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Les facéties de Si Djoha
Dugas Guy
L'HARMATTAN
11,00 €
Épuisé
EAN :9782747537605
Des souks d'Alexandrie aux sommets de l'Atlas marocain, qui ne connaît Djoha, malicieux bonhomme, héros multiforme de la tradition populaire, déambulant sur son âne complice de marché en marché, de ville en village, à peine masqué sous des noms différents : Djoha ou Jeha au Maghreb, Ch'ha selon la prononciation juive, Goha au Machrek, Guifà pour les Italiens du Sud, ou encore Nasreddine Hodja selon les Turcs. Véritable médiateur social substituant le bon sens au code pénal et l'humour aux beaux discours, il joue, du justicier à l'éducateur, de l'assistante sociale et du bouffon du Sultan à l'équivalent du roi Salomon, tous ces rôles pour lesquels nos sociétés modernes ont à grand mal construit de lourds systèmes qui broient l'individu sous les contraintes et les procédures. Attesté depuis plus de dix siècles dans tout le bassin méditerranéen et témoin de la vie de ses communautés, Djoha en est peu à peu devenu le héros au quotidien, symbole de la culture populaire s'opposant à tous les savoirs et à tous les diktats, à la culture savante comme forme de pouvoir. Qu'advient-il lorsqu'une de ces instances du Pouvoir commande à un vieil universitaire une conférence, bien savante et bien policée, sur un personnage aussi dérangeant et perturbateur ? Lorsque ce conférencier et son public, venu pour entendre un discours savant, sont pris en otage par l'ineffable Djoha ? C'est ce que démontre cette pièce écrite - mais bien malgré lui - par un professeur,... Qui y perd la plupart de ses illusions et une bonne part... de ses facultés !
Résumé : Albert Memmi naît en Tunisie en 1920, dans une modeste famille juive, de langue maternelle arabe. Il est formé par l'école française à Tunis, puis à l'université d'Alger, et à la Sorbonne où Georges Gurvitch éveille son intérêt pour la sociologie. Memmi se trouve au carrefour de trois cultures et construit son oeuvre d'essayiste, mais aussi de fiction, sur la difficulté de trouver un équilibre entre Orient et Occident Avec la réédition de ses Portraits (du colonisé, du colonisateur, du décolonisé, du juif, du dépendant, ...), accompagnée de nombreux textes critiques, il s'agit d'ouvrir, pour la première fois, le procès du postcolonial au Maghreb - le terme procès étant pris dans sa double acception de procédure de remise en cause et de processus. C'est donc à une pensée à l'oeuvre à laquelle ces Portraits nous donne accès, de la "situation coloniale" à la situation postcoloniale, immédiatement gauchie dans l'approche de Memmi de la question israélo-palestinienne. Après Senghor, Rabearivelo et Césaire, la collection Planète Libre poursuit son entreprise d'édition critique des grands textes de la francophonie.
Jean Sénac et Albert Camus, tous deux nés en Algérie, ont entretenu une relation épistolaire entre 1947 et 1958. Cette correspondance est restée largement ignorée. Les lettres réunies ici par Hamid Nacer-Khodja, et son essai Le Fils rebelle, nous racontent l'amitié profonde qui lia les deux hommes. Quand Sénac, jeune poète de vingt ans, écrit pour la première fois à Camus, celui-ci est déjà internationalement connu. Pourtant l'écrivain répond aussitôt. Ces deux lettres inaugurent une correspondance affectueuse et exigeante. Dans son essai, Hamid Nacer-Khodja démontre que jean Sénac fut le fils rebelle d'Albert Camus, père impossible. Leur relation, qui s'inscrit entre la littérature et la politique, se termine dans l'impasse d'une tragique réalité, la guerre d'Algérie, dont les deux hommes eurent une approche différente.
La littérature judéo-maghrébine d'expression française représente une production minoritaire, mais non négligeable. Grâce à ce tour d'horizon bibliographique et statistique, le lecteur pourra apprécier l'ampleur, la périodicité et les caractéristiques d'un corpus moins limité qu'on ne le croit parfois. Production originale et digne d'intérêt, la littérature judéo-maghrébine n'est décidément assimilable ni à la littérature maghrébine de langue française, ni à la littérature maghrébine des Français.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.