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Emil Nolde. L'expressionnisme devant Dieu
Dufour-Kowalska Gabrielle
KLINCKSIECK
32,50 €
Épuisé
EAN :9782252036235
Durant la première décennie du XXe siècle, à l'époque où se fait jour en Europe cet art de peindre révolutionnaire qui s'est appelé "l'art moderne", Emil Nolde s'impose comme le chef de file du courant expressionniste allemand. Sa vie, son oeuvre, la passion qu'il nourrit pour son art obéissent dès lors à une double orientation, vers le monde et hors du monde, qui représente comme la pulsation d'une âme vouée à la création artistique en même temps qu'à l'instauration de la modernité picturale dans son pays. D'un côté, il est de tous les conflits qui agitent l'Allemagne traditionnelle, encore prisonnière d'un néo-classicisme académique, mais déjà travaillée par l'idéal moderniste, et il s'engage dans un combat enthousiaste en faveur d'un nouvel art allemand. D'un autre côté, solitaire et reclus, caché dans de modestes maisons de pêcheurs sur les rivages déserts de la Baltique ou de la mer du Nord, il met au monde une oeuvre tout à la fois somptueuse et ascétique, à l'écoute de la puissante nature et puisée tantôt aux sources du fantastique, tantôt à l'émotion religieuse, héritée du piétisme de son enfance. Le génie lyrique de ce chantre incomparable de la couleur, qui compte parmi les familiers du Cavalier Bleu, comme de cet inventeur d'une langue graphique totalement inédite est celui d'un des plus grands peintres du XXe siècle. Le démontrer est une des finalités de cet essai, le premier en français entièrement consacré à Emil Nolde. Biographie de l'auteur Gabrielle Dufour-Kowalska, docteur en philosophie, s'est engagée essentiellement dans l'investigation de nouvelles voies en phénoménologie. Consacrant la majeure partie de ses recherches à l'élucidation des fondements ontologiques du monde imaginaire, elle privilégie dans cette quête le témoignage des peintres et de leurs oeuvres.
Sans aucun doute l'un des plus grands penseurs français de la seconde moitié du XXe siècle, Michel Henry demeure encore mal compris. Gabrielle Dufour-Kowalska s'efforce de le rendre plus proche, tout en restituant avec une fidélité rigoureuse les exigences et la radicalité de son projet philosophique. Car ce que signifie la constitution de la " subjectivité absolue " entreprise par Michel Henry, c'est la venue au jour de l'essence immanente qui, en ruinant les prétentions du savoir objectif, met en cause l'ensemble de la tradition philosophique occidentale. Le philosophe entrouvre la porte d'un royaume invisible qui est celui de la " magnificence de la vie ". Une nouvelle perspective herméneutique se dessine, qui permet de cerner la nature et la portée de cette " phénoménologie matérielle " dont Michel Henry est le fondateur. Instaurée avec L'Essence de la manifestation, elle révèle toute son ampleur dans les années 1980 et 1990, pour accéder à la perfection d'un véritable système dans C'est moi la Vérité et Incarnation, peu avant la mort du philosophe le 3 juillet 2002. Un itinéraire qui témoigne de la cohérence d'une œuvre désormais accomplie.
L'interrogation qui anime cette réflexion de l'auteur, " qu'est-ce que la musique ? " présuppose de manière fondamentale que, si la musique est en tout premier lieu quelque chose qui s'écoute et qui cause chez l'auditeur une réaction affective, elle est également susceptible de conceptualisation. En effet, poser cette question, c'est se situer non plus dans la sphère d'immédiateté de l'émotion, mais bien plutôt dans le domaine de la médiation du discours et du concept. En d'autres termes, l'auteur se propose ici de penser la musique. Il apparaît ainsi au fil de cette étude que, contrairement à l'idée naïve de musique comme objet de perception immédiate et en cela en dehors de tout processus réflexif, celle-ci doit être considérée en tant qu'objet de connaissance : on apprend à décrypter une musique, à la reconnaître et à l'aimer. Bien plus, la musique est vectrice d'intention : celle du compositeur, du chef d'orchestre, des interprètes... Relativement à cela, l'auteur s'attachera par conséquent à distinguer les discours légitimes de ceux qui ne sont pas effectifs.
Tout nouveau travail philosophique doit dans son progrès se nourrir d'une discussion avec Kant: c'est pourquoi, la condition d'un caractère philosophique véritablement original est la découverte et le traitement à nouveaux frais des thèmes kantiens. L'idéalisme de la raison pure a prouvé qu'il était dans l'histoire des sciences et de la civilisation la force essentielle. C'est en lui que la raison pure, dans leur travail jamais vaincu, ont acquis et affirmé leur droit incontestable à trouver de nouveaux fondements. Et c'est ainsi que l'idéalisme de la raison scientifique conquiert le soutien et la garantie de l'histoire; car l'histoire... pourra creuser dans une fosse sans fond, mais aussi inébranlable, sans cesse changeante dans ses variations, mais toujours aussi immuable dans ses mobiles; variations et mobiles forment le fondement éternel et cohérent de l'histoire de la culture, et, en tout premier lieu, celui de la science." Hermann Cohen Biographie de l'auteur Éric Dufour, professeur dans l'enseignement secondaire, est actuellement T.Z.R. Créteil.
A la fois journal intime et exposé de théorie esthétique, les Lettres à un Inconnu éclairent d'un jour nouveau les rapports complexes du couple Werefkin-Jawlensky (injustement éclipsé par le couple mythique de Kandinsky et Gabriele Münter), en même temps qu'elles développent une conception de l'art singulièrement nouvelle à l'époque, centrée sur le lyrisme symboliste des couleurs et des formes, conception qui a sans doute déterminé le grand tournant kandinskien de 1910. Composée entre 1901 et 1905, la correspondance imaginaire de Marianne Werefkin avec "l'Inconnu", symbole de son idéal artistique, prélude à la série des tableaux résolument modernes que l'artiste, après un silence de dix années, produira dès 1907 comme une contribution particulièrement originale au courant expressionniste européen. Les hautes aspirations de Marianne Werefkin à une création artistique pure, libérée du réel et consciente d'elle-même, qui s'expriment dans les Lettres, témoignent, tout comme son oeuvre, du rôle de précurseur de la grande artiste russe dans l'avènement de la modernité picturale en Europe. Biographie de l'auteur Née à Tula (Russie) en 1866, Marianne Werefkin est d'abord l'élève d'Ilja Riépine à Saint-Pétersbourg. En 1896, elle émigre à Munich où elle fonde avec Kandinsky et Jawlensky, son compagnon de vie jusqu'en 1921, la Nouvelle association des artistes de Munich qui ouvrira la voie au "Cavalier bleu". Gabrielle Dufour-Kowalska, docteur en philosophie, consacre une partie de ses recherches philosophiques à l'investigation des fondements du monde imaginaire. Elle privilégie dans cette quête le témoignage des peintres, selon un itinéraire concerté, de l'icône traditionnelle aux métaphores oniriques du romantisme allemand, qui annoncent les, "compositions" et "sonorités" de cet art dit "abstrait" que Marianne Werefkin appelait "l'amour-artiste".