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Le Clan Pasquier Tome 1 : Le Notaire du Havre, Le Jardin des bêtes sauvages, Vue de la Terre promise
Duhamel Georges ; Duhamel Jérôme
FLAMMARION
22,90 €
Épuisé
EAN :9782081288904
Extrait de l'avant-propos de Jérôme DuhamelL'immense petit monde des PasquierGeorges Duhamel, l'auteur des dix titres du Clan Pasquier (dont vous avez les trois premiers volumes entre les mains), à l'instant d'entamer la rédaction de cette chronique qui allait prendre dix années de sa vie, avait tenu à en résumer, en quelques lignes, l'idée générale - le fil conducteur.«L'histoire des Pasquier, écrivait-il donc au début des années 1930, a pour sujet principal l'ascension d'une famille du peuple à l'élite entre les années 1880 et 1930. Raymond Pasquier, fils d'un jardinier, homme aussi fantasque qu'infidèle, touche-à-tout inspiré ou catastrophique, s'instruit laborieusement, jusqu'à obtenir (à cinquante et un ans!) un diplôme de docteur en médecine, avec l'aide obstinée de son épouse Lucie. Épouse dont cinq enfants ont survécu. L'un d'eux, Laurent, le narrateur, deviendra, non sans efforts et aventures, un des premiers biologistes de son temps, récompensé par l'Académie française. L'aînée des filles, Cécile, musicienne exceptionnellement douée, sera de bonne heure une grande artiste. La plus jeune des filles, Suzanne, remarquable par sa beauté, deviendra comédienne. Le fils aîné, Joseph, enfiévré par l'appétit des biens temporels, s'illustrera comme homme d'argent, homme d'affaires et homme politique. Enfin, le dernier des enfants, Ferdinand, s'enfoncera tout doucement dans une médiocrité sans lueur.»Le cadre était posé. Restait à en animer les personnages.Et l'affaire n'était pas évidente car, bien qu'il y eût marqué «roman» sur la couverture de ses ouvrages, l'auteur ne dissimulait pas que c'était sa propre famille qu'il envisageait de mettre en scène: une petite smala dont la déraison du père avait transformé une vie qui aurait pu demeurer simple et douillette - celle de Parisiens d'origine modeste - en incessantes aventures qui, rocambolesques ou scabreuses au départ, finissaient bien trop souvent dans le ridicule, le bouffon, voire le drame.Sans ce père instable et sans doute un peu fou, la vie du clan Pasquier serait restée trop banale pour mériter que des livres imprimés la racontent; avec lui (grâce à lui et à cause de lui), elle devint une épopée dont les tribulations marquèrent à jamais les enfants dont nous allons suivre, de page en page, le cheminement, de vicissitudes en à-coups, de chutes abruptes en ambitions vertigineuses.L'auteur passa sa vie à débarrasser la sienne des scories que son père y avait accumulées. À réparer les dégâts commis. À soulager ceux qui n'avaient pas su, ou pas pu, se remettre du mal qu'il leur avait fait, volontairement ou non. De son enfance brinquebalante à sa réussite d'homme mûr, Laurent Pasquier, le narrateur, ne nous raconte finalement qu'une seule et même chose: les heurts et malheurs que lui, ses frères et ses soeurs traversèrent, en même temps que naissait le XXe siècle, pour tenter d'échapper (et pas toujours avec succès) à ce que leur père avait fait d'eux.
«Je t'écris de mon petit laboratoire dont la fenêtre unique donne sur les verdures naissantes. La centrifugeuse tourne et bourdonne derrière moi. Les cobayes remuent dans leur cage et me considèrent avec leur petit ?il vif et intelligent. Si je les regarde, moi-même, avec un peu trop d'attention, leur c?ur, je le sais, se prend à palpiter plus vite. Ce sont des animaux très sensibles. Nous les tourmentons, au nom de la famille humaine, à laquelle ils n'appartiennent pas. Il faut limiter sa patrie si l'on ne veut pas mourir.»
«- Mme Delahaie est morte, dit papa.Maman devint toute pâle.- Est-ce possible ?- Vois toi-même, répondit papa. C'est une lettre du notaire.Et il enleva son pardessus. Il avait un vêtement de coupe élégante, mais qu'il jugeait fané, ce dont nous ne pouvions nous apercevoir.Maman dépliait la lettre. Soudain elle se cacha le visage dans son tablier et se prit à pleurer. Papa souriait, le sourcil dédaigneux.Joseph s'écria : - Ne pleure pas, maman. Puisqu'on ne l'aimait pas, c'est pas la peine de pleurer.»
Mon père murmura, d'une voix calme : "Nous dépassons peut-être le vingt-quatre ou le vingt-cinq à l'heure. Sentez-vous le vent de la course ? "Puis il ne dit plus rien et je pense que nous fûmes tous saisi d'une légère angoisse. Nous arrivions au tournant de la route... Mon père prononça, d'une voix blanche : "Je tourne la manette à droite, puisqu'il faut aller à gauche". J'entendis cette phrase raisonnable, froidement mécanique et, soudain, la voiture, au lieu de virer vers la gauche, se dirigea vers la droite, piqua dans le petit fossé, monta sur le talus, s'allégea, d'un coup de rein, de ses trois passagers et fonça vers la muraille".
Résumé : "Pour mille raisons que j'entrevoyais confusément, il me devenait nécessaire de toucher l'oreille de M Sureau, de me prouver à moi-même que cette oreille n'était pas une chose interdite, inexistante, imaginaire, que ce n'était que de la chair humaine, comme ma propre oreille. Et, tout à coup, j'allongeai délibérément le bras et posai, avec soin, l'index où je voulais, un peu au-dessus du lobule, sur un coin de peau brique".
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)
Follett Ken ; Haas Dominique ; Demange Odile ; Brè
Dans La Chute des géants, cinq familles ? américaine, russe, allemande, anglaise et galloise ? se sont croisées, aimées et déchirées au rythme de la Première Guerre mondiale et de la Révolution russe.À l?aube des grands bouleversements politiques, sociaux et économiques de la seconde moitié du XXe siècle, ce sont désormais leurs enfants qui ont rendez-vous avec l?Histoire.Pouvant se lire indépendamment du premier tome, L?Hiver du monde raconte la vie de ces êtres au destin enchevêtré pour qui l?accession au pouvoir du IIIe Reich et les grands drames de la Seconde Guerre Mondiale changeront le cours de leur vie pour le meilleur comme pour le pire.Carla von Ulrich, née à Berlin d?un père allemand et d?une mère anglaise, va subir de plein fouet les affres du nazisme jusqu?à ce que, décidée à reprendre sa vie en main, elle entre en résistance? Les frères américains Woody et Chuck Dewar, chacun portant un lourd secret, empruntent deux voies différentes au moment de l?entrée en guerre des États-Unis, l?un s?engageant dans la politique à Washington, l?autre combattant dans la jungle des îles du Pacifique? Lloyd Williams, brillant étudiant et très engagé politiquement, à l?instar de ses parents, se porte volontaire pour combattre les fascistes durant la guerre civile espagnole, au prix de certains de ses idéaux? Daisy Peshkov, belle et ambitieuse jeune fille, s?éprend du mauvais garçon, le suffisant et lâche Boy Fitzherbert, avant de prendre conscience que le véritable amour n?est ni intéressé ni prévisible? Quant à Volodya, le cousin de Daisy, espion pour les renseignements russes, il va peu à peu remettre en question les agissements de son gouvernement au point que ses actes affecteront non seulement cette guerre, mais également la Guerre froide à venir.
Follett Ken ; Brèque Jean-Daniel ; Demange Odile ;
Biographie de l'auteur Ken Follett est né au pays de Galles en 1949. Il est l'un des plus grands auteurs de best-sellers et de thrillers d'espionnage ( L'Arme à l'œil, Les Lions du Panshir, Le Troisième Jumeau, Le Réseau Corneille...), mais c'est avec ses romans historiques Les Piliers de la terre et Un monde sans fin qu'il a connu ses plus grands succès : vingt millions d'exemplaires vendus à travers le monde. Plusieurs de ses romans ont été adaptés au cinéma et à la télévision. Il vit à Stevenage, en Angleterre.
4e de couverture : La Seconde Guerre mondiale s'achève à peine dans ce bout de campagne allemande lorsque Herr Doll, un écrivain d'âge mûr, est désigné par les Russes maire par intérim de son village. Le couple qu'il forme avec sa jeune épouse, riche veuve d'une précédente union, ne manque pas de susciter les médisances. Et son nouveau statut d'homme de pouvoir, au lendemain de la chute des nazis, n'arrange rien. Le couple persécuté fuit pour Berlin où tout n'est que ruines et désolation. Ils devront s'accrocher à chaque étincelle d'humanité pour se reconstruire au milieu des décombres. Le Cauchemar dresse un sévère réquisitoire contre le peuple allemand tout en rendant compte de sa profonde souffrance. Cette oeuvre, la plus personnelle d'Hans Fallada, n'était plus disponible depuis plus de soixante ans. Elle est proposée ici dans une nouvelle traduction.
4e de couverture : Depuis des années, on entend grogner la révolte sur le Vieux Continent. Un sentiment de rejet généralisé, l'impression pour beaucoup d'avoir été débarqués du progrès. Quand soudain, un violent orage éclate. Une femme se lève parmi la foule. Munich, novembre 2023, une manifestation populaire. Aurore Henri se saisit d'un pavé et le lance au visage d'un chef d'État. Derrière son regard bleu magnétique, une volonté d'acier, un espoir fou, guérir les hommes de leurs tendances destructrices, bâtir une société nouvelle où règnent la paix et l'harmonie. Diane Ducret nous livre une vision infiniment romanesque d'un Occident qui sombre dans le chaos et trouve son nouveau guide en une femme aux motivations aussi secrètes que son ambition est démesurée.Notes Biographiques : Romancière et essayiste, Diane Ducret est l'auteur des best-sellers Femmes de dictateur (Perrin, 2011), traduit en vingt-cinq langues, La Chair interdite (Albin Michel, 2014), ou encore La meilleure façon de marcher est celle du flamant rose (Flammarion, 2018).