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La vie culturelle en Europe au tournant des XIXe et XXe siècles
Dugast Jacques
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753517110
Dans les années 1880-1910, la vie culturelle dans les sociétés européennes s'est radicalement transformée. De nouveaux modes de divertissements et de socialité sont apparus, liés aux progrès techniques et à l'extension de la vie urbaine, dans la plupart des nations. Les relations entre artistes et intellectuels se sont intensifiées. La mise en place des instruments modernes de la diffusion culturelle que sont la presse de grand tirage, les revues littéraires et artistiques, les grandes expositions, les spectacles de masse comme les manifestations sportives ou encore le music-hall et, déjà, le cinéma, a contribué à une homogénéisation des pratiques de l'ensemble du continent. Parallèlement, des revendications identitaires fortes s'affirmaient et des traditions culturelles ignorées, comme celles des pays scandinaves, étaient révélées ou redécouvertes. Ce livre examine les aspects multiples de la mosaïque des cultures qui se côtoyaient alors en Europe, et l'émergence de conceptions inédites de l'art, source d'une créativité intense qui s'est perçue comme "moderne". Il analyse aussi les données de la crise qui caractérisa ce moment de l'histoire culturelle où l'hégémonie, jusque-là consacrée, des modèles européens allait être bientôt mise en question. Il invite à mieux connaître ce temps qui fut à bien des égards un "tournant" décisif, à l'origine de notre actuelle modernité. Ce livre a été édité pour la première fois en 2001 par les Presses universitaires de France. Il a donné lieu à trois éditions en langues étrangères: en espagnol (2003), en chinois (2007) et en serbo-croate (2007).
Résumé : La France compte parmi les nations polaires majeures grâce à d'illustres explorateurs, géographes et scientifiques. Grand cirque dans lequel les Français se sont jetés avec fougue, passion, et parfois inconscience, la conquête de ces déserts blancs a donné lieu à mille et une aventures. Rédigeant à partir d'archives et de documents inédits, Stéphane Dugast retrace l'incroyable épopée polaire française, depuis ses origines dans l'Antiquité jusqu'aux expéditions mécanisées d'après-guerre. On y croise notamment l'injustement oublié Pythéas, premier explorateur de l'Antiquité à dessiner les contours de l'Europe, Dumont d'Urville qui laissera son nom à la principale base française scientifique de l'Antarctique toujours en activité, Jean-Baptiste Charcot et Paul-Emile Victor évidemment, mais aussi Cousteau, chantre du protocole de Madrid...
Tentative de subversion radicale du genre romanesque, le Nouveau Roman a fortement marqué un courant qui entraînait la critique littéraire et les sciences humaines. Cet ouvrage retrace son histoire et rappelle ses spécificités narratives (transformations conjointes de l'intrigue, du personnage, de l'énonciation, etc.) diversement combinées selon les écrivains. Il examine également, avec le recul, ses résonances : une métamorphose de la conception du sujet, un plus ou moins direct sur l' époque, et la remise en cause de la représentation qui rejoint la démarche esthétique des autres arts.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.