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Spirale N° 10, 1999 : L'hospitalisation mère-bébé
DUGNAT MICHEL
ERES
12,00 €
Épuisé
EAN :9782865866519
Dans la multiplicité des modalités de soins aux bébés, l'hospitalisation mère-enfant, ou hospitalisation conjointe, occupe une place particulière. Faut-il rappeler que dans nombre de services de pédiatrie d'hôpitaux français, il est difficile pour un enfant de bénéficier de la présence de sa mère ? Que de nombreux services de néonatalogie ne disposent pas d'une unité kangourou ? Qu'il est difficile pour une mère présentant des troubles psychiques du post-partum de ne pas être séparée de son bébé ? Les textes rassemblés ici n'ont pas vocation à épuiser le débat sur l'importance du soutien à la mise en place des premiers liens ni la question de la pertinence de la séparation quand ces liens sont menacés mais ils témoignent de pratiques de soins novatrices qui prennent en compte les difficultés relationnelles père-mère-bébé.
La prévention a-t-elle la prétention "trop humaine" d'influer positivement sur le cours d'une vie? Objet d'invocations mais aussi de sourdes résistances, porte-t-elle en elle la promesse d'un avenir meilleur ou le constat désabusé a posteriori qu'il aurait pu en être autrement? La prévention participe de l'imaginaire collectif de diverses professions par sa dimension de fiction ou d'illusion partagée qui entretient le rêve d'un autre possible, passé ou présent, meilleur ou supposé tel. Mais n'est-elle pas aussi courtisée pour les économies sur les soins qu'elle promettrait? Si des actions de prévention sont possibles et souhaitables en matière de santé, la période périnatale n'est-elle pas un moment essentiel où l'attention portée à la relation précoce entre le bébé et ses parents peut consolider le socle de l'intersubjectivité sur lequel l'enfant va se construire et la parentalité naissante se développer? Les paradoxes de la prévention en périnatalité sont ici mis au travail à partir d'expériences innovantes d'acteurs (sages-femmes, puéricultrices, auxiliaires, éducateurs, médecins, psys), dans divers cadres (maternités, services de néonatologie, secteurs de pédopsychiatrie et de psychiatrie générale, services départementaux de PMI, Aide sociale à l'enfance, réseaux de périnatalité...). De leurs échanges, éclairés par l'apport transdisciplinaire de spécialistes engagés, de nouvelles pistes de réflexion et d'action se dessinent, qui invitent à comprendre et à mettre en oeuvre ce qui produit de la transformation dans les pratiques des professionnels comme dans la découverte entre le bébé et ses parents: le respect des émotions. Preuve en actes que l'intervention périnatale interpelle la notion même de prévention. Biographie de l'auteur Pédopsychiatre, Michel Dugnat est responsable de l'Unité de prévention et de traitement des troubles de la relation précoce du centre hospitalier de Montfavet (Avignon), vice-président de la Commission régionale de la naissance PACA.
Féminin, masculin: comment cette distinction, que l'on croit encore trop souvent "naturelle" alors qu'elle est en fait "culturelle", vient-elle aux bébés? Comment est-elle construite dès la naissance par les rites ou par les soins dans diverses sociétés ou époques? Avec leur dimension de sollicitude, les soins quotidiens au sens du "prendre soin" et les soins thérapeutiques, au sens du "soigner", sont-ils "neutres" ou marqués par la différence des sexes? La conjugalité, la différence des sexes, le désir jouent-ils encore un rôle dans la parentalité, dans la fonction "paternelle" et dans les fonctions d'attachement qui contribuent à la pratique de la parentalité et aux soins? Des hommes s'engagent aujourd'hui progressivement dans les métiers très féminisés de la périnatalité: quels effets de cette évolution sur les représentations des "devenant parents"? Ces questions complexes et intriquées touchent les professionnels de la petite enfance et de la périnatalité au plus profond dans leur identité de personne et dans leur exercice quotidien. Mais elles constituent aussi des enjeux sur la façon de prendre soin des générations à venir et concernent donc aussi tous les citoyens.
La "fabrique" du bébé est différente d'une époque à l'autre et d'un monde à l'autre, comme l'ont montré historiens et anthropologues. Cet ouvrage propose un riche bouquet de contributions d'actualité sur cette question. Soigner et prendre soin du bébé et de ses parents nécessitent groupes, techniques et objets. Pipettes, paillettes, babyphones, balancelles, CEPAP (ventilateur de réanimation), biberons, blogs, sucettes, poussettes, écho-graph(i)es, objets du marketing et objets du monde virtuel, entourent le bébé avant, pendant et après sa naissance. Ces objets périnataux encombreraient-il la fabrication du lien entre le bébé et ses parents ? Correspondent-ils à un progrès dans l'art d'accommoder les bébés ?
L'essentiel du travail de l'éducateur réside dans le caractère anecdotique de sa présence à l'Autre. Ce n'est pas pour autant que tout le monde peut se dire éducateur! L'apparente simplicité d'un "être avec" masque la réelle complexité du "faire avec". Et ce serait maintenir une illusion que de penser trouver les ressorts du métier d'éducateur en quelques savoirs disciplinaires: ceux-ci ne peuvent l'expliquer que dans l'après-coup. Le sens du métier d'éducateur est à puiser dans une lecture appliquée des actes posés au jour le jour; encore faut-il pour cela disposer d'un langage approprié. D'où le choix de cent mots simples et pourtant illustratifs de la difficulté de ce métier. Cent mots pour une profession longtemps restée sans mots! Tel est le pari de ce dictionnaire qui, par le biais de chacune des notions explorées, tisse des liens entre l'apparente banalité des gestes quotidiens de l'éducateur et leur fondamentale répercussion sur le développement de la personne accompagnée dans une relation d'aide éducative ou de soin. Au final, ce dictionnaire ne conceptualise pas une pratique professionnelle; il la rend visible et lisible par tous ceux qui sont appelés à l'exercer. Il est une trousse à outils que tout éducateur devra savoir garder à portée de main, tant pour l'aider dans ses écrits que pour penser sa pratique. Biographie de l'auteur Philippe Gaberan, éducateur spécialisé et docteur en Sciences de l'éducation, est formateur et chercheur en travail social à l'ADEA (Bourg-en-Bresse). Rédacteur au journal Lien Social, il est aussi l'auteur ou le coauteur de plusieurs ouvrages et articles de référence.
La résilience, terme emprunté à la physique pour désigner la capacité des individus à surmonter les traumatismes, n'est pas une notion globale ou uniforme : elle présente de multiples facettes et provoque des controverses dans le monde thérapeutique. Dans cet ouvrage où dialoguent Boris Cyrulnik, à 'origine de la diffusion de cette notion en France, et Serge Tisseron qui en combat les ambiguïtés, les auteurs s'attachent à explorer les phénomènes de résiliences: la résilience serait-elle une recette miracle ou une réelle capacité de chacun à s'épanouir malgré le poids d'un traumatisme ? S'agit-il d'un état ou d'un processus ? D'un mécanisme de défense inné ou acquis ? D'une méthode comportementale ou d'une thérapie ? A mener seul ou avec l'aide d'un tuteur de résilience ? Apanage seulement de la jeunesse ou bien possible à tout âge ? Serait-ce un mot magique survalorisant ceux qui ont survécu à un traumatisme en même temps qu'il donnerait du rêve à ceux qui, dans des difficultés graves, peuvent espérer guérir par leurs seules ressources ? D'autre part, la résilience relève-t-elle du scientifique ou bien du moral dans la mesure où l'amour et la compassion semblent y jouer un râle primordial au détriment du travail scientifique sur l'Inconscient ? Et n'emprunte-t-elle pas à la psychanalyse certains concepts dans leur seul aspect positif et structurant ? Enfin, peut-on en tirer des outils thérapeutiques, voire pédagogiques, où à la traditionnelle prise en charge se substituerait une approche valorisant les ressources de vie, les potentialités de l'individu et de son environnement en développant l'espoir sous forme de réparation ou de création ? . . Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre de la Société Psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours & Médiations.
La naissance soudaine, au sixième mois de grossesse, d'un enfant pesant souvent moins de mille grammes est toujours une épreuve pour le bébé et sa famille. Sont ici abordés en termes accessibles au plus grand nombre les problèmes médicaux, mais aussi psychologiques et éthiques qu'ils pourront rencontrer. Ce livre constitue une aide pour dialoguer avec les équipes soignantes, un outil pour mieux comprendre les difficultés, un point de repère auquel ils pourront peut-être se référer dans les périodes d'angoisse.
Dès l'apparition de la théorie de l'attachement - dans la trilogie de John Bowlby, Attachement et perte - ses relations tumultueuses avec la psychanalyse ont occupé le devant de la scène. Plus encore, on peut affirmer rétrospectivement que cette option théorique a puisé une bonne part de sa créativité dans la vivacité de cette conflictualité. C'est dans cet esprit qu'a été conçu cet ouvrage qui reprend, actualisé et complété. le dossier publié dans Le carnet Psy. Il propose une revue critique en examinant les éléments de convergences. de divergences et d'enrichissement mutuels entre théorie de l'attachement et psychanalyse. Son format synthétique. sa vocation didactique et sa lisibilité en font un incontournable outil pour tous ceux qui veulent s'initier aux rudiments fondamentaux de la théorie de l'attachement; les thèmes traités et l'originalité des ouvertures épistémologiques offrent aussi une lecture stimulante pour les connaisseurs.