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Mazarin
Dulong Claude
PERRIN
23,50 €
Épuisé
EAN :9782262032616
Quelle destinée que celle de Giulio Mazarini ! Elle commence en 1602 dans un village des Abruzzes, se poursuit en Espagne et se termine, soixante ans plus tard, à la tête du gouvernement de la France, après bien des péripéties qui lui permirent de révéler ses extraordinaires talents politiques et diplomatiques. Naturalisé en 1639, cardinal, sans être prêtre, en 1641, Mazarin, après avoir été le confident et l'agent de son mentor Richelieu, lui succéda deux ans plus tard comme principal ministre du jeune Louis XIV et de la régente Anne d'Autriche, dont il obtint la faveur marquée et le soutien constant. Son origine italienne, son prodigieux enrichissement, ses méthodes mêmes, préférant la séduction et l'intrigue aux accès d'autorité et à l'affrontement, rendirent sa réussite insupportable à beaucoup, grands seigneurs, officiers royaux et parlementaires, qui, réunis dans la Fronde, tentèrent de le renverser et se vengèrent de leur échec en suscitant des " mazarinades ", pamphlets parfois d'une extrême violence. A l'extérieur, il parvint à conclure la paix entre la France et l'Espagne parle traité des Pyrénées, suivi du mariage de Louis XIV avec Marie-Thérèse d'Autriche. A la mort du fastueux cardinal, qui légua beaucoup de ses trésors artistiques à la France, le jeune roi pouvait régner seul sur un Etat solide et respecté.
Louis XIII, Richelieu, Mazarin, Louis XIV, tous doivent beaucoup à Anne d'Autriche, reine, puis régente en des temps troublés. A son rôle politique, plus d'une fois capital, s'ajoute sa personnalité de femme, attachante et séduisante. Son destin d'épouse, de mère et d'amante est tissé avec cinquante ans d'histoire de la France, qui entre alors dans son Grand Siècle. Historienne scrupuleuse, Claude Dulong fait aussi, dans le portrait achevé d'une reine en son époque, oeuvre d'écrivain.
Claude Dulong - qui fut l'épouse de Jean Sainteny à l'époque où celui-ci représentait la France au Vietnam - a été le témoin privilégié des événements qui, dès la fin de la dernière guerre, ont précipité l'Extrême-Orient dans une longue tourmente. Elle en révèle ici la face cachée et jette sur cet aspect de la "décolonisation" française le regard sage et pénétrant d'une femme qui est aussi, et d'abord, une historienne, sachant toujours allier la sûreté de l'information à la vivacité du style. Qualités qu'on trouvait déjà dans ses précédents ouvrages, entre autres {la Vie quotidienne à l'Elysée au temps de Charles de Gaulle, Anne d'Autriche, la Vie quotidienne des femmes au Grand Siècle}.
Résumé : Le Grand Siècle ne se limite pas à la majesté de Versailles, aux nobles vers de Corneille ou de Racine, aux oraisons funèbres de Bossuet, au jansénisme, au classicisme. Claude Dulong nous invite à découvrir un monde bien plus varié, parfois inattendu, naturel, humain, patrie de l'amour et des grandes amoureuses. A travers huit portraits, le présent ouvrage raconte les aventures de huit femmes au destin d'exception. Ainsi le lecteur retrouvera-t-il, au fil des chapitres, les deux pôles de l'amour humain : Eros, avec la Du Parc, la duchesse Mazarin. Ninon de Lenclos, Athénaïs de Montespan ; et Agapé, avec Anne d'Autriche, Madame de La Fayette. En ce siècle de foi, les grandes amoureuses pouvaient aussi devenir les plus ferventes chrétiennes. Claude Dulong a choisi de placer en fin de volume les " folles de Dieu ", Jeanne Mance et Marguerite Bourgeoys, deux figures admirables, qui, armées de leur seule charité, s'en allèrent fonder dans les neiges du Canada des hôpitaux et des écoles.
Louis XIII, Richelieu, Mazarin, Louis XIV, tous doivent beaucoup à Anne d'Autriche, reine, puis régente en des temps troublés. A son rôle politique, plus d'une fois capital, s'ajoute sa personnalité de femme, attachante et séduisante. Son destin d'épouse, de mère et d'amante est tissé avec cinquante ans d'histoire de la France, qui entre alors dans son Grand Siècle. Historienne scrupuleuse, Claude Dulong fait aussi, dans le portrait achevé d'une reine en son époque, oeuvre d'écrivain.
Frappés par une sombre légende que chaque époque vient enrichir, les trois grands acteurs de la saga Borgia ? Alexandre, César et Lucrèce ? ne seraient qu'un empoisonneur, un assassin et une débauchée. Exceptionnellement romanesque, l'histoire d'une des plus fascinantes familles de la Renaissance est en réalité bien plus riche et plus nuancée. D'origine catalane, ces " Borja " vont réussir à imposer en trois générations deux papes à la chrétienté : en 1455, Calixte III, grand diplomate obsédé par le danger turc, puis en 1492, Alexandre VI, qui compromet sa fonction dans plusieurs scandales, sans néanmoins oublier sa haute mission : tailler à l'Eglise, par la force, un territoire comparable à ceux des Etats-nations contemporains. Son fils César, hidalgo flamboyant un moment égaré dans l'Eglise, lui en ménage donc un en Romagne, où sa politique expéditive lui vaut de devenir le modèle de Machiavel. A Rome, coupe-gorge où continuent à s'affronter les clans médiévaux, les rugueux Borgia rendent coup pour coup, jusqu'à l'effondrement final. C'est alors le temps de la revanche de la belle Lucrèce, plusieurs fois mariée selon les ambitions du clan. Devenue duchesse de Ferrare et l'une des plus belles figures féminines de l'époque, elle inaugure le temps de la repentance des Borgia, bientôt marqué par la personnalité torturée du jésuite Francesco, le saint de la famille. La saga des Borgia se lit ainsi comme l'aventure exemplaire et tragique d'une ambitieuse dynastie de gens d'Eglise, bien loin de l'image trop répandue d'une brillante et douceâtre Renaissance italienne.
Résumé : "Messager de paix, artisan d'union, maître de civilisation, et, avant tout, héraut de la religion du Christ et fondateur de la vie monastique en Occident, tels sont les titres qui justifient la glorification de saint Benoît, abbé" : ainsi le pape Paul VI débute-t-il son bref par lequel, en octobre 1964, il proclame ce dernier "patron principal de toute l'Europe". De Benoît de Nursie, pourtant, né vers 480 en Italie centrale, souvent représenté vêtu d'une coule noire, tenant dans une main une crosse abbatiale et dans l'autre un livre, celui de la Règle dite "de saint Benoît", nous ne savons que peu de choses. Si depuis le VIe siècle des centaines de milliers d'hommes et de femmes, moines et moniales, ont vécu et vivent encore en suivant les principes émis dans ce texte qu'il a rédigé pour guider ses disciples dans la vie monastique communautaire, s'il a réformé le monachisme occidental et fondé plusieurs monastères bénédictins dont celui du Mont-Cassin, ce personnage clé du christianisme occidental demeure une figure mal connue. Odon Hurel , puisant aux meilleures sources et démêlant mythes et réalités, retrace l'histoire de cet homme couramment qualifié de "patriarche des moines d'Occident" et s'attache avec brio à cerner l'originalité de sa Règle et du modèle bénédictin.
Avec 1915, l'enlisement, second volume de sa série consacrée à la Grande Guerre, Jean-Yves Le Naour continue de retracer au plus près le quotidien des Français durant ces quatre années de malheur. Alternant les points de vue d'en haut et d'en bas, s'attachant aux rumeurs comme aux faits établis, au ressenti aussi bien qu'au vécu, l'auteur nous livre un récit haletant. En 1915, le conflit entre dans une phase particulièrement meurtrière, marquée par des offensives aussi terribles qu'inutiles, rendues plus cruelles encore depuis l'usage des gaz asphyxiants. La guerre est partout: à Londres ou à Paris, sous les bombardements des zeppelins, sur la mer, en Afrique et au Moyen-Orient où les Turcs ont lancé le djihad contre les Alliés, au nom du panislamisme, tout en se livrant au génocide des Arméniens... Tandis que les Allemands étrillent la Russie et écrasent la Serbie, les Alliés enchaînent les échecs. Sourd aux critiques, le général Joffre conduit la guerre comme il l'entend: 320 000 Français sont ainsi sacrifiés en pure perte. La crise politique et la lassitude grandissent sur les décombres d'une Union sacrée qui a vécu, comme en témoignent les archives des Renseignements généraux jusqu'ici inexploitées. Pour les Français, 1915 est bien l'année la plus dramatique de toute la guerre, celle des horizons bouchés.
Résumé : L'issue de la première guerre mondiale est connue de tous et pourtant, en avançant avec les doutes, les peurs et les tâtonnements des contemporains, Jean-Yves Le Naour relate une année à suspens. Il ravive de sa plume romancée le cours d'une année cahotique qui conduit à l'étrange victoire des Alliés. Au printemps 1918, par trois fois ? en mars, avril et mai ?, Français et Britanniques ont le sentiment de frôler la défaite. On a l'impression de rejouer septembre 1914 ! On se bat sur la Marne et Paris, bombardé, est en proie à la panique. De tous côtés, les fronts se resserrent : depuis mars 1918, la paix signée avec la Russie bolchevique libère 1 million de soldats allemands sur l'ouest. Une course contre la montre s'engage avec un unique objectif : tenir. En 1918, rien n'était écrit et l'Allemagne pouvait encore l'emporter ! Fidèle aux précédents volumes, ce dernier opus dévoile les coulisses politiques et la cuisine des états-majors en s'appuyant sur des sources inédites : les rivalités entre Pétain, Foch et le Britannique Douglas Haig, les guerres d'ego qui ont paralysé la situation au point de compromettre la défense nationale. Fait nouveau, par rapport à 1914-1917, les militaires sont désormais sous la coupe de Clemenceau et de Lloyd George. "Le Tigre" caresse même le rêve de prendre lui-même le commandement unique du front occidental avant de le faire déléguer à Foch qui déclenche l'offensive finale qui jettera à bas les EMpires centraux. Passant d'un front à l'autre, Jean-Yves Le Naour nous entraîne jusqu'à la victoire en trompe l'oeil, la joie de la paix étant lourde des guerres futures.