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Fils d'anar et philosophe. Entretiens avec Thibault Isabel
Dufour Dany-Robert
RN
20,00 €
Épuisé
EAN :9791096562213
Pour la toute première fois, le philosophe Dany-Robert Dufour évoque sa vie et les grands événements qui l´ont jalonnée, de l´enfance à la consécration d´écrivain, en passant par Mai 68, l´activisme politique et la prison. Il dresse aussi un bilan intellectuel de son oeuvre, en démêlant un par un les principaux fils de sa pensée. Ces entretiens sont l´occasion de revenir sur cinquante années d´histoire politique et intellectuelle en France. On y découvre un témoignage profond sur l´époque de l´indépendance algérienne, sur les révoltes estudiantines, mais aussi sur la libéralisation générale de la société au tournant des années 1980. Dany-Robert Dufour relate ainsi les rencontres qui ont marqué son existence : Kostas Axelos, Marcel Gauchet, Serge Leclaire, Alain Caillé, Jean-Claude Michéa et beaucoup d´autres. Il évoque enfin ses relations tendues avec la presse, sa carrière. Un livre indispensable pour tous ceux qui s´intéressent à l´un des penseurs les plus iconoclastes de notre temps !
Les thèses ne manquent pas pour expliquer le surgissement du capitalisme et ses conséquences. Or il se trouve que Dany-Robert Dufour a eu accès à un texte étonnant, complètement oublié ou presque, datant de 1714, de l'époque même où ce système s'est mis en place et qui pourrait considérablement renouveler les analyses permettant de savoir dans quelle galère au juste nous sommes embarqués.
Evoquant au passage l'axolotl, ce poisson mexicain qui nous ressemble, comme le jaguar de la brousse brésilienne ou le loup des contes enfantins, discutant avec Platon, Albert Einstein ou... Michael Jackson, se prenant à l'occasion pour Sherlock Holmes, le narrateur écrit dix lettres à sa "belle amie". Qui correspondent à autant de moments clés du "voyage" à travers le temps accompli par cette étrange espèce animale qu'on appelle les hommes.Contrairement à l'idée reçue, notre espèce se caractérise non pas par sa supériorité sur le reste de la création mais par sa forme inachevée, sa faiblesse "naturelle" constitutive. Un "manque de nature", donc, que seule peut compenser la culture, autrement dit les discours et récits comme les sciences et techniques qui permettent à l'être humain d'agir sur le monde pour mieux l'habiter. A moins qu'en voulant construire une "surhumanité" réservée à quelques-uns l'on ne mette en jeu la survie même de l'espèce... Peut-être n'est-il pas trop tard pour non seulement s'indigner mais aussi résister, nous dit Dany-Robert Dufour en conclusion de ce beau texte lisible par tout le monde. A travers lequel il poursuit en philosophe son travail de critique radicale mais constructive du monde contemporain.
La crise, qui n'est pas seulement économique et financière, a mis à nu ces mécanismes pervers qui régissent aujourd'hui le fonctionnement de la Cité. S'il faut s'empresser de les révéler, c'est parce qu'il est fort possible que bientôt, en attendant une nouvelle crise de plus grande ampleur encore, tout redevienne comme avant. Entre-temps, nous aurons mesuré l'ampleur des dégâts. Nous vivons dans un univers qui a fait de l'égoïsme, de l'intérêt personnel, du self love, son principe premier. Ce principe commande désormais tous les comportements, ceux de l'"hyperbourgeoisie" ou des bandes de jeunes délinquants comme ceux des classes intermédiaires. Destructeur de l'être-ensemble et de l'êtresoi, il nous conduit à vivre dans une Cité perverse. Pornographie, égotisme, contestation de toute loi, acceptation du darwinisme social, instrumentalisation de l'autre: notre monde est devenu sadien. Il célèbre désormais l'alliance d'Adam Smith et du marquis de Sade. À l'ancien ordre moral qui commandait à chacun de réprimer ses pulsions, s'est substitué un nouvel ordre incitant à les exhiber, quelles qu'en soient les conséquences. Revisitant l'histoire de la pensée, jusqu'à saint Augustin et Pascal, Dany-Robert Dufour éclaire notre parcours. Afin de mieux savoir comment sortir de ce nouveau piège (a)moral.
Qui dit "trinité" évoque, bien sûr, le dogme central de la religion chrétienne. Mais la forme "trois en un" existe aussi, sous des visages qui nous sont moins familiers, dans les polythéismes et dans les autres monothéismes. Non seulement, elle est constante dans les champs narratif, symbolique et religieux, mais elle est également repérable dans les domaines philosophique, logique, sémiologique, psychanalytique... : bref, il existe une raison trinitaire, susceptible d'actualisations multiples. Or, c'est précisément en cette fin de siècle, où nous commençons à le reconnaître, que l'homme trinitaire voit ses pouvoirs disparaître progressivement mais sûrement au profit d'un autre, l'homme binaire. Réintroduire aujourd'hui la forme trinitaire dans le débat, c'est tenter de voir sous un jour renouvelé l'histoire de la culture en la comprenant comme le lieu d'une très longue lutte entre deux modes irréductibles de gestion de la grande affaire humaine, la mort. Car la différence des deux hommes en présence est que l'un, l'homme trinitaire, acceptait la mort, faisait de la représentation de la mort dans la vie le fondement de son ordre symbolique et du lien social, alors que l'autre, l'homme binaire, veut en fin de compte l'éradication de la mort.
Spengler Oswald ; Onfray Michel ; Merlio Gilbert ;
Paru en 1931, juste avant la mort de Spengler, ce petit livre était probablement une première approche à un livre d'envergure beaucoup plus grande que ne nous ne connaîtrons jamais. Anticipant de manière prémonitoire tout ce que l'Occident (que Spengler appelle "culture Faustienne") devait connaître de crises au cours du XXe siècle (contestations contre le mode de vie consumériste et productiviste, décolonisation, vide spirituel et sentiment d'enfermement dans la vie moderne, crises écologiques), Spengler, avec son style parfois polémique mais toujours vivifiant, propose une réflexion sur la technique en tant que con substantielle à l'homme, " grand carnassier ". Convoquant archéologie, histoire des civilisations et surtout son intuition phénoménale, Spengler, non idéologue, non politique, non dogmatique mais fin analyste pétri de stoïcisme, propose un texte à lire, po ur ce qu'il garde d'actualité et d'acuité.
Je fus, que son ami Jacques Ellul tenait "pour un des seuls livres fondamentaux sur la liberté", est l'ceuvre de philosophie existentielle majeure de Bernard Charbonneau. Cet Essai sur la liberté, véritable odyssée intellectuelle et sensible d'une liberté incarnée, à laquelle Bernard Charbonneau donne corps, sang, chair, esprit et style d'une manière incomparable, s'articule autour de l'autre concept central de sa pensée : la nature. Imprégné des intuitions de ceux qui l'ont accompagné dans sa quête (Montaigne, Pascal, Kierkegaard, Nietzsche), Charbonneau explore le concept de liberté sous toutes ses formes ; la sienne est forcément tragique ("le plus dur des devoirs"), qu'il oppose au "mensonge de la liberté" et à tous ses avatars idéologiques, technoscientifiques ou consuméristes. Un livre indispensable pour quiconque cherche à être vraiment libre, c'est-à-dire à interroger les conditions de possibilité de sa propre liberté ? et surtout à la vivre, ici et maintenant.
Ecrit au lendemain de la guerre à un moment où l'Etat devenait de plus en plus puissant en même temps qu'incritiquable, ce livre-somme est l'oeuvre politique majeure de Bernard Charbonneau. Ce livre impubliable à une époque obsédée par les horreurs du nazisme et le prestige du stalinisme a dû attendre 1987 pour être publié par un éditeur, date à partir de laquelle il est devenu un classique de la pensée anarchiste. Visionnaire, novateur, prophétique, écrit dans une langue vive et incisive au style personnel et élégant, cette oeuvre qui analyse l'Etat sous tous les angles est un réquisitoire implacable contre lui et ses inévitables excès, en ne perdant jamais de vue le concept central de toute la pensée de Charbonneau : la liberté de la personne. Epuisé et introuvable depuis de nombreuses années, en dépit de ses admirateurs, le voici réédité dans sa forme complète.