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Les peurs françaises. [essai
Duhamel Alain
FLAMMARION
15,20 €
Épuisé
EAN :9782080665867
La France est aujourd'hui littéralement cernée par ses peurs: peur de l'Europe; peur de la crise; peur de la ville; peur des réformes et peur des inégalités; peur de l'immigration; peur de l'information et peur de la démocratie; peur de l'Histoire, c'est-à-dire finalement peur du déclin: autant de traumatismes réels, fortement ressentis et qui modifient profondément les comportements des Français. Mais ces peurs sont-elles fondées? Quelle est la part de la réalité mesurable, de l'irrationalité, de l'amplification, de la rumeur, voire parfois des fantasmes collectifs? C'est à toutes ces questions que l'auteur propose des réponses, très différentes d'une peur à l'autre, jugeant tantôt une peur malheureusement fondée, tantôt une peur démesurée, tantôt une peur absurde. Au total, un livre qui, sans se dissimuler en rien la réalité, voire la cruauté des problèmes, donne finalement, très à rebours du climat dominant, de solides motifs d'espérance aux Français sur la France et sur eux-mêmes.
Alain Duhamel part d'un constat : la France politique vit au rythme d'un souverain élu. En fait, l'essentiel du pouvoir y est détenu par lui ou issu de lui. Exemples et portraits à l'appui, cet essai démontre, avec beaucoup d'humour et de clarté, en quoi ce système ultra-présidentiel donne au chef de l'Etat plus d'influence réelle que dans n'importe quelle autre démocratie occidentale, les partis politiques ne faisant, en fin de compte, que conforter son pouvoir. Cette "spécialité française" s'appuie sur une classe dirigeante exceptionnellement homogène - les 5000 -, qui maintient une tradition colbertienne impérieuse et elle bénéficie, d'autre part, du sous-développement des contre-pouvoirs et de la faible participation des citoyens à la vie du pays. Cette société politique est donc infirme parce que inachevée et déséquilibrée. Elle se modernise aujourd'hui à doses homéopathiques. Tout se passe comme si, pour cela, elle acceptait de s'en remettre à une lignée de "despotes éclairés" : le premier, Charles de Gaulle, obsédé par le rang de la France, le second, Georges Pompidou, par la croissance de l'industrie, le troisième, Valéry Giscard d'Estaing, par l'intuition du modernisme.
Jusqu'à présent, la mythologie gaullienne éclipse rayonnement de la mythologie mitterrandienne. La confrontation des résultats réduit cependant l'écart des images. Ce sont, bien entendu, les prochaines et ultimes années de la seconde présidence socialiste qui permettront - ou non - au Politique de laisser une trace comparable à la marque du Général. Charles de Gaulle a réussi sa sortie de l'Histoire sur un dernier coup de théâtre, sur une rupture finale. François Mitterrand, pour demeurer fidèle à lui-même et à ses principes, doit achever son mandat en Président-Patriarche d'une société démocratique. Peut-être alors constatera-t-on qu'entre le Général - cet homme de droite qui ne fut pas un conservateur - et le Politique - cet homme de gauche qui n'est pas un rêveur - s'établit une forme de correspondance, Charles de Gaulle symbolisant la fin de l'épopée et François Mitterrand incarnant la fin de l'utopie."
Alain Duhamel s'interroge comme chacun de nous : parmi les princes qui nous gouvernent et parmi ceux qui aspirent à les remplacer, quels sont les hommes politiques qui ont des chances de gagner et qui, par là même, forgeront notre avenir ? Il met en scène ceux qui montent autant que ceux qui comptent déjà, les premiers rôles et les meilleurs seconds rôles. Il les classe de façon originale, non d'après leurs partis, mais d'après leurs tempéraments. Cinquante portraits piquants qui sont autant d'analyses prospectives.
L'ABCdaire de Matisse nous transporte dans l'univers d'un des peintres majeurs du XXe siècle. Il nous plonge dans l?oeuvre d'un artiste, pour qui la peinture est avant tout un plaisir visuel et mental. A travers trois grandes thématiques, on découvre sa famille (Émile, Amélie, Anna Matisse) et ses amis (Pierre Bonnard, Picasso, Moreau) on explore le contexte socio-culturel qui permit son épanouissement (fauvisme, impressionnisme, les salons, ses voyages); enfin, on ouvre les portes du langage plastique et des grandes thématiques qui parcourent son oeuvre Enfin, on nous apprend à regarder la beauté des couleurs de ses oeuvres, la pureté du trait et l'élégance de la ligne à travers les techniques et les thèmes récurrents du peintre (la musique, l'atelier rouge, la danse). Inventeur d?un langage pictural, Matisse se sert des couleurs pour traduire, non la matière des choses, mais l'émotion qu'elles suscitent C'est pourquoi ses oeuvres nous parlent et restent toujours aussi vivantes.