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Charles 1er. L'honneur et la fidélité
Duchein Michel
PAYOT
19,50 €
Épuisé
EAN :9782228893060
Le nom de Charles 1er d'Angleterre (1600-1649) évoque deux images contrastées: celle du fringant gentilhomme en veste de satin blanc, tel que l'a représenté Van Dyck, et celle du monarque déchu montant à l'échafaud en murmurant à l'oreille de l'évêque Juxon un mystérieux «Remember». Le souvenir de ce roi est lié à ceux de Buckingham, son ami, et de Cromwell, son ennemi. Dans sa vie privée, Charles fut le meilleur des maris, un père affectueux, un amateur d'art éclairé. Comme beaucoup de personnages de tragédie, le malheur le révéla à lui même. La vie des camps, la prison lui apprirent ce qui lui avait toujours manqué comme souverain: le contact humain, la tendresse. Même captif il ne renonça pas aux valeurs sur lesquelles il avait fondé sa vie: Dieu m'est témoin qu'il ne s'agit là que d'honneur et de fidélité". Michel Duchein, inspecteur général honoraire des Archives de France, éminent spécialiste de l'histoire d'Angleterre, a publié de nombreux ouvrages, dont"Marie Stuart"(Fayard, 1987) et"Elizabeth 1ère d'Angleterre", qui a reçu le Grand Prix de la biographie de l'Académie française (Fayard, 1992). Il est aussi l'auteur d'une"Histoire de l'Ecosse"(Fayard, 1998)."
La destinée exceptionnelle de la dynastie Stuart, qui régna sur l'Ecosse puis sur l'ensemble de la Grande-Bretagne et de l'Irlande pendant plus de trois siècles ponctués de drames et de tragédies de toute sorte, a depuis longtemps retenu l'attention des historiens comme l'imagination des poètes et des romanciers. L'ouvrage de Michel Duchein, rempli d'épisodes oubliés et d'anecdotes pittoresques, en transmet l'écho. Pour un lecteur français, la sage des derniers Stuarts évoque leur long exil à Saint-Germain-en-Laye, à Bar-le-Duc, à Avignon, et le rôle joué par les jacobites dont beaucoup se sont fixés dans notre pays et y ont fondé des familles encore existantes. La destinée des derniers souverains offre de plus un intérêt particulier, dans la mesure où elle coïncide avec l'échec définitif, outre-Manche, du modèle de monarchie de droit divin auquel leur dynastie s'était en quelque sorte identifiée. La chute de la maison Stuart est le premier craquement annonciateur de la chute des trônes absolus. C'est donc, autour des cinq ou six derniers Stuarts et en grande partie malgré eux, toute une période charnière de l'histoire de l'Europe qu'illustre ce livre. Que cette aventure dynastique nous mène, en France, de l'aube du règne de Louis XIV à l'apogée de Napoléon Ier fournit matière à bien des réflexions. Peut-être celles-ci ne sont-elles pas sans relation avec l'état de nos deux pays dans l'Europe d'aujourd'hui?
Peu de personnages historiques font l'unanimité, c'est entendu, mais la reine d'Ecosse est assurément de ceux qui posent le plus de problèmes à l'historien.Princesse catholique élevée à la Cour de France _ elle fut ensuite l'épouse de l'éphémère François II _, elle fut amenée à occuper le trône de ses ancêtres dans un climat d'hostilité quasi général. Comment allait-elle manoeuvrer entre les calvinistes de John Knox et les lords catholiques, entre l'intrigante cousine d'Angleterre, Elisabeth, et les puissances papistes du continent avec lesquelles elle gardait des liens?A-t-elle été prise dans un engrenage où l'ont poussée ses ennemis ou bien a-t-elle délibérément _ mais alors avec la plus insigne des maladresses _ mis tout, y compris sa vertu et sa réputation, au service de la raison d'Etat et de son fanatisme religieux? A-t-elle oui ou non été complice de l'assassinat de son deuxième mari, a-t-elle comploté la mort d'Elisabeth? Meurtrière et adultère ou victime d'une machination, femme ambitieuse et avide ou tête légère et impulsive, bourreau ou martyre? Les deux thèses ont, aujourd'hui encore, leurs partisans acharnés, et la femme s'efface souvent devant le mythe...Sa destinée ne s'interrompt pas avec sa mort tragique. Elle se poursuit par sa carrière posthume, inspirant depuis quatre siècles historiens, romanciers, dramaturges, poètes, musiciens, peintres. En ma fin est mon commencement ", dit-elle un jour. Elle ne se doutait guère combien cette phrase était prophétique...Historien et angliciste, Michel Duchein, diplômé de l'Ecole des Chartes et inspecteur général des Archives de France, a déjà publié une biographie de Jacques Ier Stuart."
Résumé : Ses contemporains ont comparé George Villiers, duc de Buckingham (1592-1628), à un astre dont la trajectoire rapide illumine le ciel l'espace d'un instant, puis disparaît en laissant une trace scintillante. L'aventure du petit gentilhomme pauvre, parvenu en quelques années aux marches du trône, et périssant, à peine âgé de trente-six ans, sous les coups d'un assassin ne cesse de fasciner, tout comme celle du séducteur qui, pendant quelques jours, put se croire (et être cru) près de devenir l'amant de la reine de France, et du chef de guerre qui, peut-être, si les vents l'avaient aidé, aurait changé le cours de l'histoire en empêchant Richelieu de conquérir La Rochelle. En définitive, une destinée hors normes. Une carrière éblouissante, tragique. Un personnage dont la séduction a survécu aux siècles. Et, comme dit l'inscription de son tombeau, à tout jamais " l'énigme du monde ".
Depuis deux mois qu'elle est veuve, Imogen a eu le temps de s'habituer au froid que sa situation jette dans les conversations. Mais avec cet étudiant odieux, à la réception de Myrtle, c'est différent. Comment ce jeune crétin ose-t-il insinuer qu'Imogen a tué Ivor ? Elle doit déjà endurer le fils de son défunt époux, qui a décidé de s'installer chez elle, l'omniprésence de sa belle-fille, Dot, et l'arrivée imminente de la première femme d'Ivor... Une accusation de meurtre, c'est trop. Son mari a disparu dans un accident de voiture, Imogen le sait bien. Mais alors pourquoi les papiers d'Ivor sont-ils en désordre ? L'un des invités aurait-il fouillé ses affaires ? Et pourquoi sa bouteille de whiskey est-elle posée au pied de son fauteuil préféré ? "Celia Fremlin déroule l'histoire en nous laissant chaque fois toucher du doigt une explication, avant de nous entraîner toujours plus loin. D'une ingéniosité sidérante ! " The Times Traduction révisée de Michel Duchein.
Résumé : Pionnier de l'approche et de la cure psychanalytique des psychoses, Paul Claude Racamier montre, dans cet ouvrage devenu un classique, à quelles complexités de la vie mentale se livre le moi schizophrénique. Jusqu'où le moi peut-il aller trop loin ? Quelle différence existe-t-il entre psychose et folie ? Comment faire pour être en n'étant pas ? Telles sont quelques-unes des énigmes soulevées par Racamier, qui présente pour la première fois des notions nouvelles ou renouvelées comme la séduction narcissique, l'Antoedipe et la paradoxalité. Éclairant les ressorts universels de l'existence humaine, elles n'ont pas fini de faire leur chemin dans la connaissance des groupes et des familles comme des individus.
Résumé : Les hommes sont, plus souvent qu'on ne le reconnaît, hystériques. Ceux-là affectent d'être pervers ou prétendent que le sexe ne les intéressent pas, souffrent d'impuissance, de frigidité du sentiment ou d'éjaculation précoce. Mais que craignent-ils donc de rencontrer chez la femme ? A travers les grands textes fondateurs de notre imaginaire (la Bible, Shakespeare, Cervantès, mais aussi Alfred Jarry ou Albert Cohen), à travers surtout Don Juan, et en s'appuyant sur les analyses de Spinoza, Charcot, Freud et Lacan, le psychanalyste Jean-Pierre Winter dessine les contours d'un homme perpétuellement instable, décevant, toujours ailleurs et toujours dans l'attente.
Eugène Minkowski (1885-1972) est l'un des plus grands spécialistes de psychopathologie que la France ait connus. Son oeuvre est structurée par une remarquable trilogie - La Schizophrénie (1927), Le Temps vécu (1933) et Traité de psychopathologie (1966) - dont voici réédité le premier volet. Il nous y donne une leçon de clarté et de précision, l'une des rares définitions sérieuses de la schizophrénie. À partir de la philosophie bergsonienne de l'élan vital, il souligne que la base même du processus schizophrénique est une perte du contact vital avec la réalité. Ce que le schizophrène perd, ce n'est pas la possibilité d'un simple contact sensoriel avec l'ambiance, mais bien la dynamique de ces contacts, c'est-à-dire tout ce qui fait le caractère vivant de la relation du sujet à autrui.
Résumé : Nul n'était mieux qualifié que l'autour de ce livre - docteur en philosophie et rabbin de la synagogue de Birmingham - pour entreprendre le véritable tour de force qu'il a réussi en réalisant la synthèse de l'enseignement contenu dans le Talmud. La richesse de son information n'a d'égale que la maîtrise avec laquelle il répartit son savoir en une suite de chapitres aussi clairs que précis. Cet ouvrage, pendant longtemps encore, rendra d'inestimables services à ses lecteurs.