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Le Romancero courtois. Jeu et enjeux des vieux romances castillans (1421-1547)
Dumanoir Virginie
PU RENNES
19,00 €
Épuisé
EAN :9782868477491
Evoquer les romances fait surgir dans l'esprit de tout familier des mondes hispaniques quelques vers entendus, chantés, récités, ou encore quelque poème de Federico Garda Lorca sur un monde gitan mystérieux. Parce qu'ils racontent une histoire, les romances sont souvent auréolés d'une impression d'amicale facilité. On en oublierait presque qu'il s'agit de poésie, de cette poésie dont le nom fait trop souvent peur aux lecteurs. C'est pourtant à ce genre réputé difficile que se rattachent les romances dès leurs premières apparitions dans le monde des lettres. Les débuts du w siècle sont témoins des plus anciennes versions écrites de romances conservés jusqu'à nous. Et elles sont étonnantes. On ne les trouve guère en dehors des chansonniers de cour alors que les romances sont toujours rattachés au domaine populaire. Elles ne parlent pas majoritairement d'histoire, comme le laissent croire nombre d'anthologies, mais d'amour. Elles ne sont pas psalmodiées simplement mais chantées à plusieurs voix ou accompagnées de l'ancêtre de la guitare. Elles ne sont pas toujours d'une concision exemplaire mais souvent fort étendues, et susceptibles de se grandir encore des développements d'une glose savante. Ces premières versions romanceriles, portées par écrits par les poètes, méritent que l'on s'y intéresse. C'est leur étude que propose cet ouvrage. Virginie Dumanoir ouvre les portes des palais pour assister à l'entrée des romances dans le monde de la poésie courtoise. Elle s'attache à suivre leurs premiers pas dans le domaine de l'écrit, donc de la littérature, mais également dans celui de la culture nobiliaire et de la politique des Grands. S'intéressant à la naissance d'un genre qui traverse les siècles et toute la géographie de l'hispanité, l'auteur propose des pistes de réflexion sur la dimension courtoise des romances trop souvent négligée et tente ainsi de restituer à ces textes poétiques route la richesse d'une oralité savante dont les voix s'ajoutent et se combinent harmonieusement à celles d'une draine vocale plus populaire, plus traditionnelle.
Napoléon a dit de lui qu'il était "le meilleur officier de marine de notre époque". Julien Cosmao Kerjulien, jeune breton né à Châteaulin, s'engage comme mousse alors qu'il n'a pas quinze ans. Rapidement promu officier, il poursuit sa carrière après la guerre d'indépendance américaine et aborde avec confiance la Révolution. Nommé capitaine de vaisseau en 1793, il commande alors de façon presque ininterrompue et avec succès des vaisseaux jusqu'à l'année 1805. Sa conduite pendant la campagne de l'amiral Villeneuve et à Trafalgar lui vaut d'être promu amiral. Sa carrière est interrompue après les Cent Jours alors qu'il est Préfet maritime de Brest et vient d'être nommé Pair de France. Très populaire dans la marine, il est apprécié de ses hommes qui le surnomment "Va de bon coeur" et de ses chefs qui connaissent son allant et ses qualités manoeuvrières. Cette carrière exemplaire et peu connue est la belle histoire humaine d'un marin modeste et attachant, confronté avec honneur à une période difficile pour la France et la marine française.
Luquet Gilles ; Dumanoir Virginie ; Le Tallec-Llor
Cet ouvrage s'intéresse à la question de la concordance des temps dans des discours qui, par delà leur diversité typologique (discours grammatical, historiographique ou littéraire), ont en commun de porter sur une matière dont les rapports au temps donnent lieu à des agencements assez souvent discordants. Quelles sont ces "discordances"? Que signifient-elles? Est-il possible de les théoriser et de quelle façon? Ce volume interdisciplinaire réunit des contributions de chercheurs en linguistique et en littérature hispaniques venus de différentes universités françaises et étrangères. Il est issu d'un colloque tenu en mai 2008 dans les murs du Colegio de España et organisé conjointement par le Séminaire d'Études Médiévales Hispaniques de Paris Sorbonne (CLEA, EA 4083), le Séminaire Interdisciplinaire de Recherches sur l'Espagne Médiévale (GDR 2378, CNRS) et le Groupe d'Études et de Recherches en Linguistique Hispanique de la Sorbonne nouvelle - Paris 3 (EA 170).
Quatrième de couverture Al final del siglo XV, y hasta la mitad del siglo XVI, la música todavía no se había independizado de la letra con la que formaba un concierto armonioso. Da la pauta el canto religioso y lo profano respeta tan inspirados ejemplos ofreciendo música cantada y canto musicado. La sociedad de corte es la que ofrece la ilustración más brillante de la textura musical del verso, tanto como de la riqueza expresiva de la música. Parece natural que musicólogos y filólogos se concierten para estudiar estos elementos de la poesía cantada de los siglos XV y XVI. ¡Pero los primeros sólo estudian la letra, los segundos únicamente el canto! De ahí surgió la idea de delimitar cuál fue el entorno en que creció y floreció la poesía cantada. Las fuentes están disponibles en el caso de las personas reales, o las partituras y tablaturas conservadas en los tratados de vihuela. Pero en la mayoría de los casos, el investigador debe reconstruir la figura de un poeta-músico, el conjunto de una obra, los versos que fueron cantados sin que nadie se molestara en apuntar la música. Toda una serie de problemas que no hubieran podido ser resueltos sin la colaboración efectiva de filólogos y musicólogos, cuyo intento queda reflejado en estas páginas.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.