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Au-delà du capitalisme ?
Duménil Gérard ; Lévy Dominique
PUF
15,22 €
Épuisé
EAN :9782130493860
L'histoire s'est-elle arrêtée avec l'échec de la construction d'une société sans classes ? Le capitalisme a-t-il fait preuve de son immortalité ? C'est peut-être entre les lignes de l'?uvre des théoriciens du socialisme qu'il faut chercher la réponse à ces interrogations, plus que dans leurs intentions déclarées : " La production capitaliste, elle, est arrivée au stade où le travail de haute direction, entièrement séparé de la propriété du capital, court les rues. " (Marx) " Nous, parti du prolétariat, nous ne pouvons prendre nulle part l'art d'organiser la grande production à l'instar des trusts, - nulle part à moins que nous n'allions la chercher chez les spécialistes les plus qualifiés du capitalisme. " (Lénine) " Nous n'avons pas inventé la planification. C'est dans son principe, la même méthode qu'utilisent Morgan et son état-major (mieux que nous) pour gérer son trust, à savoir : prévision, coordination, direction..." (Trotski) " [Dans] toutes les élections, la présentation des candidats, leur soutien, etc., doivent s'effectuer sous l'angle non seulement de leur fermeté politique, mais aussi de leurs capacités de dirigeants, de leur ancienneté administrative, de leurs qualités d'organisateurs..." (Boukharine) Quel acteur social se trouve au c?ur de ces quatre affirmations ? Vous répondez : les intellectuels, les bureaucrates, les technocrates, les managers ou mieux, les cadres ? Ce livre pousse cette perception du rôle historique des cadres jusqu'à son terme. Au sein du mode de production capitaliste émerge progressivement une nouvelle structure de classe, de nouveaux rapports de production, préfigurant un mode de production alternatif, dont la classe dirigeante serait celle des cadres. Les tentatives de construction du socialisme ont dégénéré dans des variantes de telles sociétés post-capitalistes, et pas les meilleures qu'on puisse concevoir. Reste alors ouverte la question : comment remettre le projet socialiste sur ses rails ?
Le néolibéralisme est un phénomène de classe. Au début des années 1980, les minorités les plus aisées ont réussi un tour de force: rétablir leur pouvoir et leur revenu amoindris par le compromis social-démocrate de l?après-Seconde Guerre mondiale. Force est de constater aujourd?hui que l?effondrement financier de 2008 et la crise qui s?éternise n?ont pas mis un terme à ce retour; la grande machine de régression sociale est toujours sur ses rails. On peut toutefois prévoir que la chute du néolibéralisme sera également un phénomène de classe. La thèse centrale de ce livre est que la condition politique pour que cela arrive est que les classes populaires, par leurs luttes, détachent les classes de cadres de l?alliance où ils se sont engagés aux côtés des propriétaires capitalistes et pèsent désormais de tout leur poids dans le jeu des forces politiques. Tout pourrait alors changer. La Bourse ne déciderait plus de la gestion et de l?avenir des entreprises; le libre commerce et la libre mobilité des capitaux ne seraient plus des dogmes sacrés; l?État s?impliquerait dans les politiques jusqu?alors prohibées; le peuple de gauche rouvrirait les voies du progrès social et de la préservation de la planète? Au-delà de son cadre théorique et de ses analyses factuelles minutieuses, ce livre est un appel pour briser le front des droites qui gouvernent partout, que ce soit ce nom ou sous celui de « socialisme », et pour nous défaire de l?hégémonie financière. Qu?un gouvernement de vraie gauche accède au pouvoir dans un pays d?Europe, et le potentiel de lutte encore dormant dans d?autres espaces du continent déferlera.
Ces 40 dernières années, la déréglementation et la libéralisation des marchés et le développement des nouvelles technologies de l'information et de la communication ont entraîné une mutation profonde de l'environnement et des pratiques des entreprises. Des marchés toujours plus vastes, des clients mieux informés et plus exigeants, une concurrence exacerbée... sont autant de risques économiques et opérationnels qui obligent désormais l'entreprise à contrôler davantage les ressources et les résultats. Quels sont les différents moyens de contrôle dans une entreprise ? A quel moment intervient le contrôle de gestion dans le pilotage stratégique et la prise de décision ? Comment analyser les coûts en s'appuyant sur divers concepts pour diverses situations ? 100% à jour et opérationnel, rédigé sous forme de questions-réponses simples et accessibles, ce guide pratique vous permettra de mettre en oeuvre votre propre stratégie de contrôle de gestion, quel que soit le secteur d'activité de votre entreprise.
Résumé : Crise et sortie de crise. Encore près de trois millions de chômeurs en France ; l'Europe tarde à retrouver les voies de la croissance ; partout, les salaires stagnent. L'économie américaine connaît une nouvelle jeunesse ; les profits et la Bourse explosent - dangereusement sans doute. Qui faut-il croire, les prophètes d'une catastrophe imminente ou les apôtres du néo-libéralisme et de la nouvelle économie ? Oui, la remontée du taux de profit dessine le profil d'une nouvelle phase du capitalisme, au terme d'une longue crise structurelle, mais ces évolutions renforcent les inégalités et ne diminuent pas les risques d'instabilité financière. Ordre et désordres néo-libéraux. Le néo-libéralisme est l'expression de l'action d'une classe de propriétaires capitalistes, la finance, en vue de rétablir ses revenus et son pouvoir effectivement diminués au cours des Trente Glorieuses. La loi des prétendus marchés n'est rien d'autre que celle de cette classe. Mondialisation, certes, mais mondialisation néo-libérale sous hégémonie américaine. L'ordre néo-libéral règne. Son prix fut la prolongation de la crise et du chômage, et son cortège de désordres monétaires et financiers, dont nous n'avons peut-être vu ni la fin ni le paroxysme. L'histoire ne se répète pas, mais l'observation d'événements similaires antérieurs - comme la grande crise de la fin du XIXe - montre que tout n'est pas neuf dans ce qui se met en place. Malgré la restauration de la prééminence des grands détenteurs de capitaux dans le néo-libéralisme, l'histoire a encore un sens. Où nous entraîne-t-elle ?
Le Congrès Marx International II, qui s'est tenu fin 1998 à Nanterre, a clairement confirmé l'existence d'un regain d'intérêt pour les analyses marxistes du capitalisme contemporain. La prolongation des effets de la crise, combinée aux menaces de crise financière, a fortement contribué à ce renouveau. Veut-on dresser un bilan des politiques néolibérales? On y trouve pêle-mêle: la prolongation en Europe du chômage de dizaines de millions de travailleurs et l'exclusion; la précarisation, la stagnation - voire la régression - du revenu salarial et la mise en question de la protection sociale; la crise asiatique, qui soudainement jette, elle aussi, dans le chômage et la misère des millions de travailleurs; la famine et la stagnation dans le Tiers Monde; partout, la croissance choquante des inégalités, et l'arrogance des nantis. La question d'une éventuelle sortie de crise aux Etats-Unis (suggérée par la prétendue bonne santé de l'économie américaine) et, peut-être, en Europe - sur un fond d'instabilité systémique planétaire - contribue, tout particulièrement, à un nouvel intérêt pour de vieilles interrogations relatives à la dynamique historique du capitalisme. Est-il susceptible de rebondir une fois encore? Au prix de quelles mutations, de quelles tensions sociales et politiques, nationales et internationales? Nous conduisant vers quel type de société? Sommes-nous à l'inverse au seuil d'une nouvelle crise majeure?
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.