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Secrets et destins de manuscrits. Dix jeunes bédéistes racontent l'histoire de dix ouvrages médiévau
Ducimetière Nicolas ; Berchtold Jacques ; Fuchs Pa
NOTARI
18,00 €
Épuisé
EAN :9782940617494
Mettre le Moyen Age en bulles. Tel est le défi proposé à de jeunes artistes créatifs de 2022 par la Fondation Martin Bodmer. Et ce challenge est relevé - et de quelle façon, avec quelle diversité et avec quel panache ! La Fondation Martin Bodmer, parfois perçue comme une institution centrée sur la seule conservation des écrits vénérables (devoir de mémoire), propose aussi (en tout cas depuis une décennie) de nombreux ateliers éminemment vivants de calligraphie et d'enluminure médiévales à ses publics de visiteurs. Certes la contrainte proposée consiste à prendre en compte (en vue d'instaurer un dialogue) la réalité immémoriale des magnifiques manuscrits sur parchemin de période médiévale. Dans le thème, l'art et la manière. Si l'on pose à présent la question : le challenge consistant à mettre le Moyen Age en bande dessinée a-t-il raison d'être ? Une réponse des plus convaincantes est apportée par toutes ces belles collaborations proposées entre une pratique contemporaine vivante (celle des étudiants de l'ESBDI) et un patrimoine pluriséculaire (l'exposition de la Fondation Martin Bodmer). Loin d'être le parent pauvre des sujets de la bande dessinée, le Moyen Age présente lui-même de riches accointances inspiratrices (parfois évidentes, parfois plus secrètes) avec ce genre nouveau apparu au 20e siècle. Vitraux, phylactères, tapisseries, colophons, rinceaux végétaux historiés, marginalia inventifs, grandes initiales enluminées, tous ces chefs-d'oeuvre traités sur la page du manuscrit par les artisans du Moyen Age, semblent annoncer des procédés à nouveau familiers de notre environnement artistique contemporain.
Résumé : En juin 1816, séjournant à Cologny dans la villa Diodati, sur les bords du lac Léman, Mary Shelley invente - dans le cadre d'un concours d'écriture avec Percy Shelley, Lord Byron et John Polidori - une histoire d'horreur originale, à la fois rationnelle et surnaturelle. Apparaît ainsi le docteur Victor Frankenstein, qui insuffle la vie à une créature issue d'un puzzle cadavérique, ouvrant la porte aux fantasmes, aux craintes et aux espoirs des pouvoirs de la médecine et de la science. La première édition de Frankenstein, or The Modern Prometheus verra le jour en 1818. La littérature fantastique moderne est-elle née à Cologny ? Ce catalogue de l'exposition " Frankenstein, créé des ténèbres ", organisée à la Fondation Martin Bodmer à Genève, tentera d'apporter une réponse à cette question, grâce à de nombreux documents autographes et éditions rares de livres " fantastiques ". On reviendra également sur le contexte de création de Frankenstein, il y a tout juste 200 ans, à une époque où de nombreux aristocrates anglais, artistes et intellectuels, se rendent en Suisse pour éprouver des émotions propres au romantisme.
Hazan Pierre ; Berchtold Jacques ; Ducimetière Nic
Résumé : Comment penser et limiter la guerre, comment construire la paix ? A travers cet ouvrage, qui accompagne l'exposition "Guerre et Paix" organisée en partenariat avec le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et l'Organisation des Nations unies (ONU), la Fondation Martin Bodmer - l'une des plus riches bibliothèques privées contemporaines - vise à retracer le dialogue immémorial entre la nature guerrière de l'homme et son profond désir de paix. Depuis l'Antiquité, l'homme n'a jamais cessé de penser, de justifier, de conduire et de glorifier la guerre, mais il s'est aussi toujours attaché à vouloir limiter ses pires abus, à la condamner pour ses ravages, et à imaginer et travailler à la construction d'un monde plus juste et plus pacifique. Cette dialectique se prête aux éclairages pluriels de la littérature et des beaux-arts, de l'anthropologie, de la philosophie et de la psychanalyse, du droit et des sciences politiques. OEuvres littéraires, affiches de propagande, enluminures et gravures dialoguent avec des documents d'archives, à travers trois sections assorties d'essais des meilleurs spécialistes : la genèse de la guerre, le temps de la destruction, le pari de la paix.
Résumé : Pour une nouvelle exposition thématique, la Fondation Martin Bodmer a eu envie de sortir de ses réserves des ouvrages rarement montrés, car leur taille, soit beaucoup trop grande, soit bien trop petite, les rend peu propice à une exposition classique. Le plus petit livre (une version en sept langues de la célèbre prière du "Notre-Père") se compose de deux tomes de 4, 5 mm, pesant environ 2 grammes. Quant au plus grand c'est un livre de format in-plano "atlantico" , les "Pitture a fresco del Campo Santo da Pisa" de Carlo Lasinio (Florence, 1812) : il mesure 92 x 61 x 6. 5 cm et pèse près de 30 kilos. Si les tailles varient, les contenus sont eux aussi très éclectiques : religion, littérature, voyages, sciences, politique et art sont abordés dans ces formats étonnants appelés in-plano, in-folio, "minuscule" , "nain" ou "microbe" . Les ouvrages de grand format présentent souvent des illustrations, et c'est même l'illustration même qui souvent commande le choix de cette taille. En effet, qu'il s'agisse d'ouvrages de voyage, de sciences naturelles ou de politique de prestige, les planches gravées sont un élément essentiel : plus elles sont grandes, plus le détail et la précision sont permis. Les petits formats, à l'inverse, sont assez souvent purement textuels. Il s'agit de condenser une oeuvre dans un volume réduit, en se contentant de l'essentiel pour l'emporter en voyage dans une poche ou pour imprimer de minces éditions clandestines destinées à échapper aux polices politiques ou aux douaniers !
Davila Thierry ; Berchtold Jacques ; Ducimetière N
Uniques. Cahiers écrits, dessinés, inimprimés est consacré aux cahiers et aux carnets d'artistes, d'écrivains, de philosophes, de scientifiques... qui n'ont jamais été imprimés. Beaucoup plus que des brouillons ou des esquisses, les documents présentés dans cet ouvrage sont des oeuvres à part entière, des livres faits à la main (souvent foliotés, parfois accompagnés d'un sommaire, ils sont pour la plupart le fruit d'une mise en pages construite effectuée à main levée), voire des livres édités et retravaillés pour devenir des oeuvres inimprimées.
Résumé : Un arbre attend, plein d'espoir... Qu'attend-il ? La journée idéale pour libérer ses graines. Qu'attend-il ? Que tout se passe bien. Bien que longue, l'attente est plaisante, si savoureuse que l'arbre ne l'échangerait contre rien au monde... Est-ce que tout va vraiment bien se passer ? Un livre qui célèbre la résistance des graines et l'intelligence des arbres et de la nature. Ouvrage sélectionné à l'exposition internationale des illustrateurs - Bologna Children's Book Fair, 2018.
En donnant à notre colloque le titre Dali. Sur les traces d'Eros, nous souhaitons encourager une réflexion sur l'inscription de l'éros dans l'oeuvre dalinienne, que celle-ci soit écrite ou peinte. Comme le signala Sarane Alexandrian, le mot érotisme apparut très tard dans les écrits surréalistes. De même, l'acceptation sexuelle du mot orgasme fut très tardive: jusqu'au XIXème siècle, il désigne simplement "une grande colère". Autant de raisons de parler de "traces d'éros", plutôt que d'érotisme. Cela semble aussi convenir mieux à l'oeuvre de Salvador Dali qui a beaucoup parlé d'amour courtois. De plus, hormis ses dessins et "gribouillis" hâtifs en marge de ses manuscrits, ce qu'il nous présente, ce sont quelques gouttes, de discrètes érections et beaucoup de corps démembrés. L'état du Monstre du sex-appeal est à ce titre très significatif. L'érotisme, oui, ou ce qu'il en reste. Le choix du mot trace a, lui, des enjeux psychanalytiques. Dans sa préface à la Gradiva de Jensen/Freud (dont Dali a récrit l'histoire dans la première partie de La lie Secrète de Salvador Dali et figure à laquelle il dédie son autobiographie), J.B. Pontalis soutient que Freud est moins historien qu'archéologue: "La trace, plus que le cours des événements, l'intéresse car l'événement, pour lui, c'est la trace". Qualifier une trace d'événement implique que ladite "trace" n'est pas un fossile mort, ou une ruine immuable, mais qu'elle se manifeste davantage comme une force qui n'en finit pas d'exercer son action. Cette conception suppose que le sujet de l'érotisme est dynamique et se présente comme une question qui interpelle activement tant l'artiste sur lequel on s'interroge que le critique qui se penche sur cette question. La représentation du Narcisse penché sur lui même l'illustre. La main. fossilisée de la toile La Métamorphose de Narcisse est la condition de la surrection de la double-image. La main aussi "morte" semble-t-elle trouve l'énergie plastique de se déplier en un corps vivant plongé dans une contemplation intérieure métamorphique. En se penchant à son tour sur l'oeuvre de Dali, chaque conférencier est invité à réfléchir à la portée des traces d'éros dans son propre discours. L'érotisme en effet n'est pas nécessairement étranger au discours critique. Non pas seulement que traquer les traces de l'érotisme puisse être une quête excitante, cette excitation peut-être éclairante. L'excitation de la recherche ou l'excitation tout court. Ainsi, dans son récent livre Dali et moi, Catherine Millet propose que l'on tire profit de sa vie sexuelle comme ressource critique. Elle appliqua ce critère exploratoire dans La lie sexuelle de Catherine M. qui montre clairement ce que se partagent le sexe et l'espace. Que l'oeuvre de Dali l'ait incitée à répéter ce parti-pris n'a rien pour nous surprendre. Notre peintre et écrivain, dans son texte Le Phénomène de l'extase, ne nous a-t-il pas mis au pied du mur lorsqu'il déclara: Je demande au critique d'art: que pensez-vous de telle ou telle oeuvre au moment de l'extase? Et d'abord: mettez-vous en état d'extase pour me répondre. Que nous demande Dali? Pouvons-nous penser en extase? Et penser à Dali? La pensée sera convulsive ou ne sera pas? De quelle trace, l'extase (sexuelle, esthétique?) peut-elle marquer notre parole critique? Et le doit-elle?
Les Visages du lointain est un catalogue qui rassemble une trentaine de dessins réalisés par Joanna Concejo pour son exposition au Musée d'art et d'histoire - Hôtel Beurnier-Rossel - à Montbéliard, accompagnés de textes poétiques de Rafael Concejo. Des figures de la famille bourgeoise ayant vécu dans cet hôtel particulier du 18e siècle ressurgissent, imbriqués dans des décors végétaux flamboyants. Les collections, le mobilier, l'artisanat et le patrimoine naturel donnent le ton d'une poésie entre étrange et merveilleux.