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Réflexions sur le despotisme impérial de la Russie
Dullin Sabine
PAYOT
19,00 €
En stock
EAN :9782228940184
Un despote et une vision impériale : telle est la prison où l'identité russe est enfermée depuis des siècles. Et ce n'est pas Vladimir Poutine, au pouvoir depuis vingt-cinq ans et artisan de la guerre en Ukraine, qui le démentira ! Il ne fait pas de doute qu'un régime pluraliste et ouvert ne peut émerger durablement en Russie tant que les Russes ne tournent pas aussi le dos à cette identité impériale qui se drape dans un faux anti-impérialisme et une fausse défense existentielle. Telle est la thèse audacieuse de cet essai qui se poursuit par un choix de textes - pour certains peu connus - d'Européens qui, du XVIe au XXIe siècle, ont interrogé le despotisme impérial de la Russie. Leur actualité est troublante. Car ne nous y trompons pas : fascinés et critiques, ces textes sont également un miroir tendu à l'Europe, lui renvoyant ce qu'elle fut : coloniale, impérialiste et fasciste - et ce qu'elle pourrait bien devenir : antidémocratique.
Radvanyi Jean ; Dullin Sabine ; Lefevre Cécile ; V
En 1917, le peuple russe se soulevait contre un système impérial et inégalitaire. Un événement majeur de l'histoire du XXe siècle qui conduisit malheureusement à la naissance d'une autre dictature, celle du soviétisme. Près d'un siècle plus tard, la Russie tente de renouer avec son histoire impériale sur la scène internationale, alors que, dans le pays, la crise économique rend chaque jour le quotidien un peu plus difficile. Que s'est-il passé en cent ans ? La population russe, menacée par un déclin de la démographie, aspire-t-elle à une nouvelle révolution alors que le Kremlin incarne le pouvoir absolu ? Le Caucase et l'Asie sont-elles des régions d'avenir de la Russie ?
Résumé : Les frontières concentrent les paradoxes de la mondialisation : alors que leur déclin semblait programmé après la fin de la Guerre froide, l?intensification contemporaine des circulations et échanges s?accommode pleinement de régimes de renforcement des frontières. Les frontières deviennent des territoires où s?opère le tri entre flux désirables et indésirables, entre biens et hommes, à travers des dispositifs physiques ou administratifs dont les murs sont l?aspect le plus visible. Inscrits dans des zones frontalières au service des Etats, ils font aussi l?objet de subversions. L?espace frontalier se fait aisément "zone grise" et interstice échappant aux pouvoirs installés. La profondeur historique permet de mieux saisir les conflits actuels qui se nouent autour de cette forme politique en renouvellement perpétuel.
Coeuré Sophie ; Dullin Sabine ; Baron Nick ; Barth
Frontières de valeurs, mais aussi frontières physiques de murs et de barbelés, les frontières du communisme eurent-elles une spécificité ou ne furent-elles qu'une variante de la délimitation moderne des Etats au XXe siècle? A l'heure de l'élargissement de l'Union européenne et des interrogations sur ses limites, il était temps de porter un regard rétrospectif sur la division de l'espace européen, née de l'instauration d'un régime communiste en Russie en 1917. Ce livre, fondé sur de nombreuses archives inédites, ouvre la première réflexion historique d'ensemble sur l'articulation entre frontière idéologique et frontière d'Etat en Europe. La territorialisation du communisme accompagne la construction diplomatique de la frontière, avec ses pratiques de verrouillage militaire et de surveillance des populations. D'Est en Ouest, les discours des dirigeants et les propagandes se répondent pour forger de nouvelles conceptions géopolitiques.
Qui furent les ambassadeurs de Staline en Europe ? Jusqu'où étaient-ils staliniens ? Quels étaient leurs réseaux d'information ? Par quels biais (financiers ou autres) essayèrent-ils d'influencer, particulièrement à Paris et à Genève, la presse, et pour quels résultats ? Quel fut leur destin au moment des purges ? Faute d'avoir pris en compte les hommes qui l'ont fait fonctionner, le système politique mis en place dans les années 1930 par Staline en URSS est en partie resté une énigme. Sur la base d'archives inédites, ce livre lève un coin du voile. Premier à étudier l'influence de la construction du système stalinien sur la politique extérieure de l'URSS, il nous fait vivre de l'intérieur et mieux comprendre l'émergence de la puissance soviétique à la veille de la Seconde Guerre mondiale.
Presque aveugle à l'âge de seize ans, Aldous Huxley (1894-1963) vécut jusqu'en 1939 avec une vision très déficiente. C'est alors qu'il découvrit la méthode du Dr W.H. Bates, une méthode de rééducation visuelle à base psychologique, qui lui permit en quelques mois de lire sans lunettes. Par gratitude envers ce pionnier de l'éducation visuelle, Huxley écrivit L'Art de voir. Il y explique la méthode du Dr Bates en la rapprochant des grandes découvertes de la psychologie moderne. Car apprendre à mieux voir, c'est apprendre à mieux vivre. Non seulement mieux vivre avec les autres, mais aussi mieux vivre avec soi-même.
Eugène Minkowski (1885-1972) est l'un des plus grands spécialistes de psychopathologie que la France ait connus. Son oeuvre est structurée par une remarquable trilogie - La Schizophrénie (1927), Le Temps vécu (1933) et Traité de psychopathologie (1966) - dont voici réédité le premier volet. Il nous y donne une leçon de clarté et de précision, l'une des rares définitions sérieuses de la schizophrénie. À partir de la philosophie bergsonienne de l'élan vital, il souligne que la base même du processus schizophrénique est une perte du contact vital avec la réalité. Ce que le schizophrène perd, ce n'est pas la possibilité d'un simple contact sensoriel avec l'ambiance, mais bien la dynamique de ces contacts, c'est-à-dire tout ce qui fait le caractère vivant de la relation du sujet à autrui.
Résumé : Pionnier de l'approche et de la cure psychanalytique des psychoses, Paul Claude Racamier montre, dans cet ouvrage devenu un classique, à quelles complexités de la vie mentale se livre le moi schizophrénique. Jusqu'où le moi peut-il aller trop loin ? Quelle différence existe-t-il entre psychose et folie ? Comment faire pour être en n'étant pas ? Telles sont quelques-unes des énigmes soulevées par Racamier, qui présente pour la première fois des notions nouvelles ou renouvelées comme la séduction narcissique, l'Antoedipe et la paradoxalité. Éclairant les ressorts universels de l'existence humaine, elles n'ont pas fini de faire leur chemin dans la connaissance des groupes et des familles comme des individus.
Au moment où l'on s'inquiète sérieusement des effets à long terme de la destruction des forêts dans le monde, ce livre nous rappelle le rôle qu'autrefois jouèrent dans la vie des hommes les arbres protecteurs qui, pourvoyant à presque tous leurs besoins, étaient considérés comme les manifestations par excellence de la présence des dieux sur terre. A chacun était attribuée une essence particulière, de telle sorte que le monde, où nature et divin se compénétraient et s'expliquaient l'un par l'autre, montrait de façon tangible sa multiplicité et son unité à travers les différentes espèces d'arbres. En ce livre foisonnant, plein de belles histoires oubliées, se rassemblent et se conjuguent les croyances, mais aussi les connaissances traditionnelles des civilisations dont nous sommes issus, qu'elles soient égyptienne, sémite, crétoise, grecque, latine, germanique ou celte. Du même coup nous sont restituées les clés d'une compréhension profonde, d'une mise en ordre de l'univers qui, faisant s'accorder l'homme à la nature, le profane au sacré, le quotidien au divin, pourraient encore nous servir d'exemple.