Gérard Philipe, Maria Casarès... Ce livre entreprend de revisiter l'héritage artistique (cinématographique, théâtral et littéraire) de ces deux mythes français du XXe siècle. Gérard Philipe (1922- 1959) et Maria Casarès (1922- 1996) sont deux figures mythiques du cinéma et du théâtre français. Si l'un, mort prématurément, semble être resté figé dans la posture romantique du "jeune premier" fauché en pleine gloire, la seconde a pu jouir d'une longue carrière, embrassant des aventures artistiques diverses. Le présent ouvrage privilégie une approche critique de ces deux acteurs, loin des récits hagiographiques. Les contributions évoquent ainsi le rapport de Philipe à la noirceur, à l'engagement et questionnent l'importance de son jeu quant à l'interprétation du théâtre de Musset. Casarès est évoquée dans son travail moins connu pour la télévision, mais aussi dans sa stature d'autrice. Des entretiens avec des artistes, la directrice de la Maison Casarès, et les textes de l'exposition Philipe-Casarès de la Maison Jean Vilar complètent le volume.
Quatrième de couverture Al final del siglo XV, y hasta la mitad del siglo XVI, la música todavía no se había independizado de la letra con la que formaba un concierto armonioso. Da la pauta el canto religioso y lo profano respeta tan inspirados ejemplos ofreciendo música cantada y canto musicado. La sociedad de corte es la que ofrece la ilustración más brillante de la textura musical del verso, tanto como de la riqueza expresiva de la música. Parece natural que musicólogos y filólogos se concierten para estudiar estos elementos de la poesía cantada de los siglos XV y XVI. ¡Pero los primeros sólo estudian la letra, los segundos únicamente el canto! De ahí surgió la idea de delimitar cuál fue el entorno en que creció y floreció la poesía cantada. Las fuentes están disponibles en el caso de las personas reales, o las partituras y tablaturas conservadas en los tratados de vihuela. Pero en la mayoría de los casos, el investigador debe reconstruir la figura de un poeta-músico, el conjunto de una obra, los versos que fueron cantados sin que nadie se molestara en apuntar la música. Toda una serie de problemas que no hubieran podido ser resueltos sin la colaboración efectiva de filólogos y musicólogos, cuyo intento queda reflejado en estas páginas.
Luquet Gilles ; Dumanoir Virginie ; Le Tallec-Llor
Cet ouvrage s'intéresse à la question de la concordance des temps dans des discours qui, par delà leur diversité typologique (discours grammatical, historiographique ou littéraire), ont en commun de porter sur une matière dont les rapports au temps donnent lieu à des agencements assez souvent discordants. Quelles sont ces "discordances"? Que signifient-elles? Est-il possible de les théoriser et de quelle façon? Ce volume interdisciplinaire réunit des contributions de chercheurs en linguistique et en littérature hispaniques venus de différentes universités françaises et étrangères. Il est issu d'un colloque tenu en mai 2008 dans les murs du Colegio de España et organisé conjointement par le Séminaire d'Études Médiévales Hispaniques de Paris Sorbonne (CLEA, EA 4083), le Séminaire Interdisciplinaire de Recherches sur l'Espagne Médiévale (GDR 2378, CNRS) et le Groupe d'Études et de Recherches en Linguistique Hispanique de la Sorbonne nouvelle - Paris 3 (EA 170).
La publication d'un ouvrage bâti autour de La Célestine se propose d'enrichir et de problérnatiser, d'une part, la portée et le sens d'une ?uvre devenue une véritable encyclopédie des savoirs et de nourrir, d'autre part, une réflexion en profondeur susceptible d'aider les candidats au Capes et à l'Agrégation d'espagnol (session 2008) à se saisir d'un texte aussi prestigieux que difficile à circonscrire. Pour ce faire, il convient de respecter, d'emblée, les axes d'articulation de la question du programme. Celle ci invite les préparationnaires à s'interroger sur deux notions clés, énoncées de façon contrastée, à savoir le pessimisme et la vitalité qui nimbent la trame de La Célestine sans négliger pour autant ses racines médiévales ni son étonnante ouverture à la modernité des questionnements et des regards multiples et enchevêtrés portés sur une société conflictuelle, rongée par la décadence et une profonde crise des valeurs qui correspond à la fin d'un très long Moyen Âge.
Napoléon a dit de lui qu'il était "le meilleur officier de marine de notre époque". Julien Cosmao Kerjulien, jeune breton né à Châteaulin, s'engage comme mousse alors qu'il n'a pas quinze ans. Rapidement promu officier, il poursuit sa carrière après la guerre d'indépendance américaine et aborde avec confiance la Révolution. Nommé capitaine de vaisseau en 1793, il commande alors de façon presque ininterrompue et avec succès des vaisseaux jusqu'à l'année 1805. Sa conduite pendant la campagne de l'amiral Villeneuve et à Trafalgar lui vaut d'être promu amiral. Sa carrière est interrompue après les Cent Jours alors qu'il est Préfet maritime de Brest et vient d'être nommé Pair de France. Très populaire dans la marine, il est apprécié de ses hommes qui le surnomment "Va de bon coeur" et de ses chefs qui connaissent son allant et ses qualités manoeuvrières. Cette carrière exemplaire et peu connue est la belle histoire humaine d'un marin modeste et attachant, confronté avec honneur à une période difficile pour la France et la marine française.
La psychomécanique du langage, fondée par G Guillaume (1883-1960), a longtemps suscité des études consacrées à l'histoire des langues (en particulier du français), et a parfois été tenue pour une linguistique fondamentalement diachronique. Cependant, aucune synthèse n'avait encore été consacrée à l'exposition des conceptions guillaumiennes de la diachronie et du changement linguistique. La linguistique diachronique suscitant un regain d'intérêt sans cesse croissant, c'est cette lacune que le présent ouvrage vise à combler, en réunissant l'ensemble des propositions théoriques de Guillaume relatives à la diachronie. S'il présente la diachronie telle qu'elle est développée dans le cadre conceptuel de la psychomécanique du langage, l'ouvrage vise également à confronter cette théorie aux propositions du paradigme du changement linguistique, et à mesurer ainsi les points d'accord et les singularités de chacune de ces deux approches de l'histoire de la langue.
Quand il présente Fenêtre sur cour en 1954, Alfred Hitchcock jouit d'une popularité croissante, bien que la critique peine encore à le prendre au sérieux. Le film est tourné en un lieu unique, un défi séduisant pour le réalisateur qui confirme son inventivité en matière de mise en scène, de montage et d'utilisation de la musique. L'intrigue, quant à elle, offre une dimension subversive évidente : le spectateur se trouve dans la position du héros-voyeur, et tous deux sont déçus quand ils pensent qu'il n'y a pas eu meurtre ; en finissant par assouvir leurs désirs macabres, Hitchcock joue ainsi avec leurs sentiments. Il contourne également la censure, l'épilogue n'étant qu'une façade, au même titre que les murs en briques des immeubles du décor. Comme la caméra qui dépasse le cadre strict de la fenêtre de l'appartement de Jeff dès la scène d'ouverture, cet essai se propose d'étudier ce classique à la lumière des autres réalisations du cinéaste, afin de montrer combien Fenêtre sur cour peut être envisagé comme une synthèse de son oeuvre, périodes anglaise et américaine confondues.