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L'HOMME DES SILENCES
Duchesne Christiane
BOREAL
13,00 €
Épuisé
EAN :9782890529908
Tout à l'heure il y avait la mer, maintenant il y a la forêt, et Marie qui rentre à la maison, quelqu'un qui a disparu et le Chien malade. Moi, je ne peux rien dire, pas un mot, pas une parole audible, tout ce que je sais faire, c'est murmurer la nuit, quand c'est possible, une histoire à l'oreille de Marie qui dort. Des histoires, il y en a plein la mer. Marie, sa tante Pauline et Michel Collet, l'enfant de personne, forment une étrange famille. En compagnie du Chien, ils vivent dans la maison de la forêt, mais si près de la mer que ses brumes montent jusqu'à eux. Il y a également cette présence, impalpable, qui les entoure... Marie est inquiète. Le Chien est malade et n'en a sans doute plus pour longtemps à vivre. Plus grave encore, Michel Collet a disparu depuis trois jours. Dans L'Homme des silences, Christiane Duchesne traduit à merveille cet âge où soudain la vie acquiert un poids nouveau, une perspective qui n'est plus celle de l'enfance, où la mort ferme l'horizon, mais que l'amour partagé permet d'accepter.
FictionHors office Hiver 2016 Informations génériques Titre : Mourir par curiositéColl. : FictionAuteur(s) : Christiane Duchesne Editeur : Editions du Boréal Date de MEV : 15 avril 2016Format : 14 x 21 cm Prix : 20 eurosNombre de pages : 296ISBN : 978-2-7646-2438-8 Contenu du livre Il l'a vu, il l'a bien vu foncer le long de la voie ferrée et bifurquer sur la gauche. Le temps d'une nanoseconde, il était trop tard, Emmanuel s'est envolé sans avoir eu le temps de modifier sa ligne de course, il n'a jamais pu l'éviter, l'autre roulait trop vite. Un 4 x 4 contre un skateboard. Noir vide, noir plat, une petite mort. Ou la mort. Il ne sait pas, mais son cerveau fonctionne, la preuve, il pense encore. Ils défilent tous à son chevet, son père, sa mère, sa copine, Juliette. Puis repartent, tristes, désolés, dévastés. Seule Rose reste, sa tante Rose, elle qui était pourtant si discrète, la voici qui commence à lui raconter des histoires. Elle est intarissable, et c'est chacun des ancêtres d'Emmanuel - oncles, tantes, arrière-grands-pères et arrière-grands-mères - qui descend de sa branche de l'arbre familial pour revivre sur le souffle de Rose. Christiane Duchesne nous donne ici un roman tissé de mille et une histoires, où ses talents de conteuse captiveront encore une fois ses lecteurs de tous âges. L'auteur Christiane Duchesne a publié de nombreux ouvrages, tant pour le théâtre, la télévision, la radio et le cinéma. Elle a remporté à trois reprises le Prix du Gouverneur général. Elle a été finaliste au prix Hans Christian Andersen 1996 (Ibby international) pour l'ensemble de son ouvre. Elle a reçu en 2005 le Prix du livre jeunesse des Bibliothèques de Montréal pour l'ensemble de son ouvre. 1
Résumé : Est-ce qu'un jardin peut être en danger ? Les amis peuvent-ils disparaître ? Julia craint le pire sans pouvoir deviner ce qui l'attend. Et si c'était la merveille des merveilles ? Des rêves, encore des rêves, toujours des rêves ? Peut-être pas.
Avec cette histoire du Québec devenu pays, Benoît Côté, prend un malin plaisir à nous inventer une existence parallèle. Mais si ce n'était qu'un prétexte pour examiner en profondeur notre fidélité à nos idéaux, à nos projets de vie, à nos engagements ? Le protagoniste de ce roman se nomme Benoît Côté. Il est banquier, coordonnateur des clients en Europe de l'Est, surtout en Russie, à la HSBCQ. Il est l'exemple parfait de ces Québécois quarantenaires, affairistes, ambitieux, hédonistes, comme il y en a tant depuis que la nouvelle république est devenue un paradis fiscal. C'est entre deux red-eyes Montréal-Saint-Pétersbourg qu'il croise par hasard Mathieu Rancourt, ancien compagnon d'études qu'il n'a pas revu depuis ses vingt ans. Mathieu est président d'une organisation confidentielle, la Société d'histoire du Québec, et il fait à Benoît une proposition étonnante. Ecrirait-il, pour la feuille de chou de la société, un texte autour de la question suivante : que serait devenu le Québec si, par un accident de l'histoire tout à fait improbable, le Non l'avait emporté en 1995 ? Benoît osera-t-il accepter ? Une telle entreprise ne risque-t-elle pas de faire ressurgir des souvenirs qu'il préfère oublier ? Avec cette histoire du Québec devenu pays, Benoît Côté, le vrai, prend un malin plaisir à nous inventer une existence parallèle. Mais si ce n'était qu'un prétexte pour examiner en profondeur notre fidélité à nos idéaux, à nos projets de vie, à nos engagements ? L'héritage reçu des générations passées a-t-il fait de nous ce que nous sommes ? Qui serions-nous si la vie avait été différente ?
Résumé : Marie Uguay occupe une place à part dans la littérature québécoise. Sa poésie sensuelle, qui chante la beauté du monde, lui a gagné des lecteurs nombreux et fervents. Le destin tragique de Marie Uguay lui confère aussi la marque des êtres d'exception. Comme Nelligan, comme Saint-Denys Garneau, elle est fauchée en pleine jeunesse. Ce journal fait figure de document unique où prose et poésie se répondent, et qui nous entraîne aux sources mêmes de la création. ?? ?? ?? ?? 2
Gens du fleuve, gens de l'île apporte une contribution majeure aux débats actuels sur les origines autochtones de Montréal. Ce livre, qui prend souvent les allures d'une magnifique " enquête policière ", constitue la première et remarquable synthèse de l'histoire de Montréal au xvie siècle, à la fois savante et accessible. Roland Viau propose un fascinant portrait d'Hochelaga avant 1600. A partir des connaissances acquises par l'archéologie, l'ethnohistoire et l'ethnologie sur les sociétés amérindiennes, et en exploitant les documents historiques disponibles, l'auteur replace d'abord Hochelaga au centre d'un vaste réseau fluvial s'étirant du lac Ontario au golfe du Saint-Laurent. Il dresse ensuite l'inventaire des ressources des Hochelaguiens, recrée minutieusement leur mode de vie, l'univers symbolique de la chasse, de l'agriculture. Il aborde la division sexuelle du travail, les règles de classification du végétal, l'ancienneté et la diversité du maïs. Il s'intéresse à la guerre, avançant l'idée d'un lien particulier avec les pratiques funéraires. Enfin, il fait revivre l'imaginaire au sens d'une cosmovision : nature de la guerre, condition d'esclave, exercice de la sexualité et de la parenté, rapports hommes-femmes. Les colonisateurs européens ont constaté avec étonnement que cette Laurentie iroquoienne s'est volatilisée entre 1545 et 1585. Personne, à ce jour, n'a pu apporter d'explication convaincante à ce phénomène. Guerre ? Migration ? Refroidissement climatique ? Epidémie associée à la "mondialisation " des microbes ? Viau examine rigoureusement ces hypothèses, retenant pour l'essentiel la dernière et validant la probabilité que les Iroquoiens du Saint-Laurent aient résisté à l'envahissement des Français et contribué à leur refoulement. Il introduit en cela un beau renversement du récit historique colonial traditionnel. Et que serait-il advenu d'éventuels survivants ? Pourrait-on encore aujourd'hui trouver des traces de leurs migrations, de leur intégration au sein d'autres nations ?
Jean Morisset Nous invite à redécouvrir ce Canada enfoui sous les aveuglements de l'histoire et les traductions approximatives des cartes géographiques. Il montre comment la British North America s'est fabriqué une identité à partir des cultures autochtones, canadienne et métis, tout en leur niant tout véritable pouvoir politique. En 1867, quand l'Acte de l'Amérique du Nord britannique a donné officiellement naissance au pays qui se situe au nord du 45e parallèle, les " pères de la Confédération", après moult délibérations, ont décidé de l'appeler "Canada", reprenant le nom, vocable autochtone francisé, d'une des composantes de la nouvelles entité. Le Canada serait désormais, from coast to coast, un pays arpenté, découpé et gouverné selon les principes politiques britanniques. L'anglais y serait, sinon la seule langue, du moins l'idiome nettement majoritaire. Mais le Canada d'origine, celui qui existait déjà depuis le XVIIe siècle, était un pays fort différent. Les Canadiens poussaient leurs canots et traçaient leurs sentiers sur un territoire qui allait de l'Alaska jusqu'à la Nouvelle-Espagne, de l'embouchure du Saint-Laurent jusqu'aux Rocheuses, nommant au passage rivières, lacs et montagnes, se mêlant aux nations premières, adoptant leur mode de vie, donnant naissance à une véritable culture créole, métisse, essentiellement amériquaine, comme on en retrouve aux Antilles ou au Brésil, par exemple. Que sont donc devenus ces Canadiens d'origine, dépouillés de leur nom ? Réduits majoritairement à la vallée du Saint-Laurent, ils se sont désignés, au XXe siècle, par l'expression "Canadiens français", qui est un calque de l'anglais French Canadian. Au début des années 1970, ils se sont donné le nom de "Québécois", reprenant encore une fois, paradoxalement et à leur insu semble-t-il, un terme forgé à Londres, car la Province of Quebec n'est rien d'autre que l'appellation donnée au Canada d'origine par les Anglais, avec la Proclamation royale de 1763, au lendemain de la conquête. Jean Morisset Nous invite à redécouvrir ce Canada enfoui sous les aveuglements de l'histoire et les traductions approximatives des cartes géographiques. Il montre comment la British North America s'est fabriqué une identité à partir des cultures autochtones, canadienne et métis, tout en leur niant tout véritable pouvoir politique. Il montre enfin comment les Canadiens-faits-Québécois ont participé à cette appropriation du territoire en servant d'entremetteurs pour la Convention de la Baie James, le dernier de la série des traités historiques confirmant l'"extinction" des droits autochtones au profit du Dominion of Canada. Iconoclaste, provocateur, ce livre nous invite à une réflexion en profondeur sur nos origine, sur notre identité.