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L'ANGE ET LE FANTOME. Introduction à la clinique de l'impensé généalogique
Dumas Didier
MINUIT
19,00 €
Épuisé
EAN :9782707310132
L'impensé généalogique peut se matérialiser dans des symptomatologies aussi diverses que le mutisme de l'adulte, l'autisme de l'enfant ou la phobie. C'est alors le Fantôme qui ?uvre dans l'inconscient. Présent dans les croyances et les religions les plus diverses, le Fantôme apporte au surmoi freudien un nouvel éclairage métapsychologique : il conceptualise ces objets innommables qui ont pouvoir de se transmettre d'inconscient à inconscient dans les relations de filiation. Au travail silencieux et souterrain qu'il effectue dans l'inconscient s'oppose l'Ange. Explorateur de son propre impensé généalogique, l'enfant fou a préservé la maîtrise d'une énergie psychique dont le refoulement a démuni l'adulte. S'il est autiste, cela peut s'expliquer par la complémentarité de Fantômes qui se répondent dans ses lignées paternelle et maternelle. Mais, s'il se bat pour s'intégrer au monde des adultes, s'il dénonce la façon dont le Fantôme lui interdit l'accès à un scénario oedipien , il se situe alors en position de théoricien et c'est lui qui livre à l'analyste le fin mot de sa pratique. Figure universelle des mythologies religieuses par son rapport privilégié au Verbe, l'Ange apparaît dans la relation analytique pour donner voix à la multiplicité des phénomènes bizarres qui assaillent l'analyste au cours de son travail. Réactions corporelles, somatisations, désirs érotiques, phénomènes de transmissions de pensée situent alors la dimension généalogique du contre-transfert, au-delà de laquelle viendra se mettre en mots une histoire généalogique qui hantait le sujet, paralysant certaines fois toute la dynamique de la cure.
Résumé : Quand la vieillesse ne prend pas des allures de sagesse, mais dévaste les capacités mentales, psychiques ou corporelles, doit-on lire ce déclin comme une simple destruction des facultés et des acquisitions d'une existence ? Ce dépouillement n'est-il pas au contraire l'occasion d'une lente et dernière transformation ? C'est le pari que fait Aude Zeller, en relatant les six dernières années de vie de sa mère et l'accompagnement dont elle a bénéficié. Ce récit comble un vide dans notre connaissance de la vieillesse : le savoir psychanalytique et la spiritualité chrétienne s'y épaulent de façon très féconde. Aude Zeller, licenciée en psychologie, est psychothérapeute, psychanalyste transgénérationnelle et praticienne en mémoire cellulaire. Elle est aussi conférencière et enseignante dans différents cycles de développement de l'être.
Les villes médiévales françaises ont connu un développement remarquable à la fin du Moyen Age. L'autonomie plus ou moins prononcée dont elles jouissaient s'est accompagnée d'une gestion rigoureuse des moyens financiers mis à leur disposition. Cet ouvrage présente les modalités de la gestion comptable de plusieurs villes de la vallée de la Loire (tenue des registres, compétences et activités du personnel municipal), dans une perspective comparatiste en confrontant la situation ligérienne à celle d'autres villes du royaume de France. Il accorde une importance particulière et inédite aux problèmes monétaires auxquels les cités furent confrontées notamment dans la première moitié du XVe siècle. Enfin, il propose une réflexion poussée sur les apports et les limites de l'étude des comptabilités urbaines pour des disciplines comme l'histoire économique, l'histoire de l'art ou l'archéologie.
Didier Dumas est psychanalyste. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont Sans père et sans parole (Hachette Littératures, 1999), Si nous n'avions rien compris à la sexualité? (Albin Michel, 2004) et La Sexualité masculine ( "Pluriel" 2007).
Quand la vieillesse ne prend pas des allures de sagesse, mais dévaste les capacités mentales, psychiques ou corporelles de l?individu, doit-on lire ce déclin comme une simple destruction des facultés et des acquisitions de toute une existence? Ce dépouillement n?est-il pas au contraire l?occasion d?une lente et dernière transformation? C?est le pari que fait Aude Zeller, en relatant les six dernières années de vie de sa mère et l?accompagnement dont elle a bénéficié jusqu?à sa mort. Ce fut en effet grâce à un soutien psychologique étayé par certaines techniques de communication, mais aussi grâce à un cheminement spirituel, que cette femme atteinte de démence sénile a pu accepter de "lâcher prise" et aborder consciemment sa fin. Ce récit vient ainsi combler un vide dans la connaissance que nous pouvions avoir de la vieillesse: le savoir psychanalytique et la spiritualité chrétienne s?y épaulent de façon très féconde et permettent de comprendre en quoi la régression peut devenir l?un des pivots de la guérison. L?auteur montre en effet qu?en retrouvant ou en revisitant la conception de la mort qu?elles s?étaient forgées dans leur petite enfance, les personnes âgées peuvent faire face à la révolte et à l?angoisse.
Dans Fin de partie il y a déjà cette notion d'immobilité, cette notion d'enfouissement. Le personnage principal est dans un fauteuil, il est infirme et aveugle, et tous les mouvements qu'il peut faire c'est sur son fauteuil roulant, poussé par un domestique, peut-être un fils adoptif, qui est lui-même assez malade, mal en point, qui marche difficilement. Et ce vieillard a ses parents encore, qui sont dans des poubelles, son père et sa mère qu'on voit de temps en temps apparaître et qui ont un très charmant dialogue d'amour. Nous voyons deux êtres qui se déchirent, qui jouent une partie comme une partie d'échecs et ils marquent des points, l'un après l'autre, mais celui qui peut bouger a peut-être une plus grande chance de s'en tirer, seulement ils sont liés, organiquement, par une espèce de tendresse qui s'exprime avec beaucoup de haine, de sarcasme, et par tout un jeu. Par conséquent, il y a dans cette pièce - qui est à un niveau théâtral absolument direct, où il n'y a pas d'immense symbole à cher-cher, où le style est d'une absolue simplicité -, il y a cette espèce de jeu qu'ils se font l'un à l'autre, et qui se termine aussi d'une façon ambiguë parce que le suspense dérisoire de la pièce, s'il y a suspense, c'est ce fils Clov, partira-t-il ou non? Et on ne le sait pas jusqu'à la fin. Je dois dire aussi que c'est une pièce comique. Les exégètes de Beckett parlent d'un "message", d'une espèce de chose comme ça. Ils oublient de dire le principal, c'est que c'est une chose qui est une découverte du langage, de faire exploser un langage très quotidien. Il n'y a pas de littérature plaquée, absolument pas. Faire exploser un langage quotidien où chaque chose est à la fois comique et tragique.
L'espace lisse, ou Nomos : sa différence avec l'espace strié. - Ce qui remplit l'espace lisse : le corps, sa différence avec l'organisme. - Ce qui se distribue dans cet espace : rhizome, meutes et multiplicités, - Ce qui se passe : les devenirs et les intensités. - Les coordonnées tracées : territoires, terre et déterritorialisations, Cosmos. - Les signes correspondants, le langage et la musique (les ritournelles). - Agencement des espaces-temps : machine de guerre et appareil d'Etat. Chaque thème est censé constituer un "plateau", c'est-à-dire une région continue d'intensités. Le raccordement des régions se fait à la fois de proche en proche et à distance, suivant des lignes de rhizome, qui concernent les éléments de l'art, de la science et de la politique.
La vie sociale est un théâtre, mais un théâtre particulièrement dangereux. A ne pas marquer la déférence qu'exige son rôle, à se tenir mal, à trop se détacher des autres comédiens, l'acteur, ici, court de grands risques. Celui, d'abord, de perdre la face ; et peut-être même la liberté : les hôpitaux psychiatriques sont là pour accueillir ceux qui s'écartent du texte. Il arrive ainsi que la pièce prenne l'allure d'un drame plein de fatalité et d'action, où l'acteur-acrobate - sportif, flambeur ou criminel - se doit et nous doit de travailler sans filet. Et les spectateurs d'applaudir, puis de retourner à leurs comédies quotidiennes, satisfaits d'avoir vu incarnée un instant, resplendissant dans sa rareté, la morale toujours sauve qui les soutient.
Qu'est-ce que ça veut dire, moderato cantabile ? - Je ne sais pas. " Une leçon de piano, un enfant obstiné, une mère aimante, pas de plus simple expression de la vie tranquille d'une ville de province. Mais un cri soudain vient déchirer la trame, révélant sous la retenue de ce récit d'apparence classique une tension qui va croissant dans le silence jusqu'au paroxysme final. " Quand même, dit Anne Desbarèdes, tu pourrais t'en souvenir une fois pour toutes. Moderato, ça veut dire modéré, et cantabile, ça veut dire chantant, c'est facile. "