandes victoires ou les sombres défaites dont la dernière, Waterloo, emportera l'Empire. A côté des batailles, l'auteur s'est attaché à décrire l'armée napoléonienne, son organisation, ses services d'intendance ou de santé, les problèmes qu'elle rencontra sur les rives du Nil ou aux portes de Moscou. Enfin, un dictionnaire très vivant des maréchaux d'Empire nous montre à quel point l'épopée fut d'abord une affaire de personnalités exceptionnelles emportées dans les fureurs de la très grande histoire.
La croisade contre les Albigeois au XIIIe siècle a profondément modifié le cours de notre histoire. De son issue découle le rattachement du Languedoc à la France. C'est dire l'importance extrême de cette guerre "sainte" prêchée pour la première fois par l'Eglise de Rome à l'encontre d'un peuple chrétien! Menée à l'origine pour extirper du Midi de la France l'hérésie cathare, elle dégénéra vite en guerre dévastatrice de conquête, opposant inexorablement défenseurs de la civilisation occitane et assaillants venus du Nord, c'est-à-dire les "Français". Dans le tumulte des combats, l'atmosphère fiévreuse des chevauchées, des massacres, des incendies où culmine la tragique vision de l'holocauste de Montségur, s'affrontèrent donc pendant un demi-siècle croisés, inquisiteurs, légats du pape et peuple occitan sporadiquement rassemblé sous l'étendard des comtes de Toulouse. C'est l'histoire de ce long et terrible conflit jalonné de bûchers, d'actes d'héroïsme, de dévouements insignes, de duplicité, d'odieux excès, que raconte avec force et sagacité Georges Bordonove.