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CONSIDERATIONS SUR LES MOEURS DE CE SIECLE.
DUCLOS CHARLES
CHAMPION
44,00 €
Épuisé
EAN :9782745302311
Considérées comme le chef-d'œuvre de Duclos par les lecteurs du XVIIIe siècle, les Considérations sur les mœurs de ce siècle ont été éclipsées, de nos jours, par l'intérêt pour les romans de leur auteur. C'est par un malentendu que l'ouvrage est lu comme un recueil de moraliste, alors qu'il rompt avec la perspective universalisante et atemporelle de la maxime, avec une écriture fragmentaire qui vise au seul démasquage des faux-semblants. Machine de guerre contre les valeurs de la société aristocratique, support de la promotion d'une morale de l'utile, qui tente de s'imposer contre la culture de l'homme de cotir, les Considérations appartiennent à un courant de pensée longtemps négligé dans la tradition française. Après les projets de l'abbé de Saint-Pierre, avant De l'Esprit d'Helvétius, le livre de Duclos tente de promouvoir des critères d'évaluation des conduites et des institutions : bonheur du plus grand nombre, utilité, bien publie. C'est la mondanité qui devient alors la cible de ses critiques, comme culture et fonctionnement social marqués par les intérêts particuliers, la futilité, la tyrannie des modes et de la crainte du ridicule. Duclos revendique, pour des groupes sociaux en quête de légitimité, de nouvelles sources de domination symbolique, de nouvelles formes de reconnaissance : il faut fixer " le prix réel des choses ".
Les Confessions du Comte de " de Charles Duclos est un roman captivant qui explore les méandres de l'âme humaine à travers les mémoires fictives d'un noble du XVIIIe siècle. Ce récit introspectif et moraliste plonge le lecteur dans les intrigues et les passions de l'aristocratie française, tout en offrant une réflexion profonde sur les thèmes de l'honneur, de l'amour et de la vanité. Le comte de , personnage central de ce roman, retrace sa vie tumultueuse, marquée par des aventures amoureuses, des duels d'honneur et des manipulations politiques. Dès son jeune âge, il est immergé dans les intrigues de la cour, où il apprend rapidement à naviguer les complexités sociales et les jeux de pouvoir. Doté d'un charme irrésistible et d'une intelligence aiguisée, le comte de séduit et trahit, cherchant constamment à satisfaire ses désirs et à renforcer sa position sociale. Au fil des pages, le lecteur découvre les confessions intimes du comte, révélant ses luttes internes et ses remords. Ses relations avec diverses femmes, chacune apportant son lot de passion et de complications, illustrent les dilemmes moraux auxquels il est confronté. Les amours du comte de , parfois sincères, souvent calculées, montrent la complexité des sentiments humains et les conséquences des choix égoïstes. Charles Duclos, avec son style élégant et incisif, dresse un portrait sans concession de la noblesse de son époque. Il critique les excès et les hypocrisies de la société aristocratique, tout en dévoilant la fragilité et la quête de sens de ses personnages. Les confessions du comte de sont autant une autopsie de ses propres faiblesses qu'une critique sociale acerbe. Le roman se distingue par sa structure narrative fluide et ses dialogues vivants, rendant l'histoire immersive et engageante. Les descriptions détaillées des décors somptueux, des fêtes extravagantes et des duels dramatiques transportent le lecteur dans l'univers fascinant de l'aristocratie française du XVIIIe siècle. "Les Confessions du Comte de " est une oeuvre littéraire qui mêle habilement intrigue, psychologie et critique sociale. Charles Duclos utilise la confession fictive pour offrir une réflexion intemporelle sur la nature humaine et les dynamiques sociales, faisant de ce roman un incontournable pour les amateurs de littérature classique.
Considérées comme le chef-d'?uvre de Duclos par les lecteurs du XVIII° siècle, les Considérations sur les m?urs de ce siècle ont été éclipsées, de nos jours, par l'intérêt pour les romans de leur auteur. C'est par un malentendu que l'ouvrage est lu comme un recueil de moraliste, alors qu'il rompt avec la perspective universalisante et atemporelle de la maxime, avec une écriture fragmentaire qui vise au seul démasquage des faux-semblants. Machine de guerre contre les valeurs de la société aristocratique, support de la promotion d'une morale de l'utile, qui tente de s'imposer contre la culture de l'homme de cour, les Considérations appartiennent à un courant de pensée longtemps négligé dans la tradition française, Après les projets de l'abbé de Saint-Pierre, avant De l'Esprit d'Helvétius, le livre de Duclos tente de promouvoir des critères d'évaluation des conduites et des institutions: bonheur du plus grand nombre, utilité, bien public. C'est la mondanité qui devient alors la cible de ses critiques, comme culture et fonctionnement social marqués par les intérêts particuliers, la futilité, la tyrannie des modes et de la crainte du ridicule. Duclos revendique, pour des groupes sociaux en quête de légitimité, de nouvelles sources de domination symbolique, de nouvelles formes de reconnaissance: il faut fixer "le prix réel des choses".La série Littératures publie des ?uvres de toutes littératures et de tous siècles, connues ou peu connues, qui ont marqué l'histoire littéraire, la culture ou l'évolution des idées. Ces ?uvres sont éditées dans la tradition des Editions Champion: le texte publié est celui faisant autorité au regard des spécialistes qui ont procédé à son complet réexamen en s'appuyant sur les dernières avancées de la recherche. Littératures propose ainsi une édition sûre, des textes parfois inédits et toujours accompagnés du meilleur environnement critique et explicatif (bibliographie, index, dossiers complémentaires, etc.).
Comment Spinoza peut-il être encore aujourd'hui notre "contemporain" ? Les études ici rassemblées proposent plusieurs types de réponses à cette question au coeur des relations entre la philosophie et son histoire. C'est d'abord la persistance d'un dialogue entre les philosophes contemporains (Deleuze, Derrida, Milner, Negri...) et Spinoza. C'est la mise en évidence du soubassement classique de questions éthiques contemporaines (la nature du scepticisme, le bonheur, l'immortalité prothétique dans l'indéfinie différance de la mort). C'est surtout (telle est la thèse générale de l'ouvrage) une vision de la politique selon l'extériorité, l'immanence et la loi quantitative du "compte". Quand les "valeurs" (derniers restes de la transcendance) sont source de violence, les comptes démocratiques sont source de paix. La démocratie comme "régime absolu", pour reprendre les derniers mots de Spinoza, est encore devant nous.