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LES MODELES DU VIVANT DE DESCARTES A LEIBNIZ
DUCHESNEAU
VRIN
35,00 €
Épuisé
EAN :9782711613366
Au cœur de la Révolution scientifique, philosophes et naturalistes tentent de concevoir les modèles les plus aptes à rendre compte du vivant. Les schèmes hérités de l'Antiquité médicale et philosophique sous-tendent encore les théories originales de Van Helmont et de Harvey. Si le mécanisme s'instaure avec le modèle de l'animal-machine chez Descartes, les audaces et les limites du projet cartésien infléchiront toute démarche ultérieure, comme en témoigne la notion spinoziste d'intégration corporelle. Gassendi suggère, pour sa part, d'associer la modélisation mécaniste et la téléologie immanente des processus. Les néo-platoniciens More et Cudworth évoquent le " principe hylarchique " ou la " nature plastique ", afin de traduire, par-delà les insuffisances du mécanisme, l'émergence des organisations vitales. Lorsque le débat se transpose aux microstructures, Malpighi promeut l'analyse physiologique selon le modèle de " petites machines " diversement combinées et emboîtées ; Glisson attribue la perception et la réactivité aux fibres élémentaires. Les phénomènes de la génération, que l'on a d'abord expliqués par l'épigenèse, s'interprètent principalement en termes de préformation et de préexistence des germes. Mais, à l'encontre de toute construction hypothétique, Locke privilégie une médecine limitée à l'observation des seuls phénomènes vitaux. La critique du mécanisme suscite en outre les modèles " animistes " de Perrault et de Stahl. En une remarquable tentative, Leibniz repense alors les concepts fondamentaux de la théorie physiologique et suggère les voies d'analyse pour une science de " l'organisme ".
Claude Duchesneau est prêtre du diocèse de Saint-Claude (Jura). Il est membre du Centre national de pastorale liturgique (CNPL) et de l'équipe de rédaction de Célébrer, le magazine de la liturgie et des sacrements. Il anime de nombreuses sessions en diocèse et participe aux Ateliers de la Parole.
Charles K?chlin (1867-1950) a marqué la musique française du XXe siècle. L'admirateur de Debussy, l'élève de Fauré, l'ami de Ravel, de Florent Schmitt, d'Albert Roussel, de Roger Ducasse, de Maurice Emmanuel et de Darius Milhaud, le professeur de Francis Poulenc et d'Henry Sauguet est un esprit fin. Marquée au sceau de la liberté, son ?uvre personnelle transcende les modes et les clans musicaux. Sa vision de l'art associe humanisme, modernité et technique; elle reflète une riche culture et témoigne d'une connaissance approfondie des beaux-arts, de l'architecture, de la philosophie, des mathématiques, de l'histoire ancienne et contemporaine. Compositeur, pédagogue et penseur, Koechlin juge avec indépendance les révolutions musicales de son temps. Il réfléchit sur l'esthétique, sur le répertoire et le langage musical moderne, sur le rôle du compositeur et de la musique dans la société, sur les traditions musicales et leur évolution. Tant observateur qu'acteur, il brosse un portrait de la musique française détaillé, nuancé, révélateur des tendances qui ont façonné celle-ci de 1890 à 1950. Ce premier volume réunit cinq conférences inédites et vingt-huit articles. Ces écrits traitent des influences musicales (anciennes et modernes), des mouvements et des écoles (Schola, SNM, SMI, Groupe des Six), des nouvelles techniques d'écriture (atonalité, polytonalité, dodécaphonisme, micro-tonalisme). Ils nous révèlent un musicien sensible et un éminent penseur de la musique.
Résumé : Parmi les architectes de la science moderne, Leibniz occupe une place de choix. Par-delà le règne, puis l'éclipse du paradigme newtonien, l'?uvre philosophique et scientifique de ce penseur majeur qui inventa le calcul infinitésimal, la dynamique et de nouveaux modèles pour la théorie de l'organisme fournit un point d'ancrage privilégié à l'analyse épistémologique. D'une rare ampleur, la philosophie leibnizienne de la science enveloppe une conception originale de la méthode. Cet ouvrage entreprend de retracer comment, selon Leibniz, l'entendement fini peut accéder à une représentation de plus en plus adéquate de l'ordre de la nature par des " essais architectoniques ". Plusieurs thèmes retiennent l'attention de Leibniz et sollicitent notre examen : la recherche d'une méthode d'invention combinant les ressources de l'analyse et de la synthèse, la réflexion sur les vérités hypothétiques à mi-chemin des vérités de fait et des vérités de raison, le recours stratégique aux hypothèses, la légitimation des théories selon des principes que Leibniz identifie particulièrement à la finalité, à l'identité des indiscernables et à la continuité.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.
Ce livre n'est pas un exposé de la métaphysique cartésienne, mais s'attache à la pensée qui l'anime et qui cherche en elle son expression. Ce mot "expression" introduit un premier postulat : une philosophie n'a de sens que par référence à une certaine vision du monde dont précisément elle veut être l'expression. A l'origine il y a un esprit qui regarde l'univers, l'homme, Dieu et qui s'étonne de les voir comme on ne les a encore jamais vus. Qui dit "expression" dit donc volonté de communication. La vision du monde - c'est le second postulat - n'est en aucune façon une sorte d'essence intemporelle et elle ne peut être séparée de son "environnement" historique. Ainsi tout texte a deux contexte : l'ensemble ordonné d'idées duquel il tient son sens et un certain dialogue qu'il doit rendre propice à la transmission de ce sens.