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ROMAIN ROLLAND UNE OEUVRE DE PAIX
DUCHATEL
PUB SORBONNE
24,99 €
Épuisé
EAN :9782859446390
Voici un homme qui, dès septembre 1914, s'est dressé contre la guerre et ses horreurs, qui a plaidé pour la réconciliation et la paix, et qui, vingt-cinq ans plus tard, "vieux combattant de la paix", apporte son soutien total à Edouard Daladier qui vient de déclarer, le 3 septembre 1939, la France en guerre avec l'Allemagne. Tel est le paradoxe de Romain Rolland, depuis la publication de Jean-Christophe et Au-dessus de la mêlée jusqu'au combat antifasciste et à l'acceptation de la guerre. Comment comprendre ce parcours qui peut sembler contradictoire et qui, aux yeux de certains, a eu valeur de reniement? Cet ouvrage, issu d'un colloque tenu à Vézelay en octobre 2008, tente de répondre à cette question à travers des études tant littéraires qu'historiques, qui montrent quelle évolution douloureuse et compliquée a menée Romain Rolland au-delà du "pacifisme". Elles révèlent en particulier un Romain Rolland inattendu qui, dès juin 1940, témoin impuissant, regrettant une impossible réconciliation franco-allemande un instant entrevue, se retire dans la "vie de l'esprit". Ce livre rend ainsi hommage à l'originalité et à la grandeur d'un moraliste, précurseur de l'intellectuel engagé du XXe siècle.
Les pays du Sud recensent 80 % des ressources naturelles mondiales, attisant la convoitise des sociétés transnationales. Celles-ci sont prêtes à tout pour se les approprier à coup de brevets et autres titres de propriété intellectuelle. Pour tenter de pallier cette biopiraterie, la Convention sur la diversité biologique propose un "partage des bénéfices" entre ces firmes, les peuples autochtones et les pays du Sud. Presque 20 ans après l'entrée en vigueur de cette Convention, ce partage est-il réellement "équitable" et "bénéfique" pour les peuples ? Garantit-il la poursuite de l'innovation collective ? La valorisation marchande de la nature permet-elle de protéger la biodiversité ? Dans les pays du Nord, les réglementations sur les semences ont eu pour effet de réduire la biodiversité agricole et la liberté des paysans. Cette situation vécue au Nord augurerait-elle de ce qui se passera dans le monde entier ces prochaines décennies ? Ce livre montre en quoi le fait d'imposer des droits de propriété intellectuelle sur la biodiversité conduit à des conséquences dramatiques pour l'humanité. Y a-t-il des modèles alternatifs et participatifs de partage des ressources et des savoirs s'exerçant en dehors du marché et pouvant protéger efficacement la biodiversité, comme des modèles de type "open source" ? On trouvera ici quelques idées pour aider à repenser la logique de privatisation et de marchandisation de la nature.
Chercheur en sciences politiques au Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI).Producteur, journaliste et sinologue. Correspondant de France 24 à Pékin depuis juillet 2009, il travaille aussi pour RFI, Challenges, Alternatives Internationales. Ancien correspondant de RFI à Shanghai de décembre 2005 à juin 2009, il est diplômé de l?Institut Pratique de Journalisme (IPJ).
30 ans d'amour avec Simone de Beauvoir Maîtresse de sa professeure Simone de Beauvoir, Nathalie Sorokine devient un membre essentiel de la famille des existentialistes. Tout leur entourage fréquente cette jeune fille aussi intrépide qu'attachante. Rebelle cleptomane et colérique, protégée de Giacometti, elle équipe le tout Paris de bicyclettes volées qu'elle cache dans la cour de l'atelier de l'artiste. A la fin de la guerre, elle ne ressent aucune libération. Dans l'errance de ses nuits, elle frôle la mort, dévalise les Américains, rencontre Hemingway ainsi qu'un G. I à l'esprit singulier, Yvan Moffat, un scénariste d'Hollywood. Découvrant avec consternation qu'elle est enceinte de lui, elle l'oblige à l'épouser avant qu'il ne quitte la France. Obnubilée par le rêve américain, elle parvient à le rejoindre quelques semaines avant l'accouchement. Aux Etats-Unis, elle oublie sa jeunesse parisienne mais jamais Simone de Beauvoir, la seule à être venue lui rendre visite. Ensemble, elles effectuent une dernière virée, un road trip en Californie, comme pour se dire adieu.
L'immigration algérienne des années 1950-1970 est souvent associée à un stéréotype, celui d'hommes seuls, débarqués par bateau à Marseille, logés dans des foyers Sonacotra ou des bidonvilles, à proximité de l'usine où ils travaillent. Ce cliché repose largement sur l'idée que le regroupement familial n'a été instauré qu'en 1976, après avoir mis fin à l'immigration de travail, et a conduit les partisans d'une politique migratoire restrictive à présenter l'immigration familiale comme l'origine des difficultés sociales qui affectent les banlieues populaires au début des années 1980. Pourtant, plus de 80000 familles algériennes vivaient déjà en France à cette époque. Au croisement de l'histoire coloniale, urbaine et des migrations, cet ouvrage retrace les trajectoires des premières familles algériennes installées en France, principalement à Nanterre et dans l'ouest de la région parisienne. Il mobilise à la fois des archives administratives, pour appréhender les politiques publiques mises en place à l'égard de ces familles, mais aussi des dossiers de regroupement familial, des entretiens ainsi que les archives privées de Monique Nerva ? une figure militante qui s'est installée dans le bidonville de la Folie à Nanterre dès 1959 ?, pour saisir l'expérience vécue par ces populations. Ces matériaux, en partie inédits, dessinent une autre image de l'immigration algérienne, où se côtoient les familles des bidonvilles, qui font pour certaines partie intégrante de la société de consommation, et les familles "invisibles", lesquelles, comme les ouvriers français, connaissent les logements trop petits, les taudis, mais aussi, parfois, les logements sociaux. Malgré tout, l'existence même des bidonvilles et de quelques segments du parc social concentrant des Algériens a servi de prétexte au développement d'une politique d'immigration spécifique, qui limite l'arrivée des familles algériennes après l'indépendance. A la fin des années 1970, les tentatives visant à exclure les Algériens du territoire échouent, mais le contexte de la crise économique, les discours hostiles et les pratiques discriminatoires à leur égard entraînent une rupture du processus d'intégration socio-économique amorcé au cours des années 1960.
Hobbes nous dit que le mot "liberté" est spécieux. Il existe de fait un contraste frappant entre la plénitude que peut donner l'énonciation du mot, comme dans le célèbre poème d'Eluard, et le sentiment de vide provoqué par la désolante diversité des usages concrets, parfois ouvertement contradictoires. Tôt ou tard, la réflexion bute sur la polarité de la liberté comme affirmation de l'ordre censé nous protéger de la licence, de l'anarchie ou du nihilisme, c'est-à-dire de la "fausse" liberté, ou comme négation de l'ordre dont les contraintes sont suspectées d'être oppressives et incompatibles avec la "vraie" liberté. Les contradictions entre les conceptions de l'ordre associées à la liberté donnent une justification à la conception de la liberté comme négation. Mais celle-ci est également difficile à tenir car elle risque de nier son objet en basculant dans la licence illimitée. Le conflit entre la liberté comme affirmation et la liberté comme négation n'est pas un défaut du concept. Il faut plutôt dire : la liberté est l'un des concepts qui servent à penser la production historique d'objets par l'activité collective et conflictuelle des hommes. L'oscillation entre ces deux pôles, qui peut être embarrassante au point d'inciter à n'en plus parler, montre que de tels concepts ont une structure ludique, au sens de ce qui fait l'intérêt de jeux intellectuels aussi futiles que les échecs. Ce livre peut se lire comme une introduction au jeu conceptuel de la liberté.
Dans cette étude, De l'esprit des lois est abordé sous l'angle théorique d'une science nouvelle ayant pour objet les institutions humaines, puis sous l'angle politique d'un recensement des moyens disponibles pour freiner le passage au despotisme.