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La garde du cocon
Dufour Hortense
FLAMMARION
13,80 €
Épuisé
EAN :9782080660459
Trois femmes: Laura Pondia, sculpteur; Josépha Lacolère, écrivain; Orlanda Ravel, pianiste. Trois artistes engluées dans la toile de leur passion, de leur impuissance et de leur folie, et que seul l'amour de l'art, l'amour des êtres, pourrait délivrer des obsessions qui les harcèlent. Toutes trois vivent au bord de la Marne, dans des maisons humides envahies par les araignées et que les crues, régulièrement inondent. Maisons-pièges, aimées et exécrées, car elles sont le symbole de la décrépitude et de l'enlisement qui menacent celles qui les habitent. Mais que ce soit grâce à leur art ou grâce à leur amour, ces femmes poursuivent avec rage, au cour même de la décomposition, une quête désespérée du bonheur. Autour d'elles, évolue une population grotesque de personnages vils et décadents. le mime Korfou, homosexuel dont le show consiste à mimer chaque soir, dans une cage de verre, l'araignée tissant sa toile et dévorant sa proie; les coiffeurs, amis du mime, grandes folles dont le plus vif désir et de tondre les femmes qu'ils haïssent. Il y a encore Tosca, femme de ménage des trois artistes, créature dépravée et scatologique qui, pour quelques sous, se livre aux plus répugnantes pratiques avec une vieillard richissime. Puis enfin, Mounty, éditrice géniale et monstrueuse, vivant dans l'abomination de tout ce qui a trait au bonheur. Tous ces êtres s'entremêlent, se poursuivent, se fuient dans une sorte de danse de mort où la vie et les désirs de chacun surgissent peu à peu des miasmes pour révéler le but fondamentale par eux tous poursuivi: la conservation, la "garde du cocon". Par une écriture brute et d'une grande violence, Hortense Dufour parvient à faire surgir de cet univers ténébreux, où chacun s'entre-dévore, les lueurs d'un avenir plus limpide où espérance et amour conservent, en dépit de tout, leur chance de triompher.
Résumé : Jeanne-Antoinette a le plus beau des costumes de ce bal, camouflée sous un domino rose. Elle a longuement étudié celui-ci : une nymphe. Dénudée avec adresse, drapée à l'antique, voilée et dévoilée, soie couleur chair, chair contre chair, la nymphe est la bienvenue surtout quand elle a les formes, l'allure, la peau, la fraîcheur de Jeanne-Antoinette, au comble de ses beaux vingt-trois ans. Elle va, légère, pas dansé, calculé ? elle a tout calculé, autant que le maréchal de Saxe sait y faire pour mener à bien les opérations guerrières. Il s'agit bien, là aussi, d'une guerre. Une lutte féroce pour obtenir le plus somptueux des prisonniers : le roi. C'est à la dame d'Etiolles d'entrer en scène. Et d'y demeurer. Le roi est fatigué de ces ambitieuses, peut-être une grande bourgeoise saurait, elle, l'aimer ? La vie de Madame de Pompadour, née Jeanne-Antoinette Poisson, tient une place singulière dans l'histoire des grandes favorites. Sa beauté, son intelligence, sa culture ainsi que ses talents ont su captiver et distraire pendant vingt années Louis XV, ce souverain mélancolique. Amie de Voltaire, elle se retrouvera à protéger les plus grands artistes de son temps.
Marennes est pour moi bien plus qu'une bourgade de 5000 âmes: j'en restitue les lumières et redessine les ombres." Dans ce bourg qui vit au rythme de l'océan Atlantique, la petite Christine reçoit une éducation singulière. Or qu'est-ce qu'être une enfant et une adolescente dans la France des années 50 et 60? Surtout dans cette Saintonge et cette famille où sa mère, italienne rejetée par l'époque comme par son mari volage, lui confie un destin peu commun: partir pour devenir écrivain envers et contre tout. Contre les silences du village qui conduisent cette tribu à vivre en autarcie dans un pays où certains règlent leurs comptes à coups de fusils chargés au gros sel. Contre la solitude d'un exil que la maisonnée déjoue en offrant l'hospitalité aux personnages fantaisistes, mal aimés pour cause de différence. Contre l'isolement, les spectres de la Seconde Guerre, un voisin qui jette des sorts et dénonce... Mais c'est aussi le temps de l'insouciance, des bonheurs sans retenue, des peurs domptées, des rivalités frère soeur, des roses trémières odorantes, des camaraderies d'école, des visites chez la bijoutière attendrie ou le coiffeur truculent, des paysages apaisants... Au travers d'une nostalgie sans compromission, Hortense Dufour, en dépeignant avec fougue ces souvenirs d'enfance, brosse le portrait d'une France aussi chaleureuse que dure, enjouée que splendide. Une famille et une histoire dont l'océan ne fut qu'un témoin silencieux. Biographie de l'auteur Hortense Dufour a déjà publié de nombreux ouvrages chez Flammarion, dont Marie-Antoinette, la mal aimée, Sissi, les forces du destin, Au vent fou de l'esprit, Le Bois des abeilles...
Mademoiselle Noémie, une vie simple et passionnée, l'histoire d'une femme courageuse et indépendante. Mademoiselle Noémie est née d'un amour furtif pendant la fête de la Saint-Jean. Sa mère, Catherine, meurt en couches, et Noémie est élevée par ses grands-parents. Grand-mère Bully et grand-père ne survivent pas à la guerre. À la Libération, Noémie devient institutrice au « Phare », village de son île natale, où une nouvelle famille l'attend: le facteur Thibaut, monsieur Morgan le charbonnier, son fils Tigrou, et tous les élèves de sa classe. Un récit tendre et émouvant à la première personne, l'élégance des roses trémières, une photo jaunie du XXe siècle.
Résumé : Marguerite de Valois, que son étrange postérité nomme "la reine Margot", n'est pas uniquement ce personnage d'amoureuse sulfureuse dont l'imagination populaire s'est engouée. Cette femme, soeur et épouse de rois, est bien autre chose qu'une simple figure d'alcôve. Fille d'Henri II et de Catherine de Médicis, elle naît en 1553, au coeur d'une France déchirée par les guerres de religion. Son mariage avec le protestant Henri de Navarre - des noces dites "vermeilles" - coïncidera avec le massacre de la Saint-Barthélemy. Quel signe du destin! A Nérac, devenue reine de Navarre, elle crée une cour raffinée. Son tempérament ardent, volontaire, son goût farouche de la liberté la mènent sur tous les chemins et jusqu'aux complots et entreprises dangereuses confiés d'ordinaire aux seuls hommes. Si bien qu'on la voit s'enfuir, sur les routes de France, à la fois chassée, parfois magnifiquement reçue, intrépide et risquant sans cesse sa vie. Des erreurs, elle en commet: à cause de son désastreux jeune frère, François d'Alençon, de ses amants, qu'Henri III et Catherine de Médicis font assassiner ou livrer au bourreau. Jusqu'au jour où elle est retenue prisonnière à la citadelle d'Usson et y demeure dix-neuf ans... Son étonnante vitalité, sa vive intelligence ont raison de l'adversité: habile, elle négocie l'annulation de son mariage avec celui qui est devenu le roi Henri IV. Revenue à Paris, chargée d'ans et de kilos, écrivant et lisant sans cesse, elle prend le nom de Marguerite de France et duchesse de Valois et s'éteint en 1615, incarnant depuis lors la plus étonnante princesse de l'histoire de France.